Shangols -
10 hours and 30 minutes ago
p style=text-align: justify;a target=_blank
href=http://storage.canalblog.com/04/82/110219/17411622.jpgimg height=223 border=0 width=300
src=http://storage.canalblog.com/04/82/110219/17411622_p.jpg alt=Gabin style=margin: 0px 5px 5px
0px; float: left; //aUn vrai bonheur de revoir ce film sur grand écran, laissez-moi vous le
dire. La lumière magistrale de Curt Courant y prend toute son ampleur, surtout dans les gros
plans, qui sont dune sidérante beauté : les visages de Simone Simon et de Jean Gabin
ont rarement été aussi bien photographiés. Le film est franchement magnifique
dans toute sa technique. Le son, hyper-travaillé malgré le poids des ans, est
quasi-documentaire : quand le train passe dans des tunnels, ou sur des sols différents, la
bande-son reproduit à merveille les bruits du rail, hurlements des machines, sonneries
stridentes, monotonie des tactac, souffle du vent. emstrongLa Bête Humaine/strong/em vaut
avant tout par cet aspect hyper-réaliste, qui rend totalement justice à Zola./p p
style=text-align: justify;Et puis, derrière tout ça, il y a le père Renoir, et
cest donc un festival de trouvailles et de poésie visuelle. Chaque image semblea
target=_blank href=http://storage.canalblog.com/88/35/110219/17411630.jpgimg height=220 border=0
width=300 src=http://storage.canalblog.com/88/35/110219/17411630_p.jpg alt=untitled style=margin:
0px 0px 5px 5px; float: right; //a être un prolongement des angoisses métaphysiques et
des pulsions morbides des personnages. Que Simone Simon fasse sa première apparition avec un
chat blanc dans les bras, et on a déjà le dessin général de son
caractère : féline (elle vient de chez Tourneur), salope et en même temps
victime des dominations masculines en tout genre ; que Gabin apparaisse avec la tronche pleine de
charbon, et on a déjà un aperçu de sa noirceur cachée. Tout est dans
cette veine, dans un symbolisme subtil qui finit par dessiner un vrai portrait des faiblesses
humaines. Tous les personnages (ou presque : seul Carette est le bon gars de service, sans secret,
sans états dâme) sont dominés par la noirceur et latavisme le plus glauque : le
cocu de mari, violent et vénal ; le cheminot, hanté par des pulsions de mort ; la
vamp, obsédée par la possession des hommes et leur asservissement à ses
charmes... Le film est noir, très noir, et on en ressort assez déprimé. Mais
Re-noir (jeu de mots, cinq lettres) aborde tout ça avec un fatalisme presque joyeux :
après lea target=_blank href=http://storage.canalblog.com/25/94/110219/17411637.jpgimg
height=199 border=0 width=300 src=http://storage.canalblog.com/25/94/110219/17411637_p.jpg alt=2238
style=margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; //a drame final, quot;il faut dégager la
voiequot;, point barre./p p style=text-align: justify;Et puis il y a cette obsession du temps qui
marque le film, et qui est magnifiquement traitée. Les ellipses sont raides comme des
piquets : Simone Simon dit quot;il est facilement manipulable, ce Lantierquot;, et hop, à la
scène suivante, Lantier est manipulé ; Gabin dit quot;on va quand même pas tuer
ce typequot;, et hop, à la scène suivante, il saisit une barre de fer pour passer
à lacte. Cette rapidité de récit, qui contraste avec la lenteur des
scènes centrales (petit tunnel dailleurs à ce moment-là (tunnel, vous me
suivez ?)) est étonnante et fonctionne très bien. Il y a aussi dans le genre une
montre quot;quon ne peut pas utiliserquot; sous peine de se faire accuser de meurtre (il faut le
voir, difficile à expliquer), et qui finit par se balancer au bout dune main, comme un
balancier dhorloge, avec en fond les deux aiguilles que sont les jambes dune femme
assassinée. Magnifique. a target=_blank
href=http://storage.canalblog.com/71/83/110219/17411656.jpgimg height=229 border=0 width=300
src=http://storage.canalblog.com/71/83/110219/17411656_p.jpg alt=untitled2 style=margin: 0px 0px
5px 5px; float: right; //a/p p style=text-align: justify;On ne sait plus trop au bout du compte qui
est la bête humaine du titre : Gabin, qui enferme le monstre des Rougon-Macquard dans son
sein ? Séverine, qui utilise ces pulsions assasines pour son profit ? La locomotive,
véritable prolongement physique des fantômes meurtriers de Lantier ? Bon, en tout cas,
un grand Renoir, définitivement.nbsp; em(Gols 26/09/07)/em/phr width=100% size=2 /p
style=text-align: justify;Un vrai bonheur en effet que cette version front popu de loeuvre de Zola.
Lami Gols parle du son, de la thématique du temps, de la poésie visuelle, ce qui me
laisse po beaucoup de place pour faire le malin... br / /p p style=text-align: center;a
target=_blank href=http://storage.canalblog.com/75/46/110219/33197490.jpgimg height=344 border=0
width=450 src=http://storage.canalblog.com/75/46/110219/33197490_p.jpg
alt=a_La_b_te_humaine_Jean_Renoir_Jean_Gabin_DVD_Review_PDVD_011 //a/p p style=text-align: justify;
Comme le dit clairement Renoir en introduction au film, il a volontairement choisi Simone Simon
avec son image quot;innocentequot; pour camper cette vamp manipulatrice. Il y a dans le film une
réplique qui est, de mémoire, quot;les femmes sont des chattes qui ont peur de se
mouiller les pattesquot; et cela convient parfaitement à cette féline qui, sans lair
dy toucher, va pousser son mari, puis Lantier - sans y parvenir - à commettre
lirréparable. La séquence où lon découvre le reflet de Gabin dans la
flaque, avant quil se saisisse de la barre à mine - va-t-il passer du côté
sombre?- fait écho à celle où il contemplera son image après avoir
assassiné sa douce. Jeu dombres, jeu de reflets, jeu deau avec cette autre séquence
éminemment renoirienne où Gabin embrasse pour la première fois la Simone dans
ce petit cabanon: la caméra détourne ensuite le regard pour aller se fixer sur une
gouttière qui déverse des litres deau... On repense forcément à la fin
de emPartie de Campagne/em avec cet orage qui éclate alors que les personnages principaux
quot;consommentquot; leur amour... br / /p p style=text-align: center;a target=_blank
href=http://storage.canalblog.com/01/20/110219/33197511.jpgimg height=344 border=0 width=450
src=http://storage.canalblog.com/01/20/110219/33197511_p.jpg
alt=a_La_b_te_humaine_Jean_Renoir_Jean_Gabin_DVD_Review_PDVD_015 //a/p p style=text-align: justify;
Bien aimé aussi lescarbille qui va se nicher dans loeil du Gabin accoudé à la
fenêtre du train, juste avant lapparition de la Simone qui va lui taper dans loeil,
littéralement presque pourrait-on dire... Elle lui dira plus tard, dailleurs, quà
force de la regarder il va suser les yeux... Il faut voir ensuite le Gabin à la torture, le
regard complètement affolé, lorsquil découvre Simone Simon, lors de la
séquence du bal, dans les bras dun jeune gommeux. Ses nerfs sont à cran, le destin
est en marche, les pulsions de meurtre ne peuvent que resurgir... Le personnage de Gabin semble
dailleurs navoir aucun souci tant quil y a du mouvement, tant quil est sur sa machine qui va
à toute blinde. Renoir donnerait presque limpression que cest aussi son immobilisme
(lorsquil est dans les bras dune femme, Flore puis la Simone) qui déclenche latavisme (Je
dis ça surtout pour la rime en fait). Quoiquil en soit, cest un personnage
définitivement marqué par sa condition (mentale et sociale, aussi, au passage), par
le sceau de la fatalité... Un film résolument plein dentrain, qui senfonce dans la
noirceur.em (Shang 03/12/08)/em/p p style=text-align: center;a target=_blank
href=http://storage.canalblog.com/66/31/110219/33197535.jpgimg height=344 border=0 width=450
src=http://storage.canalblog.com/66/31/110219/33197535_p.jpg
alt=a_La_b_te_humaine_Jean_Renoir_Jean_Gabin_DVD_Review_PDVD_016 //a/p p style=text-align:
justify;font size=1Ps: Oui, jen profite tout de même pour préciser à lami Gols
que le personnage joué par Carette, bon gars quot;sans secretquot; a une femme, Victoire, et
une poule, Philomène - quot;une femme dans chaque gare comme dit le dictonquot;. Po tout
blanc non plus./font br / /p pfont size=1p style=text-align: center;font size=1Renoir est tout
entier stronga href=http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/06/5919804.htmlfont
color=#000000ici/font/a/strong/font/p/font/p

|