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pTroisième épisode de cette série Le jeu du mois, avec comme star aujourd'hui,
un jeu très addictif : Slime Volley ! Essayer ce jeu c'est l'adopter, en effet, il est
très rapide à installer et à prendre en main./p pAu bout de deux minutes de
jeu, vous en serez accros, je vous le garantie ! La présentation ? Bien sûr, c'est par
là !/p pimg title=logo_slime_volley.png, nov 2008 style=margin: 0 auto; display: block; alt=
src=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/logo_slime_volley.png //p br /pstrongI.
Présentation/strong/p pJe ne veux pas paraphraser donc je vais vous faire un vulgaire
copier-coller (un peu épuré) de la description faite sur le a
href=http://slime.tuxfamily.orgsite officiel/a :/p pqSlime Volley est un jeu inspiré des
jeux Java du même nom (dans le style de Blobby Volley).br / Il s’agit d’une
simulation de volley : vous dirigez une emslime/em (un blob semi-circulaire) sur lequel la balle
rebondit.br /br /Ce jeu est programmé en C avec la bibliothèque Simple DirectMedia
Library (SDL), et est placé sous license GPLv3. Il est donc libre et gratuit.br / Slime
Volley est développé sous Linux et Mac OS X, et fonctionne également sous
Windows./q/p pEt voici la description que m'a fait un des créateurs de ce jeu (MCMic) :/p
pqÀ la base, il s'agissait d'un jeu en java lui-même nommé Slime Volley, qui me
plaisait beaucoup. br /J'ai donc eu envie d'adapter ce jeu en C et en libre, pour me mettre
sérieusement à la programmation. Avec l'aide de VinDuv, on a programmé ladite
version, ajoutant ensuite diverses fonctionnalités au fil des versions. Je me suis notamment
occupé de coder les premiers modes de vitesse (une invention de notre part) et l'IA pour
pouvoir jouer contre l'ordi. Vinduv a beaucoup aidé pour la physique et le réseau
notamment.br /Au final, notre jeu est bien plus évolué que le jeu java, la physique
est également très différente./q/p pQu'est-ce-que vous voulez rajouter
à cela, pour moi tout est dit, nous allons donc passer à la deuxième partie,
l'installation./p br /pstrongII. Installation/strong/p pComme je vous l'ai dit, tout est
très facile, rendez-vous sur a href=http://slime.tuxfamily.org/down.phpla page de
téléchargement/a du site de Silme Volley puis téléchargez la version
correspondant à votre système. En effet, Slime Volley a l'avantage d'être
disponible sous toutes les grandes plateformes, à savoir Linux, Mac et Windows./p pA l'heure
où j'écris cet article, la version 2.4.1 vient tout juste de voir le jour, c'est donc
cette version qui est proposée au téléchargement actuellement./p pSur cette
page, vous verrez également comment rendre disponible Slime Volley via les
dépôts. Personnellement, j'ai téléchargé le package Debian/Ubuntu
.deb, je l'ai installé via le gestionnaire de package et tout fonctionne correctement img
src=/themes/default/smilies/smile.png alt=:) class=smiley //p pPassons au moment le plus marrant,
le test !/p br /pstrongIII. Test/strong/p pTout d'abord, voici l'écran d'accueil :/p pa
href=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/slime_accueil.pngimg title=slime_accueil.png, nov
2008 style=margin: 0 auto; display: block; alt=
src=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/.slime_accueil_s.jpg //a/p pComme vous pouvez le
voir, il y a plusieurs choix, nous allons détailler les menus au fur et à mesure./p
ulliJouer/li /ul a href=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/slime_lancer_partie.pngimg
title=slime_lancer_partie.png, nov 2008 style=margin: 0 auto; display: block; alt=
src=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/.slime_lancer_partie_s.jpg //abr /C'est ici que
vous allez pouvoir paramétrer votre partie. Depuis cette nouvelle version, les combinaisons
sont très nombreuses. Pour n'en citer que quelques unes : br /olli1 contre 1 sur la
même machine (contre l'IA (Intelligence Artificielle) ou contre un autre joueur)/li li1
contre 1 en réseau contre un autre joueur/li li1, 2 ou 3 joueurs (en réseau ou en
local) contre 1, 2 ou 3 IA/li li1 joueur et 1 IA contre 1 joueur (en réseau ou en local) et
une IA/li li2 joueurs contre 2 autres joueurs (en réseau ou en local)/li /ol Faire une liste
complète serait plutôt long, enfin vous verrez très vite en regardant le menu
vous-même (ou le screenshot en cliquant dessus)br /br /Une fois que vous avez fini de faire
les équipes, cliquez sur Lancer la partie pour ....... lancer la partie img
src=/themes/default/smilies/smile.png alt=:) class=smiley / (quelle belle phrase inutile !)br /br
/ulliConnexion distante/li /ul a
href=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/slime_client_reso.pngimg
title=slime_client_reso.png, nov 2008 style=margin: 0 auto; display: block; alt=
src=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/.slime_client_reso_s.jpg //abr /Il vous permettra
de vous connecter sur une autre partie si celle-ci est bien configurée et vous attend (voir
dans le menu Jouer...)br /br /ulliVitesse/li /ul Vous avez le choix entre plusieurs vitesses de
balle : Normal, Turbo (tout va deux fois plus vite et deux fois plus haut), Sprint (la hauteur et
la vitesse augmentent à chaque rebond), Furie (la vitesse augmente à chaque
rebond).br /br /ulliBalles/li /ul Vous pouvez choisir le nombre de balles avec lesquelles vous
souhaitez jouer (de 1 à 8). Attention, si une seule balle tombe de votre côté,
vous avez perdu.br /br /ulliOptions/li /ul a
href=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/slime_options.pngimg title=slime_options.png, nov
2008 style=margin: 0 auto; display: block; alt=
src=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/.slime_options_s.jpg //abr /Là
également, tout est très simple à comprendre et je n'ai donc pas besoin de
vous en dire plus img src=/themes/default/smilies/smile.png alt=:) class=smiley / Remarquez les
différents thèmes possibles, je voulais en créer un mais je n'ai pas eu le
temps, cela viendra certainement par la suite, je ferais une mise à jour de cet article img
src=/themes/default/smilies/smile.png alt=:) class=smiley /br /br /ulliCrédit/li
liQuitter/li /ul Je ne vous fais pas de dessin non plus img src=/themes/default/smilies/smile.png
alt=:) class=smiley /br /br /strongTest du gameplay/strongbr /br /Personnellement, je trouve ce jeu
très très intuitif, on met à peine deux secondes à s'approprier le
slime (le slime c'est le demi-personnage que l'on dirige), non je n'exagère pas, essayez,
vous verrez !br /Pour ceux qui connaissent Blooby Volley, la plus grosse différence est le
fait que dans Slime Volley, il est impossible de diriger le slime pendant qu'il est dans les airs.
C'est une volonté des programmeurs. Personnellement, je n'avais jamais joué à
Blobby Volley donc cela ne m'a pas du tout perturbé. br /br /Certains joueurs seront adeptes
du saut à tout va et certains ne sauteront jamais, à chacun son style de jeu...br /br
/Étant donné que cette version de Slime Volley (2.4.1) est toute récente, il
se peut qu'elle comporte encore certains bugs, vous êtes bien évidemment
invités à les reporter sur la a
href=http://slime.tuxfamily.org/viewproject.php?p=1page dédiée du site officiel./abr
/br / a href=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/slime_2ia.pngimg title=slime_2ia.png, nov
2008 style=margin: 0 auto; display: block; alt=
src=http://www.generation-linux.fr/public/dec08/.slime_2ia_s.jpg //abr /pstrongVI.
Conclusion/strong/p pCe jeu est tellement intuitif et tellement facile à paramétrer
et comprendre que je n'ai pas eu besoin de m'attarder sur des explications compliquées. Je
pense que c'est ce qui fait le charme, entre autres, de ce super petit jeu qui mérite
d'être plus connu. /p pJ'espère vous avoir donné l'envie d'installer et
d'essayer ce logiciel. Je vous le répète, l'essayer c'est l'adopter img
src=/themes/default/smilies/smile.png alt=:) class=smiley //p pAu mois prochain pour un nouveau jeu
(si vous avez des idées de jeu, j'attends vos propositions) img
src=/themes/default/smilies/smile.png alt=:) class=smiley //p
Magnifique performance des Pacers! Pourtant menés de 17 points à l'entame du dernier
quart, Indiana s'est en effet offert le scalp des Lakers, implacables leaders de la Ligue.
pa href=http://clabedan.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/12/02/xr01.jpg
onclick=window.open(this.href, '_blank',
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return falseimg width=470 height=276 border=0 alt=Xr01 title=Xr01
src=http://www.leblogmoto.com/images/2008/12/02/xr01.jpg //a /p pa
href=http://www.harley-davidson.com/wcm/Content/Pages/2009_Motorcycles/2009_Motorcycles.jsp?locale=fr_FRamp;#/model/xr1200Harley-
Davidson/a rendait officiel en début de semaine la disponibilité de son XR1200 pour
tous ses marchés.,/p pAprès l’Europe le printemps dernier qui accueillait avec
sympathie la descendance du XR750, c’est l’Amérique maintenant qui pourra
oublier sa rancÅ“ur d’avoir vu H-D servir le vieux continent en premier, et
mettre enfin à l’épreuve de ses grands espaces cette
nouveauté./ppPropulsé par le V-Twin Evolution de 1200 cm3 et délivrant 95
chevaux, chaussés de Dunlop Qualifier D209 et comptant sur des suspensions Showa et des
freins Nissin (je crois bien avoir nommé tout le monde), le nouveau Harley a su
s’offrir du beau linge, bien que certains trouvent que ça lui tombe mal sur les
épaules./p pa onclick=window.open(this.href, '_blank',
'width=640,height=451,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0');
return false
href=http://clabedan.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/12/02/xr04.jpgimg
width=470 height=331 border=0 src=http://www.leblogmoto.com/images/2008/12/02/xr04.jpg title=Xr04
alt=Xr04 //a /p pCertes, le XR-750 avait une grâce que le XR-1200 ne pouvait même pas
espérer toucher, et on peut trouver l’hommage maladroit, mais l’exercice est
tout de même convaincant et, si succès, pourrait sans doute ouvrir la voie vers
d’autres avenues pour H-D.br /Parfois, les périodes de crises et d’incertitudes
obligent à une certaine prise de risques. L’imagination au pouvoir, c’est
maintenant, et si cela pouvait arriver chez Harley-Davidson, ce serait plus que bienvenu./p pCe
XR-1200 montre la voie, espérons qu’à a
href=http://www.harley-davidson.com/wcm/Content/Pages/2009_Motorcycles/2009_Motorcycles.jsp?locale=fr_FRamp;#/model/xr1200Milwaukee/a,
on n’hésitera pas trop avant de la suivre./p pa onclick=window.open(this.href,
'_blank',
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alt=Xr03 //a /p pa onclick=window.open(this.href, '_blank',
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alt=Xr02 //a /p pobject width=425 height=349param name=movie
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Version courte dans l’article 10% DES IMPÔTS FRANÇAIS
S’ÉVADENT DANS LES PARADIS FISCAUX Alors que le G20 réunissait les grands pays
à Washington, pour trouver une solution à la crise économique mondiale, une
poignée de militants tentaient de manifester dans la principauté de Monaco, paradis
fiscal aux portes de la France.
Policiers et hélicoptères étaient presque plus nombreux que les manifestants. Ils
répondaient pourtant aux déclarations de Nicolas Sarkozy contre le capitalisme
financier et les méchants paradis fiscaux. Philippe Maréchal, correspondant de
LaTéléLibre dans le Gard avait cassé sa tirelire de Rmiste pour couvrir
l’événement. Les paradis fiscaux dans le monde permettent l’évasion
fiscale de 10% des impots français, soit 50 milliards d’euros! La principauté de
Monaco est classée dans les trois paradis fiscaux européens “non
coopératifs”, avec le Liechtenstein et l’Andorre.
Voici, avec la finesse, la poésie et la radicalité qui caractérise
notre lutin des Cévennes, un reportage très personnel sur cette journée du samedi
15 novembre 2008
John Paul Lepers
L’autoroute déroulait ses trois bandes de part et d’autres d’un muret en
béton. La radio montée toujours d’un cran soulignait comme une voix off les
images de paysages d’une Provence bétonnée, en arrière plan des cimes
enneigées. Tout çà défilait en cinémascope à travers le
pare brise comme dans un road movies. J’allais à Monaco, ayant quitté les
montagnes trois heures plus tôt alors qu’il faisait encore Nuit. J’étais
monté dans ma caisse en ayant à peine pris le temps de gratter le givre sur les vitres
et j’étais parti le bonnet sur la tête comme on part à la pêche
et engoncé dans une veste au dessus d’une polaire. Dans le journal du
matin, la juge Eva Joly décrivait à Stéphane Paoli dans toute la largeur et dans
ses moindres travers le fonctionnement des paradis fiscaux. Je me disais que je n’aimais
déjà pas çà, la notion de paradis, ou plutôt l’espoirÂ
chamallo d’un futur un peu merdique, comme s’imaginer renaissant dans un
endroit sirupeux au milieu des tronches de premier de la classe, mais là, sa description
balançait comme un sac à vomi entre deux vieilles brinquebalées dans un car en
excursion. Elle décrivait comment ces principautés, duchés et autres cailloux aux
noms exotiques s’y prenaient pour sucer et rendre exsangues les économies des pays
africains. Quand même, Je me demandais bien ce que j’allais y foutre à Monaco,
comme si cet élan qui m’avait pris pour y aller, me donnait à présent
l’allure d’un personnage de dessin animé qui continue à courir alors
qu’il a déjà dépassé la falaise.
Correspondant d’une télé sur le web , j’allais jouer au reporter citoyen
pour filmer une manifestation, on dit couvrir chez les pros, d’une poignée de
militants aux portes de la principauté. J’y allais. J’avais dit, je
m’étais dit ; donc j’y allais. Quant on peut, on veut, et quand on veut
c’est qu’on a faim. Et tant qu’à vivre n’importe comment autant
filmer n’importe quoi, et là c’était du lourd. Sur le parking d’une
station d’autoroute je boulotais mon sandwich préparé la veille en zieutant un
gros 4×4 immatriculé au Luxembourg, signe probable que j’abordais les contres
allés du paradis déjà fréquentées dans les parages par ses anges
joufflus et en ray bans. Il y avait aussi des belles petites voitures avec des beaux petits vieux
dedans. Plein de petits vieux bien soignés, bien coiffés et bien habillés avec le
GSM à la ceinture. Déjà aussi de belles voitures avec des dames bien bronzées
qui plairaient à Berlusconi. C’est vrai qu’il faisait extraordinairement doux
pour un mois de déprime et je tombais bonnet et veste. J’avais quitté le mois de
novembre et je n’étais plus qu’à quelques dizaines de minutes de Monte
Carle. Je repartais et je poussais jusqu’au centre de la cité monégasque sans
faire exprès tant la frontière entre la dernière ville limitrophe et la ville du
prince parait inexistante. Tant pis, si la manif était prévue au Cap d’Ail, trop
tard j’y étais et je décidais quand même de me laisser glisser comme les
flux financiers sous les tunnels et de prendre le premier parking qui me trouverait. Ce fut le
dernier qui me trouva, le parking de la digue, après c’est la mer. Quand j’ai
ouvert la portière, je me suis dit qu’on aurait pu manger parterre tellement
çà faisait propre et tellement çà faisait bizarre que çà fasse
aussi propre dans un parking aussi souterrain que bien peint. Mais quand même
c’est une idée con de penser à manger parterre dans un parking, faut être un
blaireau comme moi dans un endroit étonnant comme çà pour penser un truc pareil,
que je me suis dit. Et puis, parking çà fait pas très classe pour ici,
j’aurais plutôt appelé çà un rangement à voitures, comme on dit un
rangement pour couverts en argent. Et je me suis dit que çà allait douiller. Plus loin,
une grosse bagnole dormait sous une housse impeccable et au fond deux voutures un peu luxes
n’arrivaient pas à remplir la cave toute neuve. J’en ressortais avec mon barda,
mon pied de caméra, on Å“il numérique et mon sac à sandwich pain
complet et bouteille d’eau qui fuit et puis mes polaires. Le Soleil plein la gueule, la
mer...les yachts. Putain de Yachts, grands comme des immeubles, lustrés comme des commodes
empire, au milieu d’un port encombré de prétentions et d’un club de voile
remplies de filles qui gloussaient en allant rejoindre l’aventure au-delà des
jetées. Tout autour se dressait une imposante et foisonnante muraille de buildings
coiffés çà et là de palmiers et dépassés de temps à autres de
grues dont je me demandais à quelles constructions elles pouvaient servir vu le manque de
place évident. Je me suis dit qu’il y a des immeubles qui doivent tomber dans
l’eau pour faire de la place aux autres. Une densité incroyable. Allées et venues
sur les quais, de joggers, de nourrices, de chauffeurs, d’une armée de
domestiques montant et descendant les échelles de coupées des somptueux navires,
immatriculées qui, aux Iles Caïmans ou Georges Town, ou bien battant
pavillons britanniques, du Portugal ou de la planète Mars. Du plus gros fer à repasser
au bateau à la Corto Maltèse en passant par un élégant vieux gréement
style « Voiles de St Tropes », tous attendaient leurs riches armateurs, qui d’un
clin d’Å“il, d’un caprice ou d’un coup de fil se prépareraient
bientôt à appareiller ou bien semblant. Des équipages briquaient
coques et ponts, d’autres devisaient au soleil, désÅ“uvrés comme une
glandouille en zone de moyenne altitude. Moi j’en étais une
qui en descendait ce matin et je déambulais, me grattant furieusement la tête et le
reste accessoirement, signe que je feignais de craindre la panne sèche quant à
l’inspiration journalistique. Je pensais à John Paul et à sa classe british avec
deux poils de french touch en reportage et je me trouvais aussi élégant que la voiture
de Colombo. Il était un peu plus de midi et les hirsutes, les manifestants
n’allaient pas pointer leurs pancartes, et leurs savates avant 15 heures trente
au-delà des limites de Monaco. Il fallait donc que je profite d’être dans la
place pour filmer quelques plans, toujours çà de pris. Ce n’était
finalement pas une mauvaise chose que de me trouver sur le rocher monégasque
tant je me disais que la gendarmesque affectée cette après midi au Cap d’ail pour
la manifestation contre les paradis fiscaux auraient pu m’en interdire l’accès.
Moi, j’allais faire le chemin à l’envers et aller à la rencontre des
contestataires qui, je l’avais appris sur le net comme tout le monde, s’étaient
donnés rendez vous de l’autre coté de la frontière. Surement que je
n’étais pas seul à connaître ce détail, je n’allais pas tarder
à m’en rendre compte.
Je quittais le port après une courte ballade sur le bateau bus, électrique de surcroit
et comme moi affecté comme l’était en son temps Escartefigue à
Marseille, entre deux les quais d’un bassin rempli de yachts. J’ai pratiquement
oublié de filmer parce que J’y ai surtout remarqué un couple à l’
accent russe, bronzés comme un lavabo en hiver et qui avait l’air au paradis,
béats, bisous, re béats, Monaco tout autour et on s’en fout. Elle était
plutôt jolie et était habillée très sexe et il était fou amoureux et
plutôt chauve, « vous ne voulez pas descendre pour Monte Carlo ? leur a dit
la dame qui était poète et qui faisait matelot tandis que son mari faisait capitaine en
prose et propulseur d’étrave. Ils ont rigolé et se sont à nouveau
embrassés. Comme moi, ils avaient l’ air un peu cons et ils tenaient à en
profiter. Après ce moment de bonheur, Je suis allé direct au pied de l’escalier
à l’assaut de la résidence du prince Albert. On pouvait entendre la
noria des hélicoptères taxis qui font la navette entre l’aéroport de Nice et
Monaco station, participant de leur mieux au réchauffement durable. Par le chemin des
pêcheurs j’ai longé la mer puis par un escalator j’ai grimpé la
citadelle. Je suis arrivé rincé comme une motion socialiste au pied du musée
océanographique où des canadiens se faisaient pendre en photo devant un yellow
submarine puis plus loin devant une machine à chenilles ayant servi à des lointaines
expéditions polaires et moi je me cherchais un endroit un peu rigolo pour faire un plateau.
C’est important le plateau, c’est la consigne. Je suis passé devant le palais
cher au Commandant Cousteau qui avait vu juste, en déclarant « and it is a great
dommage for the future générations » et puis je suis tombé en arrêt sur
une statue de la pieuvre, un indice de taille pour mon sujet , et puis j’ai admiré la
cathédrale, l’équivalent d’une église chez nous, et puis le Conseil
national, l’équivalent de l’assemblée nationale chez nous et puis je me
suis dit devant la taille des ces bâtiments, ici, l’essentiel est surement ailleurs.
J’ai emprunté de jolies et proprettes petites ruelles commerçantes, ornées
de jolis petits drapeaux monégasques qui ressemblent au drapeau polonais à
l’envers ou aux barrières des passages à niveau quand elles sont relevées.
Je dois dire que je me sentais comme à l’intérieur d’un film de Schreck
où je m’attendais à voir débouler la princesse Fiona poursuivie par le
ballon de la série anglaise des années soixante « le prisonnier ». Tout
m’a amené sur la place, jusqu’à des talons aiguilles sous des jambes fines
et galbées que je poursuivais du regard et que même c’est à ce moment que le
monteur de la télélibre m’a appelé sur mon portable, quand j’ai
relevé la tête, c’était elle, la grande place devant le palais du Prince.
Y’avaient trois policiers habillés comme des grooms qui sifflaient dès
qu’un passant marchait en dehors de là où il est autorisé de marcher
c’est-à-dire on ne sait pas trop. C’est un peu comme au foot quand
tu ne sais pas jouer et que tu es hors jeux. Tu te fais siffler. Tu protestes juste pour la forme
et Tu te tires ailleurs où…je me suis fait sifflé aussi en
trébuchant sur mon pied de caméra…Le policier monégasque siffle beaucoup en
faisant signe que non, c’est surement pour çà qu’il a des grosses joues
toutes roses comme Oui-oui. Comme çà, il a pas l’air méchant mais il prend
son travail au sérieux et on ne sait jamais, y ‘en a peut être
d’autres planqués pas loin derrière. Devant le palais y’a des chaines qui
délimitent une surface de réparation gardée par un goal coiffé d’un
Å“uf de Pâques recouvert d’une feutrine bleue et qui évolue comme sa
pensée dans une étroite guérite et qui n’a pas l’air de
rire. Je feinte, et j’évite de le filmer. En cette saison, peu de
touristes, en dehors des play-mobiles affectés à la sécurité, un
camion de pompiers, rouges comme chez nous, quelques chinois et quelques vieux qui
arpentent la grande place sous le soleil de Bodega. Plus loin, surplombant de 35 mètres le
port de Font Vielle, une batterie d’anciens canons veillent au grain accompagnés
d’une pyramide de boulets soudés ordonnancés dans un élan poétique et
en équilibre consternant. Là, sous l’Å“il interloqués
de trois touristes américains qui faisaient le poids des boulets, je le fais, mon
plateau,…philippe marechal correspondant à…pour …en raison de… Et
là je me dis que si je me dépêche pas, je vais louper la manifestation qui
normalement devrait démarrer dans une demi heure au Cap d’Ail, la commune mitoyenne de
Monaco, site qu’ont choisi les énergumènes pour bloquer symboliquement la route
des flux financiers qui alimentent ces trous noirs de la finance que sont les paradis fiscaux. Je
déboule les escaliers de la cité pour tenter de les trouver au sortir de la ville
princière…plus loin en fait comme on le verra. Il fait de plus en plus chaud sous mes
polaires et je serais bien allé prendre une bière...
…Eh ben non, c’est pas le moment d’une bière. Au dessus de Font vieille,
les remparts, un terre plein, on domine la ville vers l’ouest, j’avais vu sur le
deuxième port où les yachts sont plus modestes, le stade de foot et puis au-delà,
Le Cap d’Ail, la commune française mitoyenne avec le « rocher ». Et
c’est là que je devais aller et retrouver à l’heure la manif sous peine de
transformer mon petit reportage en ballade de Robert dans une cité pour poupées Barbie.
Courses dans les escaliers, retour dans la ville, les belles bagnoles, les décapotables,
tiens, un escalator dans une grotte, arrivée dans un centre commercial pour troglodytes, au
bout, la sortie près du port, re escalator, direction à peu près comme
çà vers le stade….çà serait con d’avoir fait toute cette route et
de louper le sujet de mon déplacement… putain y fait chaud ici…Je demande mon
chemin, personnes n’est d’ici. Je suis nulle part et je cours vers ce qui me semble
être la bonne direction. Escalier à nouveau, j’arrive en haut essoufflé. Je
suis au Cap d’Ail à n’en point douter. La rue, la circulation, ah çà
doit être par là, des flics… Ils m’observent. C’est curieux ce
sentiment d’insécurité quand un gardien de la paix vous observe. Je traverse et
passe devant eux. J’en vois d’autres plus loin. C’est comme un parcours
fléché, en bleu. Mais pas de manifestants à l’horizon. Je poursuis, une
station de bus sur cette route en corniche. La ville est à flanc de la côte, la mer en
bas, la montagne au dessus, faut monter. Encore des gendarmes, par petits groupes,
positionnés tout le long de cette route qui va du Cap D’Ail vers Monaco, çà
fait bien deux kilomètres comme çà. Ya un hélicoptère au dessus qui
semble surveiller. Ah, enfin, ce qui de loin me semble être un manifestant, il a toute une
panoplie de drapeaux. Il attend le bus. Il est pâle. Près de lui, des CRS, des
gendarmes, en panoplie de play mobile, genouillères, brodequins, matraques, regards
martiaux, inamicaux, tendus, soupçonneux, y’en a un qui venu vers moi à
présent, il tripotte mon pied de caméra dissimulé dans un sac en toile, il me
soupçonne de transporter quelque chose de suspect, pour lui c’est sur, y’a un
point qui n’est pas clair, dans ma démarche. Je m’adresse au gars qui attendait
le bus. Il me dit que la manif est regroupée plus haut à deux
kilomètres , car en dépit d’une autorisation de manifester, en fait c’est
impossible ici…je sors ma caméra, pour les premières images, c’est un gars
du syndicat Sud, pas le temps de poser ma première question, les gendarmes arrivent sur
nous… cinq, six, plus…la tête rentrée dans les épaules, pas
gentils…
- votre pièce d’identité…
- vous êtes journaliste ?
- non…
- Vous avez une carte de presse ?
- Je suis reporter citoyen pour La Télélibre..
- Vous n’avez pas le droit de faire des interviews dans la rue comme çà, sans
autorisation, c’est interdit, y a des lois…
Il prend note des infos qu’il lit sur ma carte d’identité…
- Où habitez vous Monsieur Maréchal ?
- Comme c’est indiqué sur ma carte d’identité que vous lisez
Monsieur…
- Attention…
- Valleraugue…Je ne crois pas ce que vous dites, Monsieur, j’ai le droit de
filmer…
Les autres en bleus se rapprochent de moi, un poil oppressant, le gars qui attendait son bus est
tout blanc et je me dis que je suis venu l’emmerder pour rien d’ailleurs ils
contrôlent également son identité…merde, je repense, tout ce chemin peut
être pour rien, faut calmer le jeu, je me connais, faut toujours que j’ouvre ma
gueule…faut calmer le jeu j’ai des images à faire moi…et puis ma petite
caméra…c’est con elle est allumée …mais elle n’enregistre
pas…au moins j’aurais pu avoir un son…
- je vous conseille de ne pas insister, je vous le répète il y a des lois pour ce genre
de choses, rangez votre matériel, vous n’avez pas le droit de filmer…
Un autre gendarme, me dit aussi de ne pas insister, genre j’énerve le chef…Je
commence à ranger mon matos, tandis qu’il me rend ma carte, mais c’est plus fort
que moi, j’aime pas qu’on me demande qui je suis et qu’on ne se présente
pas en retour.
Ca me rappelle l’armée, la marine, les gendarmes maritimes qui prenaient un malin
plaisir à fouiller mon sac, histoire de me faire louper mon train…
- et vous qui êtes vous monsieur le gendarme ?
Il est pas content…
-Vous êtes du Cap d’Ail ?
- monsieur on a été polis avec vous….
- Ah ben moi aussi…y’a pas d’raison… Ah ben dites dont…C’est
mon coté élevé au Bourvil. Sauf que le De Funès du moment est moins
drôle. Je sens que j’énerve, bon, faut pas, y’a mieux à faire…le
bus arrive, je saute dedans, après avoir fait signe au gars du syndicat, on y va…je
suis dedans…entrée en matière, je vais rejoindre la manifestation qui s’est
donnée pour but de fermer symboliquement les portes du paradis fiscal….Tiens, ils
m’ont laissé partir comme çà…
Les gens dans le bus me regardent. Depuis Monaco, J’ai encore Jet set chanté par
Nougaro dans la tête, « Jet set, the people ». Je me dis que c’est nul,
c’est pas grave pour moi, mais c’est juste désagréable et c’est nul.
Tous ces flics. Président Sarkozy fait semblant d’être outré par
les paradis fiscaux et en même temps ses gendarmes sont là à leurs frontières
pour les protéger. Je repense au juge van Ruymbeke qui accusait nos dirigeants
d’hypocrisie et ce matin, Eva Joly …quand même ces flics sont là pour
intimider, empêcher, sont là pour protéger, les riches. Je descends deux stations
plus loin. Les protestataires sont là, à l’orée…d’un bar. Y a un
groupe que je me dis, les autres sont plus loin encore ou bien en retard…ben non y sont
tous là, une petite centaine, à peine…y’a autant de gendarmes,
regroupement, on y va disent ils, les pancartes, les drapeaux, ohé, ohé, les gendarmes
barrent la route et s’opposent à toute progression, y’avait pourtant
autorisation de manifester du préfet disent les frondeurs effrontés. Normalement
aujourd’hui c’était prévu comme çà devant pas mal de paradis
pendant la réunion du G 20. En terrasse, les clients assistent à tout çà
d’un air goguenard, ils n’approuvent pas, faut pas faire de bruit, foutez le camp. Un
autre a le menton sur son demi et regarde le petit défilé, les yeux vides. Y a un
coté pathétique, le nombre des manifestants, l’indifférence
générale, la démesure des forces de police, les enjeux énormes autour des
paradis fiscaux, l’hélicoptère qui tournoie au dessus, la colère digne des
organisateurs…l’énergie de ce petit groupe qui tourne de temps en temps à
la manif de droite, les slogans, un bus qui attend en sens inverse et qui ne peut pas passer, la
joie d’un manifestant qui gueule content, on a réussit, on a fermé la route
mène au paradis…J’interview les organisateurs, quelques participants, y a des
caméras de France 3 et d’autres, des magnétos, des témoignages un gars de
Rue 89 avec sa petite numérique, un clin d’Å“il, sympa, il me file sa
carte, il est journaliste et toi qu’il me dit et ben moi…non plus. Je ne sais pas ce
que je fais là, c’est comme çà depuis que je suis né, je sais pas ce
qu’on fait là, des conneries surement, au milieu de tas de trucs pas justes. Et puis
je reste au milieu, avec eux dans ce petit purgatoire, y’a une femme qui fait un reportage
avec un crayon et un bloc, pour un journal qui s’appelle le Ravi, des crobars, quelques
notes, je trouve çà, classe…les forces de l’ordre tiennent ferme, tentative
de débordement dans une rue adjacente, même scénario, la rue est barrée par
des uniformes. Vient l’idée de se servir du bus comme cheval de Troie. Le chauffeur du
bus refuse, il fera demi tour…Je regarde le pochetron à la terrasse avec son demi,
j’ai soif. Des images par ci, des images par là. Le temps passe. La manifestation
n’ira pas plus loin en dépit de quelques fleurs que des filles tentent d’offrir
aux gendarmes. Y’a un petit groupe de clowns manifestants pour détendre
l’atmosphère en cas de…Et puis c’est fini, ils décrochent et
repartent vers le bar. Le but initial n’est pas atteint. Ils espéraient parcourir sur
deux ou trois kilomètres la rue qui mène jusqu’à l’entrée de
Monaco, c’est pas pour aujourd’hui. Beaucoup repartent, quelques uns restent le temps
d’une bière, je me joins à eux. Ah une bière…On sent un mélange
de plaisir d’être ensemble, de l’avoir fait et une insatisfaction, une
frustration…forcément dit ma voisine de table, des gauchistes dans le coin,
c’est pas gagné, mais normalement on est plus nombreux. C’est le
weekend end, y fait beau, y a des meetings ailleurs. Je prends congé, et je me dirige vers
l’arrêt de bus maintenant que c’est fini les bus vont se repointer, ma caisse
est au milieu du port de Monaco…Je regarde les flics qui sont toujours là. Cà
fait un moment que je joue à Champollion et que je décrypte la pierre de rosette en
forme d’horaire de bus en mal comprenant que je suis…Une jeune femme, belle, classe,
s’approche et dans un superbe accent british, me demande, çà va ? lé bous
y va venir, t’inquiètes pas…elle est néo zed…Tu as vous,
c’est magnifique ici, fait doux, le couicher de soleil, la mer, c’est trop bein ici,
tous les soirs je prends le bous ici…Bon, le voyage retour vers Monaco va être
sympa…
On monte dans le bus, elle me raconte des tas de trucs, qu’elle est venue accompagner son
amoureux et elle me parle en me fixant à 10 centimètres du visage et poursuit comme si
on était copains depuis longtemps, qu’elle aime la mer, que c’est merveilleux
ici, que les gens sont adorables, que c’est une surprise la coupe Louis Vuitton aura lieu
en Nouvelle Zélande, qu’elle aime le rugby et que la France a gagné cette
après midi contre l’équipe du pacific, elle me parle désormais en anglais et
me demande ce(...)
pChristine Lagarde s’est livrée, tout à l’heure, à une belle
tentative d’intoxication. Lors de la conférencea
href=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/12/02/cf4d73168be011dc898811358f84b847.jpg
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style=margin: 0px 0px 5px 5px; float: right; //a de presse clôturant le conseil des ministres
de l’Économie et des Finances (Ecofin) qu’elle préside, elle a froidement
expliqué que la Commission avait décidé de mettre entre parenthèses le
droit de la concurrence en matière d’aide d’État aux banques, ce qui
laisse entendre que Paris a obtenu gain de cause dans son bras de fer avec Bruxelles sur son plan
d’aide aux établissements français. em« Mme Kroes (la commissaire
chargée de la concurrence) a accepté de (...) tenir compte de l’urgence et de
la nécessité de faire passer les impératifs du financement de
l’économie devant les impératifs de règles absolues de droit de la
concurrence ». « Le problème n’est pas aujourd’hui de
s’inquiéter du respect d’une saine concurrence entre les banques, mais de sauver
le système bancaire »/em, décryptait un diplomate européen de haut rang
cité par l’AFP (sans doute un Français...)./p p En ces temps de sauve-qui-peut
général, tous les pays, et pas seulement la France aimeraient bien se
débarrasser de règles jugées trop contraignantes afin de pouvoir aider leurs
entreprises nationales comme ils l’entendent, sans se préoccuper des effets chez leurs
voisins. Le ministre allemand des finances, le social-démocrate Peer Steinbrück,
n’a pas hésité à accuser la Commission d’agir de façon trop
em« bureaucratique »/em : em« il ne faut pas réagir à une telle
crise financière d’une façon aussi bureaucratique »/em, a-t-il
lancé à l’issue de la réunion d’aujourd’hui. Pour rappel,
l’Allemagne n’a jamais aimé la politique de concurrence qui a été
notamment pensée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour briser les Konzern
allemands qui avaient fait la puissance des Reich... Son collègue suédois, le
libéral Anders Borg, n’a pas voulu être en reste en s’en prenant aux
em« légions de bureaucrates » /emqui examinent les aides d’État :em
« nous avons besoins de rétablir les canaux du crédit. La Commission n’a
pas été constructive »/em. À gauche ou à droite, le discours est
donc le même./pblockquoteblockquotepÀ Bruxelles, on prend ces critiques avec
philosophie, les hurlements des politiques étant une constante : em« on a
l’habitude »,/em soupire un fonctionnaire de la Commission, em« les politiques
sont dans le très court terme et refusent de voir les conséquences à long
terme »/em. On se souvient encore des engueulades entre le chancelier Helmut Kohl et le
commissaire à la concurrence Karel van Miert à propos de Volkswagen ou du statut des
caisses d’épargne des Länder... /p/blockquote/blockquotepa
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style=margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; //a Reste que, cette fois, Christine Lagarde a
été un peu loin dans le em« mensonge »/em, selon le mot d’un
diplomate qui n’en est toujours pas revenu. Car elle a présenté ce qui est en
réalité une communication que la commissaire à la concurrence a faite aux
vingt-sept ministres des Finances ce matin, lors d’un petit-déjeuner, comme le
résultat d’une négociation ayant abouti à la capitulation en rase
campagne de la Commission. Lagarde a même affirmé que les nouvelles lignes directrices
(après celles adoptées le 13 octobre) en matière d’aide
d’État au secteur bancaire seraientem « soumises »/em au Conseil
européen des chefs d’État et de gouvernement des 11 et 12 décembre.
C’est d’autant plus gros que, la Commission, dans l’exercice de ses
compétences en matière de concurrence, agit comme une autorité administrative
indépendante qui n’a de comptes à rendre qu’à la Cour de justice
des communautés européennes !strong Bref, à l’en croire, c’est
à un véritable coup d’État auquel on aurait assisté ce
matin.../strong/p pIl n’en est évidemment rien, a
href=http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/08/757amp;format=HTMLamp;aged=0amp;language=ENamp;guiLanguage=encomme
le montre son discours disponible sur le site de la Commission/a. Elle y explique les raisons et
les principes qui ont conduit la Commission à approuver vingt plans nationaux d’aide
aux banques en deux mois et à émettre des réserves sur d’autres.nbsp;
Son but : em« appliquer les règles sur les aides d’État pour soutenir la
stabilité financière »/em tout en évitant que em« les mesures
nationales n’aggravent la crise en exportant les problèmes vers les autres
États membres »/em. Il n’est donc pas question que la Commission renonce
à assurer le respect d’une concurrence libre et non faussée au sein du
marché unique. La problématique, désormais, a changé de nature a-t-elle
souligné : il ne s’agit plus de sauver des banques menacées de faillites, mais
d’éviter un assèchement du crédit (« credit crunch »).
D’où l’annonce de nouvelles « lignes directrices » (« guide
lines ») afin de guider les États dans le choix de leur plan./p pstrongEn effet,
comment s’assurer que cette aide bénéficiera bien à
l’économie réelle et ne finira pas dans la poche des actionnaires ? Comment
éviter qu’elle fausse la concurrence en permettant aux banques aidées de
proposer des crédits à des taux très bas afin de faire main basse sur le
marché ?/strong Pour Kroes, qui reconnaît que l’exercice est délicat, il
faut d’abord que l’aide de l’État soit justement
rémunérée. Il faut ensuite que des mécanismes soient prévus pour
inciter les banques à rembourser l’État dès que les conditions du
marché seront revenues à la normale, par exemple en demandant une forte
rémunération ou en suspendant le versement des dividendes aux actionnaires. Enfin,
elle veut des engagements fermes des banques que l’économie réelle profitera
bien de ces aides d’État. em« Les aides d’État ne sont pas faites
pour accroitre le profit ou perturber la concurrence »/em, a-t-elle
répété à plusieurs reprises. Bref, la Commission se veut «
pragmatique » et est prête à accepter toutes les solutions qui garantiront que
les contribuables ne seront pas les dindons de la farce./p pC’est pour toutes ces raisons que
la Commission se fait tirer l’oreille pour accepter le plan d’aide à laa
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'width=583,height=547,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0');
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alt=Banques_2 style=margin: 0px 0px 5px 5px; float: right; //a Commerzbank, la seconde banque
privée allemande (8,2 milliards d’euros de recapitalisation et une garantie sur les
nouvelles dettes de 15 milliards d’euros). Neelie Kroes exige ainsi que le versement des
dividendes aux actionnaires soit gelé pour une période supérieure aux deux ans
prévus dans le plan allemand de crainte que l’aide tombe en réalité dans
la poche des actionnaires (ce plan prévoit par ailleurs une rémunération de
l’État d’au moins 10 %). De même, il n’est pas question que la
commissaire à la concurrence accepte le plan français en l’état qui
présente l’inconvénient em« de mettre les banques dans une position
artificiellement avantageuse »/em, comme on le dit à Bruxelles. En marge du Conseil
Ecofin, Lagarde et Kroes ont d’ailleurs continué à négocier. Cette
dernière exige des engagements précis sur le montant des prêts qui seront
accordés à l’économie réelle ainsi qu’une incitation plus
forte des banques à rembourser dès que possible l’aide de l’État,
soit par un gel des dividendes, soit par une augmentation de la rémunération, soit
em« par tout autre mécanisme ». « Par exemple, plus ING, la banque
néerlandaise, versera de dividendes à ses actionnaires, plus la
rémunération de l’État augmentera »/em, explique un fonctionnaire
de la Commission. /pblockquoteblockquotepBref, on est loin, très loin d’une
capitulation comme a voulu le faire croire Christine Lagarde qui semble vouloir faire feu de tout
bois pour sauver son plan. Cette crise montre surtout tout le pragmatisme de la Commission,
contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, et l’extrême
malléabilité des règles de concurrence européenne. Lorsque les
conditions changent, il faut s’adapter./p/blockquote/blockquote
En décembre, l'équipe de Zoo nous invite à revisiter un genre plus vivant que
jamais : zombies, morts-vivants et autres monstres d'outre-tombe se sont donnés rendez-vous
pour un numéro de fin d'année plein de vitalité ! br /Grande forme donc pour
les morts-vivants, s'il l'on en croit le dossier central du magazine. Ce « genre »
longtemps marginal, souvent méprisé est présent au catalogue de la plupart des
éditeurs, une occasion toute trouvée pour traiter le sujet (...) - a
href="http://www.actuabd.com/-Presse-" rel="directory"Presse/a / a
href="http://www.actuabd.com/+-mot11-+" rel="tag"12/a, a href="http://www.actuabd.com/+-2008-+"
rel="tag"2008/a
En décembre, l'équipe de Zoo nous invite à revisiter un genre plus vivant que
jamais : zombies, morts-vivants et autres monstres d'outre-tombe se sont donnés rendez-vous
pour un numéro de fin d'année plein de vitalité ! br /Grande forme donc pour
les morts-vivants, s'il l'on en croit le dossier central du magazine. Ce « genre »
longtemps marginal, souvent méprisé est présent au catalogue de la plupart des
éditeurs, une occasion toute trouvée pour traiter le sujet (...) - a
href="http://www.actuabd.com/index/IMG/pdf/dist/IMG/pdf/-Presse-" rel="directory"Presse/a / a
href="http://www.actuabd.com/index/IMG/pdf/dist/IMG/pdf/+-mot11-+" rel="tag"12/a, a
href="http://www.actuabd.com/index/IMG/pdf/dist/IMG/pdf/+-2008-+" rel="tag"2008/a
img src=IMG/arton782.jpg alt= align=right width=80 height=80
onmouseover=this.src='IMG/artoff782.jpg'
onmouseout=this.src='http://www.discordance.fr/IMG/arton782.jpg' class=spip_logos / div
class='rss_chapo'Une nouvelle date dans la capitale pour les belges de Girls In Hawaii n'a
nullement de quoi les impressionner. Ils ont déjà fait résonner leurs
mélodies rêveuses ou carrément rock à la Cigale, à l'Olympia, au
Nouveau Casino... et pourtant chaque date apporte son lot de surprises./div div class='rss_texte'p
class=spipAvant leur concert du Bataclan en ce jeudi 20 novembre, strong class=spipLionel/strong et
strong class=spipDenis/strong nous font partager leurs histoires de maisons à l'abandon,
d'instruments bizarres, de frères wallons et flamands qui ne se parlent pas... « i
class=spipfrom here to there/i »./p p class=spipstrong class=spipEn guise d'introduction,
qu'aimeriez vous que l'on dise sur vous ?/strong/p p class=spipspan class='spip_document_5534
spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH113/hawai1-4be0d.jpg' width='170'
height='113' alt= style='height:113px;width:170px;' //span strong class=spipLionel :/strong Du bien
!/p p class=spipstrong class=spipDenis :/strong Ce que j'aimerais qu'on dise, parce que c'est
quelque chose que j'apprécie dans les autres groupes, c'est qu'on a une vraie histoire sur
plusieurs disques, une vraie longue carrière. Également le fait d'avoir tout le temps
l'envie de remettre en question son propos, de réfléchir, de rester intègre
dans l'intention. Faire un disque qui te surprend en premier lieu avant même que les gens
l'entendent. C'est la qualité qui me fascine le plus chez les groupes, quand tu as un noyau
dur de cinq ou six personnes qui n'a jamais changé, qui traverse les années les
époques, les styles. Être pertinents est une qualité super importante,
je crois./p p class=spipstrong class=spipVous avez sorti i class=spipFrom Here To There/i en 2003
en Belgique, i class=spipPlan Your Escape/i cette année, la crise du disque entre temps...
Est ce que ça a changé vos rapports à votre label et à la scène
?/strong/p p class=spipstrong class=spipLionel :/strong On vit ça d'assez loin, on a un peu
notre bulle. Ça bouge et beaucoup de discussions tournent autour de ça mais
nous on est dans un label en Belgique encore très artisanal. On n'est pas trop
ébranlés. Comme c'est un petit label, on est un gros groupe dedans et on est toujours
assez privilégié à ce niveau là. Peut être que si on était
chez strong class=spipSony/strong ce serait plus compliqué pour nous. Le fait qu'on tourne
beaucoup, plus que sur le premier album, est peut être une conséquence de la crise du
disque./p p class=spipOn se pose beaucoup de questions sur comment on va sortir nos disques. Si
ça se trouve, le quatrième disque ne sera plus un objet physique. Ce qui nous fait
bizarre, car on a vraiment la culture du CD. Mais personne ne sait vraiment comment ça va se
développer... Ça va être riche de pouvoir proposer quelque chose de
différent, sur un nouveau format. Je pense qu'il y a vraiment de belles choses à
faire mais on n'y a pas encore vraiment réfléchi./p p class=spipstrong
class=spipDenis :/strong Ça peut inquiéter les gens qui ont un rapport plus
industriel à la musique, les entreprises qui ont besoin de vendre beaucoup de disques pour
faire tourner leur structure et gagner leur vie. Ils ont un rapport très fonctionnel au fait
que les ventes baissent. D'un point de vue plus créatif ou artistique, des choses
très riches peuvent naître. Commencer à diffuser de la musique sur le net,
faire des albums plus courts, sortir régulièrement des paquets de 3-4 morceaux. A mon
avis, il va y avoir plein de formules, on va ensuite sûrement passer à autre chose
comme il y a eu plein de fois ce genre de cycles. C'est assez excitant./p p class=spipstrong
class=spipIl y a-t-il un thème principal sur i class=spipPlan Your Escape/i ?/strong/p p
class=spipstrong class=spipLionel :/strong C'est toujours plein d'idées
rassemblées...on essaie de faire un journal intime sur deux ou trois ans. C'est clair qu'il
y a une teinte un peu désillusionnée, c'est comme ça qu'on a vécu ces
trois années. C'était plus complexe dans la manière de
réfléchir. On a trouvé moins de fraîcheur donc on a compensé avec
quelque chose de plus intellectualisé. J'ai l'impression que les morceaux sont plus denses,
des morceaux à tiroirs. Il a un côté plus triste aussi, comme un adieu à
l'enfance. Ça correspondait bien à ce que l'on a vécu en fait./p p
class=spipstrong class=spipQuand j'écoute les deux albums, je me représente i
class=spipFrom Here To There/i comme le printemps/été et i class=spipPlan Your
Escape/i comme l'automne/hiver.../strong/p p class=spipspan class='spip_document_5537
spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH113/hawai4-c72e1.jpg' width='170'
height='113' alt= style='height:113px;width:170px;' //span strong class=spipLionel :/strong
Exactement, c'est sans doute pour ça que tout l'artwork est dirigé vers des tons plus
sombres./p p class=spipstrong class=spipLes instruments sont plus variés sur ce second
album, on perçoit de l'accordéon, de la cornemuse...quels autres instruments
avez-vous introduits ?/strong/p p class=spipstrong class=spipLionel :/strong On est un peu des
gamins pour ça, on aime bien aller choper des instruments et les tester, s'amuser... Il y a
eu de la flute, du doudouk (flûte traditionnelle arménienne, ndlr). Il y aussi le
marxophone, un vieil instrument du début du siècle passé. C'est une
espèce de harpe à vingt cordes et on joue dessus avec des petits marteaux./p p
class=spipstrong class=spipDenis :/strong Ça donne des sons très
métalliques, un peu comme un vieux piano désaccordé. On a aussi beaucoup
joué avec un vieux piano qu'on a racheté dans une sorte de brocante. Il est dans
notre local de répétition et sonne de plus en plus faux mais on n'a jamais osé
faire changer toutes les cordes parce qu'il a un côté vieux piano bar. Sinon il y a de
l'accordéon, de la mandoline. Beaucoup de morceaux sont nés d'un instrument sur
lequel on tombe et c'est un coup de cœur. Tu tombes amoureux d'un objet et tu as envie
de sublimer le son dans une chanson à toi pour l'acquérir. Comme si tu devais
mériter de jouer dessus... Le marxophone c'était vraiment comme ça. On l'a
entendu une fois à un concert, on a trouvé ça hyper classe et bizarre en
même temps, ce côté électrique alors que c'est un instrument acoustique,
un son métallique et violent. C'est parti d'un délire et on a trouvé ça
sur le net, au fin fond des États-Unis. Il a mis six mois à arriver par bateau. Quand
il arrive tu as tellement attendu et tu rêve de faire un morceau avec ça, donc t'en
mets sur toutes tes maquettes. C'est assez rigolo./p p class=spipstrong class=spipVotre univers est
plutôt associé à la campagne, les saisons, qu'à la ville au travers de
vos pochettes, de vos vidéos... vous avez d'ailleurs enregistré dans de vieilles
maisons délabrées des Ardennes. Ressentez vous le besoin de vous isoler ?/strong/p p
class=spipstrong class=spipLionel :/strong C'est un truc vraiment typique au groupe, on cherche
à chaque fois des endroits cosy, vraiment isolés, hors de la ville. Ça
ne nous réussit pas trop d'être distraits par la télé, internet, le GSM,
tout ça... Quand on se retrouve là bas il n'y a plus rien de tout ça, on est
juste entre nous avec le silence qui nous force à réfléchir et à nous
mettre en danger. Ça fait un peu peur. C'est une manière de susciter des
émotions pour pouvoir les travailler et leur donner vie./p p class=spipstrong
class=spipDenis :/strong On a toujours eu le défaut, ou la qualité, de prendre
beaucoup de temps pour obtenir ce qu'on veut et de ne pas être avares de temps. Parfois on se
permet de trainer des jours et des jours autour d'un truc qu'on cherche et tout notre
fonctionnement a été petit à petit dévié autour de ça.
Autant pour répéter en tournée qu'enregistrer, on ne sait pas le faire
simplement deux ou trois heures le mardi et deux heures le jeudi, ça n'a jamais
marché./p p class=spipAu tout début quand on répétait avec le groupe,
on est partis deux-trois jours dans une maison qu'un mec nous prêtait pour un weekend, une
maison de vacances ou une petite grange dans les Ardennes et on dormait sur place. Notre
fonctionnement a toujours été lié à ça. C'est aussi une
manière de se poser, d'attendre que s'installent des conditions pour être
détendu et pas pressé par le temps. On essai de créer une petite bulle
où on ne pense plus qu'à notre musique./p p class=spipstrong class=spipLionel, tu
parlais d'un aspect plus critique et distancié du second album. Le clip de i class=spipThis
Farm Will End Up In Fire/i illustre cet aspect, comment avez vous collaboré avec Le
Groupuscule qui a réalisé le clip en animation ?/strong/p p class=spipspan
class='spip_document_5536 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img
class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH113/hawai3-615c4.jpg' width='170'
height='113' alt= style='height:113px;width:170px;' //span strong class=spipLionel :/strong C'est
la première fois qu'on travaille avec des gens extérieurs au groupe, d'habitude on se
débrouille pour faire nos clips. Ce ne sont pas vraiment des clips finalement, ce sont des
images qu'on tourne un peu comme ça. On leur a vraiment donné carte blanche, on leur
a donné des choses qu'on aimait bien, des BD... On voulait travailler en animation depuis
longtemps. C'est aussi par rapport au clip de strong class=spipMoriarty/strong (i
class=spipJimmy/i, ndlr) qu'on avait trouvé vraiment joli. Ils ont eu deux mois ce qui
était vraiment court pour eux. Nous, on était en plein mixage, ou c'était la
promo du disque, donc on a suivi de très loin. Pour ce disque, on a vraiment essayé
de travailler avec des gens extérieurs au groupe pour ne pas s'enfermer./p p
class=spipstrong class=spipDenis :/strong L'idée est de favoriser les accidents d'une
rencontre avec quelqu'un qui n'a pas le même univers. Par exemple pour produire notre disque,
on a volontairement été chercher quelqu'un qui a plutôt l'habitude
d'enregistrer de la chanson française ou de la musique africaine parce que ça ne nous
intéressait pas de prendre « le » producteur étiqueté pop qui va
te faire le son le plus proche de ce que tu devrais « vraiment » atteindre./p p
class=spipPour ce clip c'est la même chose. On vient d'un univers très vidéo en
8mm, filmé dans la nature, et là c'est un truc beaucoup plus coloré et en
animation./p p class=spipstrong class=spipLionel :/strong On voulait quelque chose de plus sombre
aussi./p p class=spipstrong class=spipL'album a connu un bon succès en France, qu'en a t-il
été en Belgique ?/strong/p p class=spipstrong class=spipLionel :/strong
Ça a vraiment pris de l'ampleur. Pour un groupe wallon c'est compliqué de
jouer en Flandre et sur ce disque on a été acceptés là bas, c'est
vraiment une chouette victoire pour nous. C'est un pays qu'on aime et c'est un problème
d'avoir cette barrière. De la passer, c'est vraiment gratifiant./p p class=spipstrong
class=spipDenis :/strong Au départ, il y a une belle barrière culturelle puisque ce
sont deux langues différentes, il n'y a pas les mêmes médias, radios, journaux.
Ce ne sont pas des vases communiquant. Il faut vraiment qu'il y ait quelque chose qui explose
magistralement d'un côté ou de l'autre. Il y a plein de projets très connus en
Wallonie qui ne passent pas le cran médiatique pour que les gens au nord entendent leur nom.
C'est plus compliqué qu'une histoire de non intérêt, c'est que ça ne
circule pas... Mais c'est en train de changer. C'est symbolique pour nous, ça ouvre plein de
perspectives de pouvoir aller jouer dans les salles là bas, d'être programmé
par des gens qui nous proposent de venir jouer dans des centres culturels etc. C'est une vraie
victoire à ce niveau là./p p class=spipstrong class=spipVous avez
présenté une version acoustique de vos morceaux au Nouveau Casino le mois dernier,
vous aviez déjà fait une tournée acoustique aux États-Unis. Comment
avez-vous travaillé ces sets, allez vous les rejouer ?/strong/p p class=spipstrong
class=spipLionel :/strong On va peu le faire à l'avenir, on ne le fera plus en France a
priori. Aux États-Unis c'était fait à la va-vite parce que ça
coûtait trop cher d'aller là bas à 6, ça ne rendait pas super bien. Ici,
c'est notre tourneuse strong class=spipAnne-Sophie/str