Shangols -
2 days and 19 hours ago
pstrongEpisode 1: Symposium ou les Idées reçues/strong /p p style=text-align:
justify;Prenant lidée du symposium (quot;boire avecquot;: vous en apprenez des trucs, hein
?), des spécialistes sont réunis autour dune table, ou face à la caméra
pour les moins chanceux, pour débattre de notre héritage (culturel, philosophique,
enfin tout quoi...) de la Grèce Antique. Il est question dans cet épisode de
reconnaître à nos ancêtres davoir déjà exploré les concepts
du conscient et du subconscient, ou encore dégotisme et de dédoublement de la
personnalité; le fameux quot;connais-toi toi-mêmequot; comme précepte de base.
Si lordre et la mesure pouvaient être atteints, cétait toujours quot;contre la
réalitéquot; - jamais gagné davance, vous voyez. On évoque ainsi le
fait que si aucune limite nétait alors fixée, sil ny avait point de table de lois au
sens strict, cétait à chacun de savoir jusquoù aller... Bien, bien... Celui
qui était dans la démesure (lhubris) était puni en étant jeté
dans labyme (en fait quot;qui fait le malin tombe dans le ravinquot;, cest même po de moi...
mon Dieu, on invente rien quoi!). Bon je tenterai dêtre un peu moins didactique au prochain
épisode, faut que je me chauffe./phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 2: Olympisme ou la
Grèce imaginaire/strong/p p style=text-align: justify;On se sent un peu petit devant ces
intellectuels ou ces artistes qui débattent de lhéritage de la civilisation grecque
avec un tel brio. Bon, tentons de ne point dire de grosses bêtises, ça nous changera
(je me fais tout humble devant Marker). Lépisode commence avec des images des J.O. de Berlin
en 1936, pas la meilleure idée que lon se fait de lesprit olympique... Comme le dit lun des
intervenants, chaque siècle (voire chaque pays, voire chacun de nous...) a sa propre
réinterprétation de la civilisation grecque. Lhéritage des Grecs est
forcément difficile à définir à limage de la belle intervention de
Théo Angelopoulos qui sest rendu compte, lors de son premier film quil avait,
inconsciemment, été inspiré par lhistoire dAgamemnon. Si le christianisme
lui-même sest parfois appuyé sur les écrits grecs, il est surtout ici question
des liens tenus entre lAllemagne et la Grèce ancienne. Que ce soit en ce qui concerne ses
philosophes (de Hegel à Heidegger) voire ses poètes (Holderlin, Rilke), il y a une
évidente affinité entre les deux cultures; là où lépisode
achoppe, cest sur la récupération par les Nazis dun certain quot;idéalquot; de
la Grèce - aussi bien pour donner le sens de lunité à lAllemagne que dans
lutilisation de représentations artistiques (des images de lemOlympia/em de Riefenstahl
vienne corroborer cet aspect). On évoque également les rituels dionysiaques remis au
goût du jour ou la figure dApollon, sorte de véritable Dieu des Nazis. La
dernière séquence est véritablement godardienne en mettant en parallèle
le défilé des athlètes (Allemands et Japonais entre autres) dans le stade de
Berlin et celui des militaires, dun coureur porteur de flamme et de personnes prenant la
fuite...nbsp; La Grèce ancienne a ainsi été utilisée dune certaine
façon pour servir une imagerie et un esprit totalitariste (et encore aujourdhui dit le
commentaire... alors, disons en 2008... ah oui...). Plutôt paradoxal quand la Grèce
rime généralement avec lidée de quot;démocratiequot;: ça tombe
bien, cest le sujet du prochain épisode. /phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 3:
Démocratie ou la Cité des Songes/strong/p p style=text-align: justify;Quelle
différence existe-t-il entre la démocratie ancienne et la démocratie moderne ?
Le philosophe franco-grec Cornelius Castoriadis prend la parole et faut reconnaître que cest
toujours passionnant et clair. Démocratie signifie le quot;pouvoir du peuplequot; et notre
Cornelius dinsister sur le fait primordial de ne pas confondre la cité - disons
Athènes - et le peuple - les Athéniens : ce sont ces derniers qui détiennent
véritablement le pouvoir politique; lors dimmenses assemblées de citoyens (15.000,
20.000 personnes sur 30.000), sans représentants élus, chacun peut proposer une loi
qui est alors adoptée ou non, avec toujours le recours de discuter à nouveau dune
décision prise devant une assemblée de citoyens choisis au hasard. Lindividu à
la base des lois, cest une première chose. Là où le Cornelius fait une
réelle différence entre hier et aujourdhui, cest surtout sur la passion des citoyens
dalors pour la vie politique, qui na rien à voir avec celle de nos temps modernes, où
alternent des périodes gérées par quot;politiciens professionnelsquot; et
celles où explosent les révolutions. Il cite Benjamin Constant qui en 1820 avait su
résumer daprès lui tout ce que demande dorénavant un simple citoyen : quot;la
garantie de ses jouissancesquot;. Eh oui, les temps changent et les passions partent en
fumée, même en politique...nbsp; /phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 4: Nostalgie
ou le Retour impossible/strong/p p style=text-align: justify;Ouverture de cet épisode sur
lemOdyssée/em, un film de De Liguoro de 1911 qui marque forcément des points. En quoi
la Grèce moderne est-elle lhéritière de la Grèce ancienne? Si les avis
divergent, il est surtout question des notions didentité (pour Angelopoulos, on donne des
prénoms de la Grèce ancienne aux enfants daujourdhui comme pour se rassurer et la
langue grecque fut, daprès lui, après loccupation des Turcs, un véritable
moteur pour réunir le peuple) et surtout de nostalgie. Nostalgie de la Grèce ancienne
mais aussi sentiment de nostalgie pour ces Grecs immigrés interrogés. Vassilis
Vassilikos reconnaît ainsi que lquot;on aime la Grèce quand on est loin, et la
déteste quand on est dedansquot; savouant heureux de vivre à létranger car
quot;on ne [lui] détruit pas la Grèce qu[il] veut faire dans sa têtequot;...
Sil fallait tenter de définir les Grecs, le mot nostalgique (répétez
après moi - et noubliez pas le guide -: du mot quot;nostosquot;, le désir de rentrer
chez soi et dquot;algosquot;: douleur) semble pour certains le mieux convenir : même si cette
terre a été victime dinvasion et de crises politiques terribles, même sil on
est en exil, il demeure important de rester attaché à cette terre dorigine, chacun
à sa façon, quitte parfois à lidéaliser... Dailleurs dans
lemOdyssée/em dHomère, comme le dit un intervenant au tout début, Ithaque
représenterait justement cette quot;patriequot; lointaine que personne ne doit oublier...
Bon, promis, joublie po la France les gars (si je peux me permettre un commentaire perso), jai un
peu de mal à lidéaliser parfois, certes, mais il me suffit de penser à un pot
de rillettes pour continuer dy croire./phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 5: Amnésie ou
le Sens de lHistoire/strong/p p style=text-align: justify;Comme lannonce de façon lucide lun
des intervenants: emquot;lhomme politique éloigne le citoyen de la mémoire, la
mémoire servant de point de départ à la contestation; notre homme poilitique
quot;joue sur le quotidienquot;, livrant un discours (comme les oeufs) quot;du jourquot;... et
oublié trois jours plus tardquot;/em. On a alors droit à un petit rappel historiques
des faits avec larrivée, en Grèce indépendante, en 1820 du roi bavarois Otto
et un habile parallèle est fait entre lhistoire en 1840 et en 1940 avec les mêmes pays
se disputant la Grèce; on revient plus précisément sur les Américains,
qui ont pris la succession des Anglais et qui de 47 à 49 intervinrent directement et
militairement dans le pays - comme un coup de force en forme de coup dessai de leur politique
future.nbsp; On finit par évoquer enfin la prise de pouvoir par les Colonels./p p
style=text-align: justify;font size=1Chris Marker, lintégrale : stronga
href=http://shangols.canalblog.com/archives/____odyssee_chris_markeronne/index.htmlfont
color=#000000cliquez/font/a/strong/font /p

|