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A défaut d'être le film le plus gai du monde, Agnès Varda touche à un
réalisme bressonnien qui fait radicalement froid dans le dos. Partant simplement de
l'image d'une jeune fille vagabonde morte dans un fossée ("Du fossé à la
fausse commune" annonce-t-elle, elle-même, en voix off), elle tente d'interroger les
dernières personnes qui l'ont croisée pour retracer les dernières semaines
de cette figure errante mais surtout pour redonner de l'humanité à cette anonyme
échouée au détour d'un sentier.
On retrouve une évidente spontanéité dans le jeu des acteurs pour la plupart
non professionnelle - à noter tout de même au côté de l'exceptionnelle
Sandrine Bonnaire, la présence de LA Yolande dans l'un de ses tout premier rôle au
cinéma (une bonniche, ahurissante de nonchalance), de l'impeccable Macha Méril en
spécialiste des platanes et du tout jeunot Stéphane Freiss en gazier radicalement
coincé); cela apporte une touche de véracité totale, qu'il s'agisse des
séquences avec ce gentillet Marocain ouvrier agriculteur, celles sublimes avec cette
vieille dame qui commence à partir en fou rire au bout de deux verres de calva, celles
avec un couple de bergers estampillés,
éternellement, Mai 68, ou celles encore avec les paysans du coin qui parlent souvent du
bout des lèvres de cette drôle de clocharde solitaire... Bien souvent, si cette
curieuse Mona stigmatise les critiques, elle permet aussi à certains de regretter tout un
pan de leur vie: car Mona est libre avant toute chose, se contrebalance du regard des autres et
symbolise même aux yeux de la Yolance l'image même de la romance; celle-ci ne peut en
effet s'empêcher de se mettre à "rêvasser" en repensant à l'image cette
jeune fille endormie, dans un château abandonné, avec un compagnon de route... Rien
ne semble avoir de prise sur cette jeune femme sauvage qui fustige d'un simple regard tous ceux
qui tenteraient de la jauger, de la juger. Mona ne cherche jamais véritablement à
se plaindre de son sort, elle assume jusqu'au bout son côté "sans toit ni loi", sans
foi ni maître: petite secrétaire qui n'a pas eu la chance de poursuivre ses
études, elle a fait le choix de la route... Si peu de choses semblent vraiment avoir
d'influence sur elle, si la crasse qu'elle accumule ne paraît même plus la
gêner, le film en dit long sur les gens qui la regarde de façon méprisante:
de ce garagiste qui lui paiera une petite visite dans sa tente, Mona dira simplement qu'il
était "sale dans sa tête"; elle apportera également quelques instants de joie
à cette grand-mère esseulée avant que le neveu de celle-ci, pour
récupérer sa demeure, ne la mette en maison de retraite. Ce dernier
n'éprouve d'ailleurs que du dégoût devant le comportement de Mona à la
dérive dans la gare, mais le plus dégoûtant dans ses agissements n'est pas
forcément au final celle que l'on croit...
Sur une bande musicale qui mélange une musique classique originale porteuse d'un certain
malaise (celui de la société?) et des chansons de variété qui tirent
toujours un petit sourire sur le visage fermée de Mona, le film revient sur ces gens qui
ne gardent de Mona qu'un très vague souvenir et ceux qui regrettent, honnêtement, de
ne pas avoir fait plus pour cette étrange errante fantomatique. Avec une authentique
pudeur, dans ce décor du sud de la France d'une grande sécheresse mais d'une
évidente beauté, Varda donne corps et âme à cette clocharde sur
laquelle on a l'habitude de détourner le regard - magnifiques fondus et ouvertures au noir
sur les séquences/vignettes qui tentent d'illustrer son parcours. Un
"cinématographe", comme dirait Bresson, qui révèle une grande attention
portée sur chacun des personnages, un regard de cinéaste d'un humanisme troublant,
sur une société qui est, malheureusement bien souvent, la nôtre.
Grosse mise à jour pour Wii Solitaire de Wil sur Wii, et
même une vidéo pour se rendre compte du resultat.
Citation: 0.4
* Scoring and Time Keeping
Scoring right now is, for the most part, useless. However, it is there, albeit mostly incomplete.
It will also keep the time you have played the game for.
* Multiple Gametypes
Origional Solitaire, Vegas Solitaire, and Free Play are selectable game types. See descriptions
above.
* Choosing Dealing Number
You can choose the number of cards that will be dealt out at one time from the Stock now. You may
choose either 1 card or 3 card.
* Winning Screen
When you win, a little animation appears and you are called a Winner.
* Deck Dealing Animation
The Stock now "shuffles" before it deals each card out like you would a real solitaire game.
* ROUGH Options
When you start up Wii Solitaire, if you have an SD card, you are asked if you would like to create
an options file. Within this options file there are currently six options to choose from. Only
three of the options have been completed and may be edited by hand: Deck Dealing Animation,
Mouseover Rumble, and 16:9 Video Stretching. 0 = Off, 1 = On. The .ini is located in the same
folder as the boot.elf file.
* Playing Tips
When you first use Wii Solitaire and if you created a new settings file you will be greeted with
Playing Tips on your first game. These explain the essentials of Solitaire and provide a few tips
to successfully complete a game.
Wii Homebrew coder Wil recently updated his Wii Solitaire homebrew, bumping it up to version 0.4. This
update adds some new functionality, though some of it is still undergoing testing.
For those who haven't heard of it, Wii Solitaire is
essentially a Solitaire game for your Wiis which uses he motion sensing capabilities of the Wii to
drag and drop cards into their proper places. There are multiple game modes depending on the game
style you're used to.
Here are the changes made in Wii Solitaire v0.4:
Scoring and Time Keeping
Scoring right now is, for the most part, useless. However, it is there, albeit mostly
incomplete. It will also keep the time you have played the game for.
Multiple Gametypes
Origional Solitaire, Vegas Solitaire, and Free Play are selectable game types. See
descriptions above.
Choosing Dealing Number
You can choose the number of cards that will be dealt out at one time from the Stock now.
You may choose either 1 card or 3 card.
Winning Screen
When you win, a little animation appears and you are called a Winner.
Deck Dealing Animation
The Stock now "shuffles" before it deals each card out like you would a real solitaire
game.
ROUGH Options
When you start up Wii Solitaire, if you have an SD card, you are asked if you would like
to create an options file. Within this options file there are currently six options to choose
from. Only three of the options have been completed and may be edited by hand: Deck Dealing
Animation, Mouseover Rumble, and 16:9 Video Stretching. 0 = Off, 1 = On. The .ini is located
in the same folder as the boot.elf file.
Playing Tips
When you first use Wii Solitaire and if you created a new settings file you will be
greeted with Playing Tips on your first game. These explain the essentials of Solitaire and
provide a few tips to successfully complete a game.
Suivez la suite des aventures du démon Neuro Nôgami, dans La diva
solitaire le second tome de la série Neuro signée Yusei Matsui,
disponible dès maintenant aux éditions Glénat. Le résumé
éditeur : "Yako et Neuro essayent de résoudre une énigme tortueuse : comment
et pourquoi le patron d’une entreprise qui monte des arnaques a-t-il été
tué ?... "
Avec Tony Leung, Gong Li, Takuya Kimura, Faye Wong, Zhang Ziyi, Carina Lau ...
Film hong-kongais - Genre : Drame
Durée : 2h 09min
Synopsis :
Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal
d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers
l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire.
Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace
indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient
constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle
occupait une chambre voisine de la sienne ? la 2046...
Dans la veine des films sociaux de Ozu, l'oeuvre introduit l'excellentissime Takeshi Sakamoto, en
père de famille solitaire, associé à Tomio Aoki, gamin facétieux et
têtu comme une mule. On est en 1933, c'est pas la fête du kimono au Japon, chacun
tentant de voir venir, au jour le jour. L'intrusion d'une jeune femme sans domicile va titiller
le Sakamoto même si au final Ozu se concentre surtout sur les relations pleines de
légèreté et d'émotion entre le père et le fils.
Tout le quartier est réuni pour écouter l'histoire d'une geisha: un portefeuille
traine et passe d'individu en individu, chacun le balançant après avoir
constaté qu'il est vide - on comprend que tout le monde est logé à la
même enseigne; Kihachi (Sakamoto, un éternel mouchoir sur la tête) le jette
avant de l'échanger contre sa bourse plus petite - pas de petit profit... La bourse
échouera à nouveau au pied du propriétaire du portefeuille vide qui ne
s'aperçoit même pas de la substitution. Si l'argent manque cruellement, il n'en est
point de même pour les puces qui vont tour à tour secouer tout l'auditoire: c'est la
dèche mais Ozu ne se dépare jamais d'une pointe d'humour salvatrice. Kihachi
apparaît rapidement comme un gars un poil paresseux et gros buveur mais jamais exempt de
générosité: c'est lui qui recueille cette jeune femme perdue en lui
proposant de trouver refuge pour un soir dans le bar du coin; la tenancière accepte et
finit par garder la femme comme employée. On pourrait écrire une thèse sur
la valeur des petits grattages corporels chez Ozu: il y a cette sublime séquence où
Kihachi grattouille le menton de la jeune femme avant de se gratter le sien, la tenancière
effectuant le même geste lorsque Kihachi quitte son établissement; on comprend en un
clin d'oeil les affinités des uns par rapport aux autres. Kihachi, que la donzelle appelle
respectueusement mon oncle, devra cependant vite se rendre à l'évidence: cette
dernière serait plus en âge d'épouser Jiro, son compagnon de boulot;
celui-ci, suspicieux par nature, met toutefois un mur entre elle et lui... Et ouais, c'est po
facile l'amour, jamais le bon timing.
Si les relations amoureuses patinent, le gamin est en proie à d'autres affres: ses
camarades se moquent de son père, feignant et analphabète; de retour à la
casa, tout penaud et touché dans son ptit coeur, le gamin se plaint de cela auprès
de son père qui lui envoie une volée de gifles, vexé: piqué au vif
lui-même, le gamin réplique avec 236 giflouilles qui laissent le père tout
pantois. Chacun finira dans les bras de l'autre, avouant ainsi ses propres faiblesses mais
trouvant la force dans la chaleur humaine de l'autre. Il sera d'ailleurs question
également de solidarité quand le chtit tombera malade. Tout le monde tente de faire
des pieds et des mains pour pouvoir amener le gamin à l'hôpital et cette
chaîne de solidarité est la véritable grande leçon du film. Certes,
chacun ayant sa fierté et de dignité, il est difficile d'accepter la bonne
volonté de tel ou tel; cette épisode permettra tout de même à la jeune
femme et à Jiro de se rapprocher (plan individuel, champ/contrechamp, où les deux
se prennent par la main dans une sorte d'épreuve de force, avant de finir dans le
même cadre, l'un contre l'autre - bahbahbah, énorme) et à Kihachi, relevant
la tête, de prendre réellement ses responsabilités.
Le plan fixe est de rigueur à l'exception (au moins... je suis pas toujours au taquet) de
deux très courts travellings sur Kihachi s'arrêtant devant le salon du barbier qui
décide de se faire tout beau pour la jeune femme - comme pour souligner un sursaut d'amour
propre. Les cadres dans le bar jouent sur la profondeur de champ avec toujours deux ou trois des
quatre personnages principaux dans le champ, comme pour illustrer la proximité de leur
état d'esprit et de leur condition. Le ton de l'ensemble est constamment ponctué de
pointe d'humour, à l'image du gamin, une fois rétabli, qui annonce à son
père que celui-ci est déçu de ne pas avoir mangé de gateaux
traditionnels pour ses funérailles - acerbe, le chtiot. Bref, un climat social de grande
dépression dans lequel ne tombe jamais complètement les individus: la force
salvatrice de l'humanisme - et du cinoche - d'Ozu.
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