Shangols -
15 hours and 14 minutes ago
p style=text-align: justify;Si parfois le Wim dérive méchamment de son sujet initial
- certes cest un quot;journal filméquot; et même si ce quot;voyage à Tokyoquot;
ne constitue point un pèlerinage sur les traces dOzu, cest tout de même la base du
projet... -, on est récompensé par les interviews que donnent lun des ses acteurs
fétiches - Chishu Ryu - et surtout son caméraman - Yuuharu Atsuta - qui se termine
dans une immense émotion. Le passage fugace dHerzog - en allemand non sous-titré,
courage - et le plan sur loeil droit de Chris Marker derrière un journal restent, eux,
purement anecdotiques./p p style=text-align: center;a target=_blank
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src=http://storage.canalblog.com/91/78/110219/33249342_p.jpg alt=Tokyo_Ga_0_1_preston_sturges_
//a/p p style=text-align: justify;Wim Wenders na pas franchement lair davoir de plan
préétabli et filme un peu ce qui lui tombe sous les yeux. Parfois, il parvient
à faire un lien avec lunivers de Yasujiro: un gamin qui refuse de marcher et il
évoque tous les quot;sales gaminsquot; capricieux ozuesques; les écrans de
télé omniprésents, des taxi aux chambres dhôtel, diffusant entre autres
des films américains, et tout un pan dune culture nippone qui semble englouti; des partis de
pachinko - jeu inventé après-guerre comme pour éviter de trop songer au
passé - ou des golfeurs qui frappent la balle sur un toit dimmeuble, comme autant de petits
clins doeil à des séquences du maître. Wenders, accompagné de Ryu,
visite également la tombe dOzu (un imposant bloc tout noir orné uniquement du signe
quot;Muquot;: le vide), une séquence qui est suivi dune réflexion sur la
capacité dOzu à filmer, non pas simplement des emmoments/em de vérité,
mais emla/em vérité - un véritable art, qui laisse un grand vide au regard des
productions actuelles; la voix off est posée sur des images prises dun train sur un autre
train qui, au départ va plus vite, puis ralentit à la même cadence avant de
disparaître: cest presque un plan kiarostiamien, collant parfaitement au commentaire, et le
Wenders de monter dans notre estime... Malheureusement cela est complètement
gâché par des séquences beaucoup trop longues (le golf, la partie sur les
personnes qui crée en cire les imitations des plats que lon met en vitrine - ok, imiter la
réalité est tout un art, mais 15 minutes sur un sandwich en cire, est-ce bien
raisonnable?) voire totalement hors-sujet (les jeunes Japs qui dansent le rock en plein air -
certes Wenders a vu entretemps emSans Soleil/em de Marker, mais franchement, cest quoi
lintérêt ici???)./p p style=text-align: center;a target=_blank
href=http://storage.canalblog.com/53/72/110219/33249357.jpgimg height=257 border=0 width=340
src=http://storage.canalblog.com/53/72/110219/33249357_p.jpg alt=tokyoga2 //a/p p style=text-align:
justify;Bon, pour rester sur un note positive, évoquons les interviews de Ryu - personnage
dune immense modestie, qui samuse à raconter à quel point il se sentait un mauvais
élève parmi la troupe dOzu qui lui faisait parfois répéter 20 fois la
même prise - et surtout celle dAtsuta. Ce dernier, avec une caméra Mitchell
loué pour loccase, revient précisément sur le positionnement de la
caméra - Ozu avait fait construire son propre trépied pour être le plus proche
du sol - et lutilisation inamovible de la focale (50mm); une fois quOzu avait fixé la
caméra, il sagissait po de déconner autour du bazar. Atsuta revient avec beaucoup
dhumour sur la natte quil transportait tout le temps avec lui - il passait beaucoup de temps
couché avec cet enfoiré de système - et montre avec une grande fierté
le seul souvenir quil lui reste vraiment dOzu, son fameux chronomètre, fait sur mesure, qui
lui permettait davoir le temps exact pour les tournages en 35 ou 16 mm. Atsuta montre un immense
respect, qui frôle lidolâtrie, pour son maître quil a suivi emtout au long/em de
sa carrière, passant de second à premier assistant avant de devenir son cameraman
attitré. La dernière question de Wenders est proprement fatal quand il demande
à Atsuta sil a continué de bosser après la mort dOzu; ce dernier lui avoue que
oui, sans plaisir ni passion, et lorsquil se met à penser à la disparition dOzu, il
explose littéralement en larme, comme sil mettait son âme sur le tatami - il demande
dailleurs à Wenders de se casser, totalement submergé par lémotion... Un peu
comme sil venait soudainement de se rendre compte de la mort de cet quot;homme bienquot;. Pour ces
instants qui dénotent un respect incommensurable pour le cinéaste, le film de Wenders
vaut le détour.nbsp; nbsp;nbsp; /p p style=text-align: center;a target=_blank
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src=http://storage.canalblog.com/50/72/110219/33249370_p.jpg alt=tokyoga4 //anbsp; nbsp;nbsp;
nbsp;nbsp; nbsp;/p

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