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Les investisseurs à capital risque font l’objet de beaucoup de critiques ces
derniers jours. Les VC demandent aux sociétés dans lesquelles ils ont investi de
conserver le plus de cash
possible en prévision de la crise. Et certains commencent
à le faire. Fred Wilson a écrit
un article à ce sujet dans lequel il affirme que Les VC ont le devoir de donner les
meilleurs conseils aux sociétés qu’ils soutiennent ” Il
s’agit de responsabilité et de s’assurer qu’ils seront encore en vie
prochainement “.
Mais cela ne concerne pas le sujet de notre débat; nous parlons du but de la maximisation
des profits, ce qui est l’objectif de toute entreprise qui souhaite rester en vie. En temps
normal, cela veut dire avancer et grandir intelligemment; en période difficile cela
signifie maximiser vos chances de survie.
Premier argument irrationnel: les VC sont responsables de cette situation
La crise n’a rien à voir avec les investisseurs à capital risque (en fait
aucun rapport avec Silicon Valley cette fois). Leur objectif est simple : générer
le meilleur retour sur investissement de façon légale. En temps de boom
économique, les VC décident de façon indépendante sur les meilleurs
deals, en temps de boom les sociétés seront prêtes à payer pour plus
de personnel, de ressources, de bureaux, de marketing, etc.. Si l’on affirme que les VC
sont irresponsables parce qu’ils investissent dans ces sociétés, c’est
mal comprendre le système. Si les VC ignorent l’économie et se content
d’investir de façon conservatrice de sorte à ne pas être accusés
d’irresponsabilité, ils courraient à leur perte peu après un premier
tour de table
Deuxième argument irrationnel: Les VC auraient du dire à « leurs
» sociétés de conserver le cash dès le début
Voici un autre argument qui ne tient pas compte du fait que certains essayent de s’adapter
à un monde changeant. Par tous les temps, les sociétés doivent maximiser les
profits. Maximiser les revenus et minimiser les dépenses. Ce qui n’arrive pas
toujours en même temps. Parfois une société investit dans la recherche et le
développement pour générer de futurs revenus. Ce qu’ils
dépensent alors dépend de leurs santé financière, leur
économie et des projections sur la demande pour un nouveau produit.
En période favorable, quand votre business principal fonctionne, il est raisonnable
d’engager de nouvelles personnes et de développer de nouveaux produits; ou encore
dépenser en RP et Publicité. Quand les temps sont plus durs, les entreprises se
doivent de changer de stratégie. Elles doivent continuer de maximiser les profits mais
tenir compte du fait que la valeur boursière sera chahutée et que les revenus
risquent de baisser, notamment en raison du moindre investissement dans la publicité ou le
marketing.
Tel l’ours qui ralentit ses activités en Hiver par manque de nourriture, les
startups ont besoin de conserver leur cash afin de survivre au ralentissement des marchés.
Se préparer pour une baisse des revenus et une impossibilité à se tourner
vers le marché des capitaux. On ne peut pas demander à une société de
réduire en permanence les dépenses, quelque soit la conjoncture économique,
comme on ne peut pas demander à un Ours de se comporter au Printemps comme en Hiver...
Il arrive parfois qu’un lecteur au lieu de laisser un commentaire ou repartir avec ses
doutes pose une question par email. Et il en est une qui revient tellement souvent qu’une
réponse publique s’impose.
De manière générique elle se présente comme suit :
“Monsieur,
Je suis avec attention tout ce qui se dit aujourd’hui sur l’entreprise et le web 2.0.
Autant vous dire que le manque de partage d’information, la surcharge d’email, le
fait que les bonnes idées ne remontent jamais sont autant de situations que nous vivons au
quotidien et contre lesquelles je pense qu’il faut agir pour le bien de l’entreprise.
Il est évident que nous devons apprendre à fonctionner quelque peu
différemment.
Par contre j’ai un peu de mal de voir comment tous ces outils, ce “cloud
computing”, ce web 2.0 vont faire en sorte de changer la manière dont mes
équipes travaillent.
Si vous aviez quelques informations pour éclairer ma chandelle…
Cordialement
xxxxxxx”.
Alors on pourrait déjà commencer par expliquer la différence entre les
outils en tant que tels et le “cloud computing” qui est plutôt relatif à
leur mise à disposition, dire que l’entreprise n’est pas le net, que….
Mais le plus important n’est pas là.
La problématique est bien identifiée avec des besoins opérationnels
concrets. Les bons outils sont également identifiés. Le problème est la
question de la baguette magique à savoir le “je mets des outils en place, je ferme
les yeux, je les rouvre, et d’un seul coup ce qui aurait nécessité une
démarche de change management, de communication interne, parfois de coaching n’a
plus de raison d’être.” Je suis au regret de vous informer que la
fonctionnalité “baguette magique” n’a jamais été
implémentée dans aucun outil.
Mais cela n’a rien de nouveau :
- le mail n’a jamais fait poussé les gens à échanger : il a
répondu à besoin d’échanges rapides et fréquents.
- un erp n’a jamais changé aucun process : on paramétré
l’erp pour coller à l’existant ou on a profité de l’erp pour
redessiner l’existant.
- on ne crée pas des bases de données en espérant que quelqu’un va les
remplir mais parce quelqu’un a besoin d’un tel outil
On en revient donc aux fondamentaux : comme Bell Canada nous l’a appris “un outil ne résoud pas des problèmes qui sont humains par
nature” et de manière générale tous ceux qui se sont
frottés à la question des communautés de pratiques ont appris, parfois
à leurs dépends, que si une communauté dispersée avait beaucoup de
mal à vivre sans l’outil adéquat, l’outil ne créait pas la
communauté de lui même, ex-nihilo. Ou comme je le disais il y a
près d’un an lors d’une conférence “au lieu de vous demander
comment faire adopter des outils 2.0 en entreprise demandez vous d’abord pourquoi”.
Bref, à croire qu’une baguette magique se cache dans les nuages, on risque fort de
prendre une mauvaise averse en allant la chercher. Par contre on peut y trouver le soleil, ou
toute condition météo favorable à la performance de chacun en se demandant :
- comment on mettrait les choses en place si on partait d’une feuille blanche.
- mesurer les écarts avec l’existant (ce qui permet également de se rendre
compte que tout n’est pas à jeter loin de là)
- réduire les écarts : c’est à dire rendre les choses possibles.
C’est du management, de la communication, des rh, un brin de process… et quelques
bons outils qui facilitent le tout et montrent que c’est possible et que tout cela a du
sens pour les utilisteurs.
- passer à la vitesse supérieure : parce qu’une fois que tout cela fonctionne
on vous demandra d’aller plus loin dans l’outillage car un vrai besoin (et donc un
manque…) existeront.
Ce qui revient, plus simplement, à se dire :
- quels sont les besoins des collaborateurs en termes d’échanges pour faire leur
travail au quotidien ?
- comment faire naitre les manières d’échanger en question dans la vie
réelle avant même de penser à les virtualiser.
- qu’est ce qui est traité par des applications métier dédiées
?
- comment on optimise le reste, ce qui soit ne transite pas, soit transite en vrac dans des
boites email ?
- et une fois qu’on a rendu les choses les plus simples, les plus évidentes, celles
qui ont le plus de sens plus simples, on passe à des utilisations plus
évoluées correspondant à des choses ayant du sens pour l’organisation
mais que les collaborateurs ont du mal à appréhender avant car trop nouvelles pour
eux.
Les outils ne changeront pas la manière dont les hommes travaillent. Ils la supportent et
lui sont indispensable, ce qui fait qu’elle leur est donc préalable. Et vu les
enjeux, c’est déjà énorme.
Semiotica 170 1/4 , Berlin/New York, Walter de Gruyter, 2008. Semiotica, Triple special issueVolume
170-1/4 (2008)Le Royaume des signes ou la recherche sémiotique au MarocGuest Editor :
Mohamed BernoussiPrésentationMohamed BernoussiSemiotic research in Morocco : An
InventoryMohamed InfiBarthes ou EcoMohamed BernoussiSémiotique de la réception et
approche sémantique des textesEl Mostapha ChadliLa dimension interprétante de
l'expérience onirique dans la tradition onirocritique musulmaneMehdi KaddouriSocial Context,
Language and Semiosis in Wole SoyinkaAbdallah MalkiReview articleLe Corps comme non-signe dans la
tradition arabo-musulmaneLe dernier numéro de Semiotica offre une matière bien
copieuse pour cette rentrée puisqu'il abrite dans le même volume trois numéros
spéciaux , le premier intitulé Semiotic perspectives on emergence, le second
consacré à la sémiotique en Chine et le troisième à la
sémiotique au Maroc dont on trouvera ici le sommaire et la présentation.
L'intitulé le Royaume des signes ou la recherche sémiotique au Maroc se veut d'abord
un hommage à la pensée de Barthes et à son Empire des signes ; il voudrait
aussi rappeler une réalité souvent négligée par nombre de
sémioticiens, à savoir qu'on ne peut étudier les signes sans
s'intéresser à ceux par qui ces mêmes signes transitent, ici les Marocains en
tant qu'entité historique ou semiosis. L'objet de ce numéro spécial est de
faire écho aux aspects et aux problèmes de la recherche sémiotique au Maroc.
Il tourne autour de quatre axes : le premier constitue une introduction globale, le second concerne
la sémiotique et le patrimoine, le troisième concerne les possibilités
d'application de certains modèles sémiotiques et le quatrième concerne des
projets de synthèse, qui ont pour ambition de s'appuyer sur ce qui a été
déjà entrepris en sémiotique pour construire des modèles d'analyse plus
performants d'une part, et pour installer une sorte de dialogue entre par exemple la
sémiotique de l'Ecole de Paris et les sémiotiques anglo-saxonnes d'autre part . Le
premier axe a pour but d'offrir une synthèse globale de ce domaine à travers deux
études, chacune à sa manière. L'article de Mohamed Infi, qui constitue un
panorama des études sémiotiques entreprises depuis les années soixante,
retrace l'évolution de ce champ depuis l'émulation créée par Roland
Barthes lors d'un séjour académique à l'université de Rabat ; il
constitue le point de départ d'une série de travaux consacrés à la
théorie du sens chez les philosophes arabes ou dans d'autres domaines attenants à la
sémiotique [...]
L’idée de créer un projet tel que celui-ci m’est venue en constatant
que Wikipedia, pourtant très largement
utilisé dans les classes de l’école primaire, ne répondait pas aux
besoins spécifiques des plus jeunes élèves. Tout d’abord, parce que le
contenu des articles qui y sont publiés est souvent inadapté au niveau de
connaissance des élèves. Ensuite - et surtout - parce que
l’intérêt d’un projet tel que Wikipedia ne réside pas seulement
dans sa consultation, mais surtout, et avant tout, dans le fait même de sa
création, c’est à dire son écriture en commun par ses propres
lecteurs. Et c’est là tout l’intérêt d’un wiki pour l’enseignement! Or, les plus jeunes
élèves sont totalement écartés de cette deuxième et
extraordinaire dimension de Wikipedia que constitue son écriture participative et
collaborative dans la mesure où leur degré de connaissances ne leur permet pas de
rédiger des articles à la hauteur de ceux implicitement attendus dans une encyclopédie réalisée
pour et par des adultes.
Wikimini cherche donc à palier à ce problème en offrant aux enseignants et
aux élèves un outil leur permettant de construire autrement leurs savoirs tout en
valorisant les apprentissages réalisés.
Mon verdict: immense projet, travail énorme déjà effectué, mais trop
d’effets flash répétitifs et passage trop rapide d’une interface
ludique et donc bien adaptée à ce public, à une interface pour adultes et un
peu fouillis. Mais attendons de voir comment va se développer ce projet.
Un Liégeois de 24 ans, insulté par une cycliste qu’il avait
frôlée avec sa BMW, a stoppé net pour aller gifler la malheureuse avant de
prendre la fuite. Les policiers l’ont toutefois retrouvé. Il a expliqué
qu’il ne comprenait pourquoi elle l’avait insulté de la sorte...
div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;" img
src="http://www.accessoweb.com/photo/661738-803700.jpg" alt="Microsoft va t il racheter Blackberry
?" title="Microsoft va t il racheter Blackberry ?" / /div div br /Puisque nous parlions de crise
économique avec Seesmic, on sait que cette crise touche toute les sociétés et
notamment RIM, la société qui développe et commercialise les span
style="font-weight: bold;"Blackberry/span. br / br /span style="font-weight: bold; text-decoration:
underline;"Microsoft s'intéresse de près à RIM/span, et proposerait un rachat
des actions à 50 Dollars, même si celles ci passaient en dessous de cette barre
à cause de la crise. br / br /Actuellement, l'action de RIM a fait une énorme chute,
passant de 148 Dollars il y a 4 mois, à 55 Dollars aujourd'hui. br / br /img class="image"
src="http://farm4.static.flickr.com/3282/2931211931_ecb1dc6e02_o.png" alt="RIM Blackberry action
bourse" / br / br /Donc, si Microsoft et RIM devenait partenaires, que se passerait il dans le
monde du mobile ? br / br /Je pense que cela bousculerait un peu les choses car à eux 2, ils
ne seraient pas loin d'être leader sur le marché du mobile, du moins du smartphone. (
n'oublions pas qu'span style="font-weight: bold;"Apple/span compte tout de même mettre span
style="font-weight: bold;"40 Millions d'iPhones/span sur le marché ) br / br /Je ne sais pas
vraiment si span style="font-weight: bold;"Microsoft et RIM/span arriveraient à combiner
leurs 2 technologies, mais les derniers développements de Blackberry, notamment avec le a
class="link" href="http://www.news-mobiles.com/Nouveau-Blackberry-9530-Storm_a125.html"
onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;"Blackberry STORM/a , pourrait bien venir
faire du mal à l'iPhone. br / br /Il ne faut pas non plus oublier span style="font-weight:
bold;"Google avec Androïd/span qui risque fort de prendre quelques parts de marché dans
le monde du mobile et avec un OS Open Source, les applications risquent de pleuvoir d'un peu
partout. Et on sait qu'on peut compter sur Google pour faire en sorte que le marché du
mobile sous Androïd explose, quoiqu'au départ, seuls les internautes initiés
acheteront ce type de produit. br / br /A voir dans les semaines à venir, en ce qui concerne
Microsoft et RIM, mais span style="font-weight: bold; text-decoration: underline;"j'espère
franchement que si cela se fait, les Blackberry ne souffriront pas de cette alliance/span. br /
/div br style="clear:both;"/ div style="position: relative;"Article original écrit par
Philippe LAGANE et publié sur a href="http://www.accessoweb.com"AccessOWeb/a/div pa
href="http://feeds.feedburner.com/~a/accessoweb/XGSC?a=QzqmRk"img
src="http://feeds.feedburner.com/~a/accessoweb/XGSC?i=QzqmRk" border="0"/img/a/pdiv
class="feedflare" a href="http://feeds.feedburner.com/~f/accessoweb/XGSC?a=NXQPM"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/accessoweb/XGSC?i=NXQPM" border="0"/img/a a
href="http://feeds.feedburner.com/~f/accessoweb/XGSC?a=1gMJM"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/accessoweb/XGSC?i=1gMJM" border="0"/img/a a
href="http://feeds.feedburner.com/~f/accessoweb/XGSC?a=3dJCM"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/accessoweb/XGSC?i=3dJCM" border="0"/img/a /divimg
src="http://feeds.feedburner.com/~r/accessoweb/XGSC/~4/417932613" height="1" width="1"/
p style=text-align: justify;De sa veine sérieuse, strongemInteriors/em/strong est
sûrement le moins bon film de Woody, mais ce nest certainement pas le moins sincère.
Sil touche peu, cest peut-être seulement que la rigueur du dispositif éloigne le
spectateur du coeur de lhistoire ; mais dun point de vue purement scénaristique, cest un
film touchant et franchement réussi./p p style=text-align: justify;a
href=http://storage.canalblog.com/50/31/110219/31138448.jpg target=_blankimg height=160
alt=interiors src=http://storage.canalblog.com/50/31/110219/31138448_p.jpg width=300 border=0
style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aAu niveau technique, cest effectivement plein de
défauts, sûrement parce que Woody, obsédé par Bergman, ne parvient
quà en rendre la surface, une sorte de panoplie formelle jamais à la hauteur du
maître. Linterprétation est fluctuante, disons, allant du meilleur (Diane Keaton,
dès le premier plan, est dune justesse incroyable, simplement par le travail sur les mains
ou sur le visage) au moins bon (les hommes, en sur-jeu) : certains comédiens sont à
la limite de la caricature, et il faut dire que les poses que leur fait prendre Woody ne les aident
pas à éviter les écueils. Le montage aussi est laborieux, trop
mécanique, trop monotone : on passe sans arrêt dun couple à lautre, à
chaque nouvelle séquence, avec de temps en temps ces scènes de groupes qui arrivent
réglées comme un métronome ; tout ça est bien froid et sent
lapplication, voire la peur de laudace. Pourtant, cest dans ce film que Woody trouve sa fameuse
façon de filmer les lieux vides (magnifiques décors blancs et gris, a
href=http://storage.canalblog.com/30/71/110219/31138459.jpg target=_blankimg height=195
alt=Interiors1 src=http://storage.canalblog.com/30/71/110219/31138459_p.jpg width=300 border=0
style=FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px; //acomplètement épurés), laissant
sa caméra enregistrer le rien dans la durée : vraie audace, pour le coup, que ces
premiers plans pratiquement abstraits à force de blancheur et dimmobilité. A
lintérieur des séquences, la mise en scène est vraiment belle, très
fluide ; mais la construction densemble gène pas mal, Woody possédant mal les rythmes
en général. Il y a aussi une trop grande volonté de tout expliquer, tous les
symboles sont lourdement soulignés : des costumes franchement too much, quelques gestes
solennels (la main de Keaton sur la vitre, ou les regards perdus au lointain, trop de visions
compulsives de emPersona/em sans doute). Bref, Woody hésite à affronter
réellement son changement de ton, aborde presque frileusement le drame psychologique, comme
si lui-même se demandait sil avait le droit de travailler ce genre./p p style=text-align:
justify;Mais ce qui est très beau, cest lécriture, les dialogues, les personnages.
Woody sait gérer ses moments a href=http://storage.canalblog.com/13/38/110219/31138474.jpg
target=_blankimg height=198 alt=298454_f520
src=http://storage.canalblog.com/13/38/110219/31138474_p.jpg width=300 border=0 style=FLOAT: left;
MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //atragiques, en les opposant à des scènes a priori anodines
(une visite de la mère, une conversation sur un vase ou sur une pièce de
théâtre). Quand la violence surgit (une violence rentrée, qui néclate
jamais au grand jour), elle est dautant plus forte : une scène de repas tendue autour de la
nouvelle conquête du père, quelques confrontations entre soeurs, des disputes
conjugales parfaitement menées. Cest certes un drame bourgeois, et Woody ne parle que des
triturations de cerveau dune classe aisée et intellectuelle qui peut éloigner le
spectateur lambda. Mais le film interroge aussi cette classe-là, les personnages
étant surtout tourmentés par leurs ambitions avortées, par leur
impossibilité à vivre une vie simple, par leur morale aristocratique en fin de
compte. Le film sinstalle doucement, de façon languissante, et on ressort de emInteriors/em
avec un sentiment damertume prenant, une mélancolie et une tristesse touchantes. Beau film,
belle introspection, beau coup dessai./p
Il y a des giiks qui ont de la chance et j’en fais parti
Hier je suis arrivé à Tokyo pour l’ouverture du Tokyo Game Show, la mecque que dis-je le
paradis du gamer. Et franchement il y a de quoi halluciner, ces japonais sont fous !
Déjà par la taille, comparé au TGS le salon du jeu vidéo de Paris ressemble
plus à une foire à l’andouillette qu’à un rassemblement européen.
Mais c’est surtout par l’ambiance que les japonais se distinguent du reste du monde.
Bon c’est sur faut pas avoir les oreilles fragiles, ça crie, la musique hurle, devant
les stands les gens tiennent des mégaphones pour attirer le chalant, bref c’est
plutôt bruyant.
Mais par contre au niveau des yeux... des stands gigantesque, Playstation, Sega, Xbox, EA,
Square, Capcom, Konami ils sont tous la. Et pour ceux qui n’aiment pas
particulièrement les jeux vidéos il y a de quoi se rincer l’Å“il au
niveau des babes. C’est vraiment un événement de dingue où tout est
démesure, pour preuve les stands des gros éditeurs.
Comme celui de Sony, gros comme un paté de maison où l’on peut joueur entre
autres à SF4, PES 2009, Demon’s Soul, Killzone2, GT5 Prologue et tellement
d’autres. Avec à chaque jeu une mise en condition, pour GT5 une voiture de course,
pour les jeux de tirs une salle spéciale ou l’on est accueilli par un commando etc...
Le plus impressionnant reste le Playstation Hall sorte de cinéma a ciel ouvert où
l’on projette les différentes cinématiques des jeux.
Le stand Sega est pas mal non plus, peu de nouveautés pour nous autres petits européen,
mais j’ai quand même pu assister à la présentation de Yakusa 3 par son
créateur. Ce jeu est completement dingue, tout autant que son créateur une
sorte de GTA Yakusa bourré de petit jeu comme un billard, du karakoé, et même un
jeu de golf.
Je vais pas tout vous dire, mais y a vraiment de quoi faire !!! je suis juste un peu
déçu par les jeux mobile seul NTT DoCoMo (partenaire de Bouygues Telecom
)présente des jeux correctes, mais j’ai pas eu trop le temps de bien tester. Par
contre bande de petits veinards j’ai tout pleins de trailers (Capcom et EA) exclusifs et
une belle banque de photos.
p class=MsoNormalEn marge de la crise, l’actualité a été marquée
par la recrudescence des a
href=http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0WTTknXwvBIW6cAzB5oAQx.;_ylu=X3oDMTBjMHZkMjZyBHBvcwMxBHNlYwNzcg--/SIG=13fs0goku/EXP=1223824471/**http%3a//fr.news.yahoo.com/afp/20081009/tts-87-suicides-recenses-en-prison-depui-c1b2fc3.html
suicides en prison/a. Si l’on ne peut jamais connaître avec certitude les raisons
d’un suicide, on peut penser que les conditions de vie en prison, régulièrement
dénoncées par des institutions telles que l’a href=http://www.oip.org/OIP/a,
n’y sont pas pour rien. La surpopulation carcérale contribue, sans aucun doute,
à ces mauvaises conditions d’incarcérations. Ce billet présente une
mesure qui permettrait certainement d’améliorer la situation des prisonniers. Mais
attention : très politiquement incorrecte, cette solution peut être
qualifiée de provocation du mois sur optimum. Ne cliquez sur ‘lire la
suite’ que si vous êtes prêt à affronter cette provocation./p p
class=MsoNormalCette solution c’est... le marché bien sûr !
Où plus précisément, la concurrence entre les prisons. Vous pensez à
une blague ? Ce billet est on-ne-peut-plus sérieux. Mon argument est qu’il
faut introduire une liberté de choix pour les détenus. N’est-il pas saugrenu de
parler de la liberté de gens qui, précisément, n’y ont plus droit en
raison des méfaits pour lesquels ils ont étés condamnés ?
En fait, l’incarcération n’est, et ne saurait être, une privation totale
de liberté, mais uniquement une restriction temporaire de certains attributs de la
liberté du condamné. N’étant pas juriste, je ne connais par
précisément l’étendu de ces restrictions, mais il n’est pas
douteux que cette étendu a des limites. Or, le système carcéral actuel est
profondément arbitraire, car il restreint les libertés au-delà de ce qui est
légitime. Par exemple, au nom de quoi un condamné devrait-il perdre sa liberté
d’être seul dans sa chambre, ou de dormir sur un matelas buletex, ou de manger des
repas décents ? Les libertés auxquelles le condamné n’a plus
droit sont précises : liberté de se déplacer, liberté
d’avoir des communications secrètes, liberté de recevoir des visites quand il
le souhaite, liberté de posséder certains objets pouvant être utilisés
comme des armes, etc. Le système carcéral actuel consiste à placer les
condamnés dans des établissements où ces libertés seront effectivement
restreintes, mais dans lesquelles d’autres libertés seront
également restreintes, de façon illégitime./p p class=MsoNormalUne solution
à ce problème consisterait à remplacer les peines de
‘prison’ par des peines prenant la forme d’une liste de
libertés auxquelles le condamné perd le droit pendant une période
donnée. Libre à celui-ci de trouver un établissement dans lequel ces
libertés seront effectivement restreintes, mais pas toutes les autres.
L’administration pénitentiaire aurait alors la charge d’agréer les
établissements en question. Evidemment, les détenus seraient alors amenés
à payer pour avoir accès à de bonnes conditions d’incarcération.
La possibilité de choisir les établissements actuels à titre gratuit devrait,
bien sûr, leur être conservée./p p class=MsoNormalJ’entends les cris
d’orfraie de ceux qui estiment que ce système serait profondément injuste, car
inégalitaire. Pourtant, si l’on enlevait des établissements actuels tous les
détenus qui sont prêts à payer pour être mieux logés, cela
libèrerait de la place permettant d’améliorer le sort des autres. C’est
donc une mesure pareto-optimale, puisque tous les détenus y gagnent par rapport à la
situation actuelle./p p class=MsoNormalMais, me dira-t-on, rares sont les détenus qui
auraient les moyens de se payer une prison confortable. Mon avis est que, en dépit des
considérations sociologiques sur la population carcérale, ils ne seraient pas si
rares que ça. Car combien pourrait coûter un séjour dans une prison d’un
standing, disons, décent ? Le coût d’une incarcération est
constitué, pour l’essentiel, de la valeur locative de la surface occupée, de la
nourriture, du coût de surveillance, et de tous les éventuels extras qui seraient
proposés en fonction de l’établissement. Pour la nourriture et les coûts
de surveillance, ces coûts sont actuellement pris en charge par la collectivité. Il
serait donc naturel d’accorder aux condamnés une sorte de chèque-prison
(inspiré des Vouchers pour l’éducation) permettant de payer au moins ça.
Resteraient la valeur locative et des extras. Prenons l’exemple d’un homme
condamné à vivre dans une cellule de 20m2. Quel peut être le prix d’une
telle cellule ? Si l’établissement est construit en rase campagne, loin de
tout centre d’activité faisant pression à la hausse sur le prix de
l’immobilier, la valeur locative de 20m2 ne dépasse sans doute pas les 150 euros.
Supposons que s’ajoutent à ces 150 euros 200 euros d’extras, permettant un
certain confort de vie. Au final, pour 350 euros par mois, un détenu pourrait vivre bien
plus décemment. Un homme condamné à 6 mois de prison aurait donc 2100 euros
à payer pour avoir des conditions de vie décentes. Ce n’est certes pas une
somme négligeable, mais ça n’est pas non plus insurmontable : bien
des détenus peuvent avoir des économies sur leur codevi ou leur livret A, sans parler
d’une famille qui peut éventuellement contribuer. Et encore une fois, il suffit que
certains détenus fassent un tel choix pour laisser plus de place aux autres dans les
établissements actuels./p p class=MsoNormalUne autre objection serait que de meilleures
conditions d’incarcération rendraient le séjour en prison trop agréable
pour être dissuasif. Mais en matière de justice, rien n’est pire que
l’arbitraire : si l’on estime que les douches à l’eau froide
doivent faire partie de la peine, alors il faut le préciser au moment de la condamnation, et
s’assurer que de tels établissements respectent l’interdiction./p p
class=MsoNormalAu fond, la vraie question est de savoir pourquoi une solution qui arrangerait tout
le monde et qui ne coûterait rien à l’Etat n’est pas sérieusement
à l’étude. Peut-être la réponse tient-elle en la difficulté
qu’aurait l’opinion à percevoir les détenus comme des hommes libres./p
Ou comment ne pas recevoir des centaines de bounces pour des mails que vous n'avez pas
envoyés...br / br / Comme beaucoup d’entre vous, je dispose d'un nom de domaine
personnel. Je l'ai paramétré de sorte à recevoir tous les mails
adressés à ce domaine (catchall). Belle aubaine pour les spammeurs qui ont
trouvé là un tas d’adresses valides à qui envoyer leurs diverses...
propositions commerciales. Les virus ont suivi. Puis j'ai trouvé une super parade : a
href=http://www2uucpssh.org.http://www2uucpssh.org./a Le filtrage des spams y est tout simplement
parfait.br / br / Mais un ou des malins spammeurs ont eu l'idée d'utiliser intensivement
quelques adresses (forcément valides) de mon domaine pour remplir le champ expéditeur
de leurs messages. Donc depuis quelques mois, je recevais pas moins de dizaines de messages de
bounce, vous savez, les messages qui vous signalent que le mail que vous avez envoyé n'a pas
pu être livré, et qui répondent à de doux noms tels que : «
Returned mail: see transcript for details », « Undelivered Mail Returned to Sender
», « Delivery Status Notification (Failure) », « Mail delivery failed:
returning message to sender »... Ces messages n’étant pas des spams, ils ne sont
pas filtrés.br / br / Plusieurs solutions. La plus simple : une règle procmail qui
redirige les messages selon le destinataire dans un dossier réservé. Mais il faut que
le spammeur ne fasse pas d'envoi avec une adresse que vous utilisez réellement. Et ce n'est
pas très satisfaisant techniquement, on continue de recevoir une grosse majorité de
messages inutiles.br / br / Une autre solution est d'utiliser SPF (Sender Policy Framework).
C’est un dispositif qui permet à un serveur de mail de savoir si un hôte a le
droit de transmettre un message en provenance d'un domaine donné.br / br / Et c’est
très efficace pour ne plus recevoir de bounces indus. En 24h, je suis passé de
dizaines de messages à parfois un par jour, en ajoutant juste un champ TXT à ma zone
DNS :br / br / codeTXT v=spf1 ptr ptr:univ-lyon1.fr ptr:free.fr ptr:proxad.net ~all/codebr / br /
codeptr/code indique que je souhaite pouvoir envoyer mes mails depuis tout serveur qui
résout en .mondomaine.net.br / br / codeptr:univ-lyon1.fr/code indique que je peux aussi
envoyer des mails depuis les machines de mon université.br / br / codeptr:free.fr/code et
codeptr:proxad.net/code que les mails qui proviennent de ces domaines doivent être
considéres comme légitimes également, puisque free est mon fournisseur (et
proxad, le nom de son réseau).br / br / code~all/code signifie que des mails dont
l’adresse d'expédition contenant mon domaine et étant envoyés par tout
autre hôte doivent être considérés comme potentiellement
illégitimes. Le tilde (~) indique un échec mou (softfail), donc le mail n'est pas
vraiment rejeté. Mais c'est suffisant pour ne pas recevoir de bounces. Si on est sûr
de son paramétrage, on peut utiliser un moins (-) à la place.br / br / Il existe
plein d'autres moyens de spécifier des hôtes autorisés à envoyer des
messages en provenance de votre domaine. On peut directement indiquer le nom d’une machine
(A), ou tous les MX d’un domaine donné (MX). Voyez les documentations pour plus
d’infos.br / br / En plus, ça permet potentiellement aux destinataires des spams de ne
plus recevoir de messages provenant apparemment de votre domaine, s’ils n’ont pas
réellement été envoyés par des machines autorisées. Par exemple,
si j’envoie un mail sur une adresse google, je peux voir dans les en-têtes :br /
codeReceived-SPF: pass (google.com: domain of thomas.bigot@mondomaine.net designates 193.48.219.100
as permitted sender) client-ip=193.48.219.100;/code donc google utilise le SPF pour trier les
spams.br / br / Le principe : a
href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Sender_Policy_Frameworkhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Sender_Policy_Framework/abr
/ Valider ses enregistrements DNS : a
href=http://www.kitterman.com/spf/validate.htmlhttp://www.kitterman.com/spf/validate.html/abr / Une
dépêche linuxfr : a
href=http://linuxfr.org/2004/02/18/15467.htmlhttp://linuxfr.org/2004/02/18/15467.html/a
img src=IMG/arton619.jpg alt= align=right width=300 height=175
onmouseover=this.src='IMG/artoff619.jpg'
onmouseout=this.src='http://infokiosques.net/IMG/arton619.jpg' class=spip_logos / div
class='rss_chapo'p class=spipJ'ai trouvé ce bouquin de 1977 dans une boutique Emmaüs,
pour 1 euro. J'ai mis deux jours à le lire. Je n'avais jamais entendu une parole aussi
sincère, sensible, engagée dans le domaine de la psychiatrie. Les auteurs ne se
cachent pas derrière des termes techniques, des concepts qui mettent une distance avec un
monde qui nous est si proche, bien que caché./p p class=spipKarlin et Lainé ont fait
une expérience : un film pour la télé (Antenne 2 à l'époque),
qui va se transformer en 7 heures de films sur La santé mentale des français. Ils ont
eu la chance, années 70 obligent, de pouvoir y développer un discours, de se mettre
en jeu. En parallèle, ils ont écrit ce bouquin, parce qu'il y avait trop à
dire sur toutes les personnes qu'ils ont rencontrées, pendant deux ans. Ils ont
rencontré des fous et des normaux, ils se sont aussi rencontrés eux-même dans
un jeu de va-et-vient entre normalité et folie./p p class=spipKarlin fait des films,
Lainé est psychiatre. Ils ont écrit ce livre (paru aux Editions sociales en 1977) en
utilisant le pronom personnel je, pas pour se disperser et faire un jeu rhétorique, mais
pour se complexifier, se densifier, mettre en avant le commun. C'est intéressant comme
lecture, on peut se reconnaître dans ce je, déjà la somme de deux
pensées, et ouverte à d'autres./p p class=spipCe n'est pas une position de principe,
de trouver du commun dans des vies de fous, de trouver tout fou, ou alors dire que les fous ne sont
pas fous. Cette expérience les a ébranlés, profondément. Les extraits
choisis sont émouvants, ou questionnants. Ils dénoncent et racontent
l'expérience de la rencontre. Ils sont aussi une lecture politique de la
société qui fabrique la folie./p p class=spipIl y est question d'un certain regard,
celui qui transperce les images pré-conçues, qui voit une personne et sa vie avant de
voir qu'elle est étiquetée malade mentale. Ce regard change tout, et m'a donné
envie de partager certains de ces textes, planqués dans un vieux bouquin qu'on ne trouve
plus que par hasard./p p class=spipi class=spipUn têtard dans la mare/i/p/div div
class='rss_texte'hr class=spip / h3 class=spip extrait 1 --- (pp.42-53)/h3 hr class=spip / p
class=spipUne fabrique de papier : le jour où j'y rencontre Antoine, il est un ouvrier parmi
les autres. Rien ne l'en distingue. Ils sont quelques-uns, solidaires, à constituer
l'équipe en poste qui veille auprès d'un monstre agité, soufflant une
humidité irritante, la machine à papier. Comme cela, ils semblent presque inutiles.
Soudain, une lumière vive - la sirène - la vaste feuille de papier que la machine
secrète, se brise. Tous courent, trouvent une place exacte, un rôle nécessaire.
Antoine sait comme les autres les gestes sûrs et précis qu'on attend de lui./p p
class=spipA l'heure du casse-croûte, la machine apprivoisée poursuit sans trêve
sa rotation productrice. Minuit : la fraîcheur de la nuit adoucit l'atmosphère. Pas
question de relâcher la vigilance, mais c'est un moment presque tendre./p p class=spipQui
pourrait dire qu'Antoine souffre, qu'il pleure parfois chez lui, au fond de son jardin ?... Ici
rien n'y paraît. Il est un ouvrier à l'oeuvre au sein d'une équipe. J'aurais pu
dans ce groupe être fasciné par un autre destin./p p class=spipIl est vrai aussi que
certains regards retiennent un instant, comme si l'on se gardait de prononcer une question : i
class=spipQu'y a-t-il de commun entre nous pour qu'un trouble et subtil sentiment de
déjà vu, reconnu, nous interroge au passage ?/i/p p class=spipPlus tard, j'ai revu et
entendu Antoine plusieurs fois, en reprenant les images et le son du film qui conservaient sa
présence. J'ai peu à peu trouvé la réponse./p p class=spipi
class=spipAntoine a mon âge. Son prénom est presque le mien/i. Il est ouvrier d'usine.
Depuis son adolescence, l'histoire de sa vie s'est tracée dans le rapport qu'il a
établi avec une machine, une entreprise, un système qui lui imposent un statut. Il a
tenu à n'être jamais rencontré ailleurs que sur son lieu de travail. i
class=spip Mon père, comme lui/i, a bâti son histoire dans ce même statut. Comme
lui, un destin l'a très tôt, dès les premiers temps de sa vie,
emprisonné dans un drame, une dette, puis, conduit à l'autre aliénation, celle
de l'usine et de l'exploitation./p p class=spipIl ne tient pas au hasard qu'Antoine me soit apparu
comme l'exemple de ce que le raisonnable contient de folie./p p class=spipAntoine est un homme
solide, planté. Mais son visage est grave. Il a la responsabilité de celui qui
témoigne. Victime ou accusateur ? Les phrases se suivent, peu à peu elles se
remplissent de sens, bousculent, précipitent des mots qui soudain éclairent un champ
plus large et dévoilent à travaers une plainte singulière, la
réalité des atteintes qui aliènent les hommes./p p class=spipAntoine n'a trahi
personne. Il s'est conformé aux exigences qui lui assignaient très tôt un
destin. Il est vrai qu'il y avait des risques à prendre d'autres routes que la sienne.
Maintenant, il est tard. Antoine a 46 ans. Il est marié, a deux enfants. Il est i
class=spipconducteur/i d'une énorme machine. Peu de chances existent pour le rendre à
lui-même et à tout ce qu'il i class=spipaurait pu/i devenir./p p class=spipPour
Antoine, il n'est pas facile de parler. Sa voix parfois se brise. S'il parlait, il pourrait bien
retrouver des rêves peuplés de vieux démons dont le temps, en passant, a
estompé l'image et atténué le souvenir. Le destin d'Antoine, c'est comme une
fausse sécurité. Il est fixé, mais au prix de quel sacrifice ? Son
frère aîné Pascal - i class=spipAgnus Dei.../i - a été
donné à une tante maternelle qui souffrait de ne pas avoir d'enfant. Antoine est
né dans le creux de cette absence. Avant de naître, il est l'autre./p p class=spipTout
est tracé depuis lors. L'espoir, un possible inattendu, c'est bon pour ses enfants.
Lui-même n'a plus guère à maîtriser d'images dans lesquelles se cabrerait
le désir. Il dit : i class=spipIl y a quelqu'un d'autre, j'aimerais pouvoir être
quelqu'un d'autre, devenir quelqu'un d'autre, mais devenir, comment faire ?... Il faut suivre son
destin... Comment en sortir de cette vie là ?/i Au village, on dit de lui : i
class=spipC'est un bon ouvrier/i. Il espère qu'on le pense. Il adhère le plus souvent
à la parole qui le décrit conforme au modèle de l'homme bien adapté :
bon fils, bon époux, bon père, bon travailleur. Ainsi s'accentue l'épaisseur
du masque choisi pour mieux cacher l'intensité du renoncement et du sacrifice. Antoine n'a
pas opté pour le voyage de la folie. Il a trouvé une autre place dans ce drame. Il ne
déroge en rien à ce qu'on attend de lui. Il est raisonnable. Pourtant, comme la
folie, son histoire avance en dérobant son propre sens. Son statut d'ouvrier recouvre les
déchirements de son drame personnel. Il peut ansi croire que sa tragédie se limite
à son histoire sociale : une réalité de classe prend le relais d'une
aliénation initiale comme pour la gommer. Une machine à laquelle s'adapter et une loi
à laquelle se soumettre le protègent de tout retour en arrière./p p
class=spipAntoine est né sous un signe négatif. Un vieux monde bâti sur le
sacrifice des désirs humains, lui en renvoie bientôt l'impérieux écho
qui lui affirme son renoncement comme seule possibilité vitale./p p class=spipUn signe
négatif : Tu ne seras pas toi, tu seras ton frère aîné donné
à cette autre femme./p p class=spipAntoine. On se prend à rêver. Les syllabes
se détachent, basculent, se recomposent en un autre sens. Antoine. EN - TOI - NE. Non en
toi./p p class=spipPauvre naissance ! En ce moment où s'arrachait son corps, PRÉSENCE
réelle, à l'image qu'on s'était faite de lui, n'est-ce pas une négation
qui signifiait sa personne et son désir propre ?/p p class=spipLa question, c'est bien celle
de la place et du signe. Sous quel signe cet enfant est-il né ? Quelle est sa place dans le
désir des parents ? Quelle est sa place dans la famille et dans le premier langage à
lui adressé ? Quelle est sa place dans le monde ?/p p class=spipIl n'y a pas là une i
class=spipsuccession/i de questions mais déjà l'ébauche d'une destinée.
Elle va modeler, modifier les images dans lesquelles se forme l'imaginaire, et la
représentation de soi-même dans les rapports au monde et au temps. Elle risque
même d'empêcher de trouver sa place dans le langage et dans l'Histoire, ou de la
réduire à celle d'une existence mutilée./p p class=spipLe désir propre
de l'enfant se trace à partir de ce qui le précède. Il fait de lui une
personne parlante, mais il l'inscrit i class=spipaussi/i dans la vie des hommes et des femmes de
notre temps./p p class=spipAntoine décrit sa vie comme la suite de l'histoire de sa famille
ouvrière. Son grand-père, son père, sa mère, un frère,
lui-même : deux cent vingt années données à l'usine. A 15 ans, son
père le fait entrer comme manÅ“uvre. Depuis, dans son propre temps, se
confondent celui de l'histoire familiale et celui de l'usine./p p class=spipAntoine pense qu'en lui
les moyens n'existent pas pour résister à ces lois : i class=spipIl me manquait
quelque chose, ne pas pouvoir.../i/p p class=spipIl est fasciné par une impossible
identification au frère aîné. Il l'imagine heureux, ailleurs. C'est sa raison
de vivre, sa raison aussi de rester enfermé dans ce rôle de substitut, à
combler la béance ouverte par le départ de Pascal, l'autre : i class=spipJ'aurais
voulu faire des tas de choses que je n'ai pas pu faire... ESSAYER D'ÊTRE COMME MON
FRÈRE QUOI. C'est toujours la question, revenir en arrière. Je n'ai pas pu faire.
J'aurais voulu être intelligent, je n'ai pas pu./i/p p class=spipAntoine ne se révolte
pas. Il se soumet à l'idée qui justifie les écarts de la puissance et tant de
vies gâchées, en invoquant l'intelligence comme un don qui tantôt pourvoit,
tantôt fait défaut. L'idéologie régnante vole au secours d'un autre
questionnement sur la distribution des destins et la négligence des espérances./p p
class=spipA l'école, Antoine peine pour apprendre. On l'abandonne. Il apprend seul à
lire et à écrire. Déjà, il lui semble qu'il lui manque quelque chose.
Pourtant il aime la musique tendre. Il est le préféré de sa mère. Son
père est sévère, parfois violent. A dix ans, il part garder les vaches, la vie
est dure à la maison. Il faut nourrir les parents. Nourrir, réparer, combler les
vides, c'est bien là la i class=spipvocation/i d'Antoine./p h3 class=spip*/h3 p
class=spipTrès tôt, Antoine est angoissé. Il se voit mal parti. Il dit : i
class=spipIl a fallu essayer de vivre, de s'en sortir, mais c'est dur de vivre, pour ma
génération. Les autres gars qui travaillent avec moi à l'usine, ils ont
souffert aussi./i Pour Antoine, les mutilations dont il souffre ne lui sont pas
particulières. Il sait que l'Histoire et le système social le solidarisent avec ses
frères de classe./p p class=spipLe temps du service militaire Antoine échappe
à sa destinée. Dans l'espace d'ailleurs, son identité prend un peu de jeu.
Antoine se libère pour une fois de l'angoisse qui l'étreint. Le désir entre
dans sa vie. Il rencontre une femme qui l'aime. Elle est d'un autre pays : une Autrichienne :
L'Autrichienne, comme il dit. Il est capable d'être aimé, d'aimer, l'aventure est
enfin accessible mais i class=spipailleurs/i, comme un rêve./p p class=spipElle rentre avec
lui au pays. Sa mère, sa soeur ne supportent pas. Son père le menace, couteau sur le
ventre. Affolé, rappelé à l'ordre de son destin, il éloigne la femme de
son amour dans un hôtel à la ville. Le lendemain, il veut la rejoindre, elle est
partie. i class=spipJe ne l'ai jamais revue.../i/p p class=spipParfois, ça lui revient. Les
espoirs perdus s'ajoutent au sentiment pesant de ce destin à ne pas être. Il dit aussi
: i class=spipElle était droguée, sous l'influence d'un banquier./i Peut-être
vaut-il mieux noircir le roman pour se protéger du regret. Il sait pourtant qu'elle
l'aidait, qu'elle appelait sa fuite./p p class=spipLorsqu'il parle du mariage, Antoine ne pense pas
au sien. La première image qui lui apparaît, c'est celle de son frère. Il a
réussi, il a fondé un foyer. Il est heureux. Quand plus tard, Antoine s'est
marié, il n'y avait personne. Ses parents voyaient en son épouse, comme en toute
femme, quelqu'un qui ne leur plaisait pas./p p class=spipQuelle fille pouvait, prenant Antoine,
plaire à ses parents ? Quelle femme aurait pu entrer dans sa vie sans qu'aussitôt ne
resurgisse la souffrance du départ du frère pour l'autre mère ?.../p p
class=spipA faire le bilan, Antoine retrouve l'angoisse qu'il a éprouvée à
être enchaîné à la place d'un autre. La conscience affleure. Il s'en
faudrait de peu qu'il reconnaisse l'origine de son malheur dans ce qui l'a destiné à
protéger sa famille de la violence des grandes blessures./p p class=spipHeureusement, la
machine. i class=spipIl n'y aurait plus rien, s'il n'y avait pas la machine./i L'usine, la faction,
cette humidité, le bruit précipité, heurté, assourdissant, la
poussière, la vibration, cette gigantesque menace adressée aux bras, au corps des
hommes. La machine happe la pâte à bois, puis dans un rapide et tortueux voyage quasi
intestinal, elle la transforme, la digère, la fait. Un ventre gigantesque conduit Antoine et
ses camarades. Un ventre gigantesque conduit par Antoine et ses camarades. A
l'extrémité s'enroulent des espaces blancs d'un papier vierge de toute
écriture, une peau fine sans cesse recréée./p p class=spipLa machine use,
sature. i class=spipDes fois, les jours de repos, on ne sait pas ce qu'on pourrait faire/i. La
machine domine les hommes qui la conduisent, mais elle est la preuve de l'existence d'Antoine. Elle
le sauve : i class=spipHeureusement qu'il y a la machine, autrement, il n'y aurait plus rien,
alors./i../p p class=spipAutrefois, le grammage se touchait à la main. Puis, un appareil
effectua ce contrôle. L'ingénieur vient le matin et consulte d'abord l'écran
électronique. i class=spipIl va le voir à lui, d'abord./i Il n'y a rien à
redire. La machine donne à Antoine la possibilité d'accomplir lui-même son
destin aliéné, d'y être actif comme s'il l'avait choisi./p p class=spipAinsi il
aime son métier, il s'est i class=spipintégré dans la machine./i Il a pris
part à sa mise en place, il s'y est fait autant qu'il l'a faite, ils se sont construits
ensemble. Mais, pour Antoine, hors de la machine, le risque est grand. i class=spipAu dehors...
rien, le vide, le néant./i/p p class=spipAntoine a deux enfants, Blandine et Marie. Elles
sont son espérance. Il donne à ses filles ce qu'il n'a pu avoir. Cela suffira-t-il ?
Il voudrait... i class=spipqu'elles soient heureuses, qu'elles puissent s'amuser/i. Elles font de
la musique et il en est fier. Il respecte leurs désirs profonds. Elles font de la musique et
il en est heureux : il attend d'elles la preuve que son propre destin n'est pas une fatalité
avec laquelle on ne puisse rompre./p p class=spipAntoine a renoncé à terminer les
tests qui lui auraient permis de devenir contremaître. Il a pensé que l'accès
à ces fonctions de maîtrise pourrait le conduire à faire un rapport sur un
accident corporel : du coup il a cessé d'écrire. Alors, il ne regrette pas./p h3
class=spip*/h3 p class=spipEtre l'autre, n'exister que pour réparer son absence, c'est vivre
dans le risque de la mort, être figé, fasciné par le miroir qui fait de lui le
symétrique négatif du frère. C'est aussi être contraint à
consacrer toutes ses forces à nier, demeurer ignorant que c'est l'autre qui le fonde en tant
que sujet aliéné. Le savoir serait détruire le frère, la mère,
lui-même. Antoine, mon frère, i class=spipl'autre/i, n'es-tu pas le plus atteint
puisque le statut d'un tel déni te condamne à un destin linéaire, inexorable
?/p p class=spipC'est une erreur de croire que la folie se repère en termes de scandale. Le
pire scandale est celui qui enferme dans un destin, trop accepté et trop conforme, où
tout s'organise pour éteindre le désir et nier la soumission à une telle
loi./p p class=spipL'aliénation d'Antoine se joue et se réplique sur deux
scènes conniventes. La scène d'une famille blessée où il naît,
attendu, imaginé pour réparer. Les regards se portent sur l'autre, parti, ailleurs,
imaginé pour réparer. Sa place, sa fonction sont désormais assignées
dans cette famille. Il doit devenir l'autre, en se confondant avec lui tout en le niant./p p
class=spipL'autre scène est celle de l'Histoire. Antoine est ouvrier, de nouveau lié
à la machine. En s'attachant à la machine, il prolonge son rôle de constructeur
des parents, de la machine, de lui-même, homme-machine. Il brouille ainsi plus amplement les
cartes de façon à ce qu'on perde la trace de son sacrifice dans la mutilation
sociale. Il peut transporter dans ce rapport-ci ce qui l'a signifié dans son premier statut,
puisqu'il y rencontre une loi aussi dure. Une loi communément partagée./p p
class=spipDans cette double contrainte, le cri d'un homme pourrait n'être pas entendu. La
voix d'Antoine s'éteint parfois. J'ai peine à l'entendre. C'est que l'action
surdéterminée de deux lois oppressives n'est pas facile à vaincre et sait
museler les plus grandes révoltes./p p class=spipi class=spipAntoine doit réparer,
mon père devait expier. Il était par sa mère rendu responsable de la mort
accidentelle d'un jeune frère, alors qu'il avait la tâche de le conduire à
l'école et de veiller sur lui. Je sais mieux maintenant pourquoi j'ai choisi Antoine. Le
destin de mon père est si proche du sien ! J'y retrouve la concordance entre une soumission
au désir d'expiation construit dans son rapport à une mère blessée, et
les nécessités de la classe à laquelle il appartenait. J'y retrouve la
connivence des deux scènes./p p class=spipUne question me vient en évoquant ce qui
dans un destin prend sens de sacrifice : ai-je bien mesuré ce que je dois au sacrifice de
mon père pour avoir pris le droit de transgresser la loi qui fixe des destins
d'exploités aux enfants d'ouvriers ? Et Pascal, saura-t-il jamais ce qu'il doit à
Antoine ?/p p class=spipMon père disait son aliénation. Le combat était pour
lui le moyen d'en maîtriser le sens./i/p p class=spipAntoine pourrait mieux comprendre son
aliénation, s'il participait activement à la vie syndicale qui anime l'usine. Qui
sait ? Ne risquerait-il pas ainsi de dévoiler à ses propres yeux ce qu'il a tant
besoin d'ignorer ? i class=spipJe suis les grèves. Je ne milite plus depuis la maladie de ma
femme. Il y a trop de problèmes à la maison, mais je tiens à mon syndicat./i/p
p class=spipi class=spipUn destin/i. Rien n'y a retenu le mouvement d'une vie, dans sa
précipitation vertigineuse d'une histoire singulière - un signe pris dans le fantasme
- vers une histoire sociale opprimante./p p class=spipDans la promptitude de ce passage, qu'on dit
destinée, s'est articulée la négation de soi-même et de son existence
propre. J'y ai reconnu la folie, comme l'innommable au coeur de la raison d'une souffrance
indicible. i class=spipCelle de mon père./i/p p class=spipi class=spipJe l'ai dit : mon
père était blessé par cette accusation de meurtre, plus lourde encore
lorsqu'elle ne s'énonçait plus. Le silence enferme de tels signes. Il les
développe comme des plantes nocives - leurs ramifications se répandent et
accompagnent les mouvements d'une vie. Elles trouvent toujours à s'agripper, à se
nourrir plus loin. La réalité de la vie de mon père s'ouvrait à lui par
des chemins, dont la plus directe ligne guide vers le statut d'une classe opprimée. Enfant,
j'admirais sa fierté, ses combats... Je m'interrogeais aussi sur sa souffrance. La condition
d'homme-machine exploité arrachait du sens à cette parole qui, si tôt, exigeait
de lui l'expiation. En retour, l'injustice sociale qui l'atteignait comme ses frères de
classe prenait pour lui une signification particulière : elle répliquait la
condamnation prononcée par sa mère./p p class=spipGrâce à mon
père, j'ai toujours su comme une pré-science que la folie est en dehors des
personnes, que certains la confondent à leur parole, que d'autres en nourrissent une
souffrance qui se mêle à leur vie, même si rien d'étranger ne les
sépare des autres./p p class=spipA l'usine, il assumait cette répétition
oppressive en luttant. Il narguait son destin par l'orgueil qu'il manifestait de la perfection des
pièces qu'il ajustait, de la qualité de son travail. Il déchiffrait les
mécanismes et les ruses de l'exploitation sociale dont il était victime. Il la
dénonçait, la combattait résolument, sans trêve. Il construisait un
monde./p p class=spipHors de l'usine, je l'ai souvent connu autre, victime, de nouveau hanté
par l'angoisse de je ne sais quelle malédiction. Il m'a fallu du temps pour comprendre
combien il est difficile de parer à une telle menace, lorsqu'elle se reproduit sans cesse en
écho d'une rive à l'autre : du lieu de l'enfance à celui du travail et des
rapports sociaux. Puis en retour, d'un statut social à celui d'époux, de père,
dans cet espace où chez l'adulte se découvrent à nouveau les zones de
l'enfance, restées sensibles./p p class=spipMon père, consolidé dans son
destin par la continuité de son rôle d'opprimé d'un temps à l'autre,
était aliéné par une vie qui n'en finissait pas de signifier./i/p p
class=spipJe ne voudrais pas qu'on puisse un instant croire que dans ma conviction, il suffirait
d'un signe précoce pour que désormais tout soit dit, joué,
déterminé dans la réalité d'une société - i
class=spipqu'elle autorise ou interdise que les humains s'épanouissent ou se disposent en
des rôles inégaux/i. C'est lorsque le drame social se saisit d'un être,
né sous un mauvais signe, et qu'il lui assigne une place de proscrit ou d'opprimé,
qu'un destin naît de cette réplication./p p class=spipAntoine n'est pas fou, mais pour
lui aussi, l'espace a manqué i class=spipentre les deux scènes sur lesquelles il a
joué son rôle, celle du fantasme qui originait en lui le sujet, celle de l'Histoire
sociale qui choisissait sa place dans une symphonie créatrice./i Oui, l'espace a
manqué pour que son désir lui autorise une histoire personnelle et librement
maîtrisée. La confusion des scènes a imposé une logique
aliénante, et comme on le dirait de la folie, une destinée./p p class=spipSi la folie
est ici : au coeur de la folie, l'aliénation de classe, et complices, les altérations
du désir et l'assignation à une position opprimée, tracent une voie
inexorable./p hr class=spip / h3 class=spipextrait 2 --- (pp. 67-78)/h3 hr class=spip / p
class=spipi class=spipJ'ai connu Tosquelles. En 1958, dans le cours de ma formation, je lui demande
de faire un stage de plusieurs semaines à St-Alban. Il accepta. Il travaillait avec Gentis.
Ce fut pour moi un moment important. Saint-Alban s'ouvrait à la communauté. Il y
avait là des clubs, une vie sociale, une création par tous, des paroles renaissantes.
Pour moi, habitué à la rigoureuse clinique de mes maîtres, c'était une
nouvelle vision de mon métier. Avec d'autres expériences, insolites ou même
marginales, celle-ci a contribué à faire naître en moi une position de refus.
J'ai continué à apprendre, et j'ai su qu'à défaut d'une bataille nous
solidarisant, nous les psy., avec les grandes luttes sociales de notre temps, à
défaut de porter notre révolte jusqu'à un niveau politique et
idéologique global, nos entreprises, même les plus avancées, étaient
vouées à la récupération et à l'échec. Toute la question
est là. Saint-Alban a-t)il été récupéré ? Et si oui,
pourquoi ? Néanmoins, pour les