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A qui appartiennent les données publiques ? Et comment faire pour les réexploiter
dès lors qu’il est interdit de s’en resservir sur des plateformes commerciales ?
La question s’est crûment posée, ces dernières semaines, à
l’occasion d’un concours lancé en Grande-Bretagne, lorsque l’on s’en
aperçu que les gagnants n’avaient pas le droit de réutiliser les données que
le gouvernement leur avait proposé de réutiliser, et donc de mettre en oeuvre les
projets pour lesquels ils avaient été primés.
Souvenez-vous,
en 2006, le quotidien britannique The Guardian lançait une campagne,
Rendez-nous les joyaux de la Couronne, et un site dédié, Free
Our Data, pour que les données publiques puissent être utilisées par les
contribuables qui les ont, in fine, payées.
En réponse, le gouvernement mettait en place une commission, la
Power of Information Taskforce, pour améliorer le partage des données, et leurs
exploitations. En 2008, il lançait également un concours, Show
Us A Better Way (Montrez-nous une meilleure voie) pour récompenser les meilleurs projets
de réutilisation des données publiques, comme
nous vous l’expliquions en septembre. .
Les organisateurs avaient pris,
comme exemples, FixMyStreet,
un service proposant aux internautes de rapporter les incivilités, dégâts,
graffitis et autres problèmes à l’échelle locale, Rate your
prison, qui permet aux familles et proches de détenus d’évaluer
l’état des prisons britanniques, FarmSubsidy,
qui tente de répertorier la répartition des subventions agricoles européennes,
ainsi qu’un outil de cartographie de la criminalité (voir
cette présentation).
Les cinq projets
récompensés (sur plus de
450 postulants) n’ont finalement rien à voir avec cette fibre sécuritaire ou
de sousveillance, préférant tenter de repondre à des problèmes plus
prosaïques.
Le premier prix
revient ainsi à un
projet de site web proposant de répertorier, à partir de son code postal, ce que
les autorités du cru proposent de recycler, ou pas, comment, et qui contacter pour cela (les
collectivités locales britanniques n’ont pas toutes les mêmes capacités et
offres de recyclage).
Les organisateurs ont par ailleurs décidé d’aider au développement
d’une interface de programmation (API) répertoriant les
travaux routiers, les
ressources juridiques libres, les projets financés par l’argent public (Where
does my money go ?), les services ciblant les “baby-boomers” (Oldienet),
les écoles
ou encore les
épaves se trouvant sur les côtes britanniques.
Quand l’administration parodie les Monty Python
Le Guardian
souligne cela dit que ces projets se confronteront à un obstacle de taille : les
données issues d’Ordnance
Survey, l’agence de cartographie britannique, ne peuvent en effet être
utilisées avec des services tels que Google Maps, pour cause de respect des licences
légales…
Les
conditions d’utilisation d’OpenSpace, l’API qu’elle a rendue publique
en phase beta, précisent ainsi qu’il est interdit d’afficher des Google Ads sur
ses données, ainsi que de créer des widgets pour Facebook, MySpace et autres sites
sociaux commerciaux.
Alors que le Guardian
ironisait sur le fait de cartographier la liste des toilettes publiques, ou encore celle de
la criminalité (une
promesse du ministère de l’intérieur), constituerait en soi un
“crime“, la polémique enflait après que le Sunday Times ait révélé qu’il était question de privatiser
les agences en charge des données publiques…
A défaut de clore la polémique, l’Ordnance Survey vient de
mettre à jour sa licence : si elle continue d’interdire la réutilisation de
ses données par des tierces parties, elles pourront par contre y mettre les leurs… ce
qui ne rassure pas pour franchement Free Our Data, qui ne voit pas non plus pourquoi la licence,
qui d’emblée a décidé de ne pas jouer la carte de
l’interopérabilité, ne pourrait pas, de nouveau, être modifiée.
La petite carte qui monte, qui monte…
Pendant que les Britanniques guerroient pour savoir s’il convient de privatiser les
données publiques pour mieux les exploiter, ou, au contraire, les libérer en tant que
“biens communs“, certains en profitent déjà pour économiser
les deniers publics, d’autre pour améliorer, bénévolement, les services
publics.
Aux Etats-Unis, le concours Apps
for Democracy (des outils pour la démocratie) a permis la réalisation de 47 mashups
en 30 jours. Le bureau des technologies du district de Washington DC, qui voulait
inciter les gens à réutiliser son catalogue
de données publiques, a calculé qu’en suivant la procédure habituelle, il
eut fallu attendre deux ans pour parvenir à un tel résultat. Signe que les
mentalités y sont moins frileuses qu’ailleurs, le concours devait initialement
s’appeler
Hack the District…
Mais le projet le plus
intéressant a sans conteste été créé, il y a quatre ans, au Royaume-Uni,
en réaction, précisément, à la licence restrictive de l’Ordnance
Survey. OpenStreetMap
(OSM) a pour objectif de dresser une carte mondiale, sous licence “libre”, et donc
librement éditable, à la manière de Wikipedia.
Fort de 75 000 contributeurs, le projet
avance à grands pas, d’autant qu’il permet également de
qualifier la carte c’est-à-dire d’y indiquer les emplacements de parkings,
de sites publics ou privés, etc. On y trouve ainsi près de 70 000 parkings, 18 000
écoles, 13 000 boîtes aux lettres, 11 000 restaurants, 7 000 cabines
téléphoniques, 6 000 points de recyclage… et quelques
centaines d’autres fonctionnalités ou projets dérivés, telle cette
cartographie des pistes
cyclables.
Last but not least, les données d’OSM seraient
aussi fiables que celles de l’Ordnance Survey pour ce qui est du territoire
britannique, et incomparablement plus pertinentes, en comparaison à Google, Microsoft
Virtual Earth ou Yahoo, pour ce qui est de la
ville de Bagdad :
La question de savoir à qui appartiennent les données publiques n’est pas
prête d’être tranchée, et soulève de nombreuses
autres questions (qui régule quoi, quid de l’infobésite géographique ?).
Il y en aura toujours pour qui Wikipedia est et sera moins fiable qu’une encyclopédie
“propriétaire“, et d’autres pour estimer que toute donnée
doit (ou peut) être rentabilisée, d’autant que celles qui sont publiques
permettent de gagner de l’argent à peu de frais (voir, par exemple, l’argumentaire
économique du prestataire de service d’Apps for Democracy, qui prétend avoir
obtenu un retour sur investissement de 4 000 %). Mais tout le monde ne
pense pas que ce type d’information peut être rentabilisée.
Mais pendant ce temps-là, de petites mains continueront à documenter OpenStreetMap,
à en développer des services, mashups, usages… Et de même que les
encyclopédies “propriétaires” se mettent toutes peu ou prou à
suivre le modèle Wikipedia, il y a fort à parier que les outils de cartographie ne
seront jamais tant utilisés, et améliorés, que s’ils sont
“libres“. Ce qui serait un juste retour des choses, pour un service public.
On notera à ce titre que le site Change.gov,
le site web participatif créé par Barack Obama au lendemain de son élection afin
de favoriser la démocratie participative, vient d’embrasser
la licence Creative Commons By, “la plus libre des licences Creative
Commons” d’après Lawrence Lessig. Ce dernier vient d’ailleurs de
lancer open-government.us
afin d’aider son administration à favoriser cette transition, et de promouvoir trois
idées fortes :
- les contenus publiés par le gouvernement doivent l’être sous licence libre
afin d’en favoriser le partage, la citation, le “remix” et la
redistribution,
- aucune barrière technologique, telle que l’impossibilité de
télécharger les vidéos postées sur Youtube, ne devrait s’y opposer,
- la diffusion de ces contenus doit rester neutre, de sorte qu’ils soient accessibles
à tout le monde en même temps, dans un format non propriétaire.
Une saison hors les murs. Installé depuis plus de quatre ans au centre Marcet à
Bouguenais, le Nouveau pavillon déménage pour cause de travaux. Le spécialiste
des musiques traditionnelles débute ce soir son « Tribal tour » et s'invite chez
ses voisin...
Après trois ans de travaux, le Forum des Images, au coeur des Halles (1er), rouvre vendredi.
Et s'ouvre. Architecturalement, d'abord. Grâce aux 7,6 millions d'euros apportés par
la Ville de Paris, l'ancienne institution bétonnée et discrète,
inauguré...
div class='rss_texte'p class=spip+ de 40 personnes inscrites, 30 participants./p p class=spipstrong
class=spipLa journée à commencé par une rapide mise en perspective du Forum et
de ses enjeux./strong/p p class=spipGus Massiah (CRID)a présenté l'articulation entre
le Forum Sciences et démocratie et le FSM, en rappelant la diversité des forums
sociaux : mondial, régionaux, nationaux, locaux et thématiques, et
l'indépendance de l'initiative pour le forum science et démocratie et l'importance de
rechercher les bonnes stratégies pour toucher les mouvements sociaux qui seront à
Belém./p p class=spipLionel Larqué (Petits débrouillards et Sciences
Citoyennes) souligne les enjeux de l'appropriation des questions de science et de technique par les
mouvements sociaux et l'intérêt de leur convergence avec acteurs scientifiques, ONG
spécialisées, réseaux et syndicats pour faire levier sur les questions
sociétales dont les sciences et les techniques. L'initiative du Forum science et
démocratie est un pas dans le sens de l'émergence d'une culture commune de ces
univers. Mais ce sera aussi un espace qui nous obligera à aborder des questions qui sont
cruciales pour la communauté scientifique, le rôle des sciences, et la
responsabilité sociale des scientifiques. Un participant propose de tenir compte des travaux
qui ont déjà eu lieu sur ces questions, notamment ceux de a
href=http://www.quae.com/livre/?GCOI=27380100417070 class=spip_outP. Roqueplo/a/p p class=spipPar
Frédéric Sultan (Vecam) : présentation des résultats du travail de
structuration de la discussion à Belém (groupe SOG) articulés autour de
l'élargissement de la mobilisation pour les biens communs de la connaissance et de la
mobilisation pour la responsabilité sociale des scientifiques et des techniciens./p p
class=spipPour Reiner Braun (INES) Le Forum Sciences et démocratie doit permettre de
sensibiliser les citoyens et les politiques, à l'idée que la question du
développement des sciences et des techniques est, tant que telle, partie intégrante
des problématiques du développement de la société. L'importance des
sciences et de l'évolution des techniques est sous-estimée par les mouvements sociaux
dans l'analyse de leur problématiques propres. Il propose que le Forum Science et
démocratie offre la possibilité aux scientifiques et aux techniciens de discuter
entre eux de la démocratisation des sciences et des techniques./p p class=spipPour Pascal
Janots (FMTS), s'il est évident que les résultats de la recherche peuvent être
(et sont) utilisés de manière négative (guerre, crises, ...) il ne faut pas
faire porter la responsabilité des situations de crises sur la science en tant que telle et
chercher à identifier la bonne et la mauvaise science en fonction des effets de l'usage des
découvertes à des fins d'oppression. Cette problématique invite à
réfléchir au rôle des experts dans le débat public et à la
manière d'aider les scientifiques à travailler avec et dans la
société./p p class=spipPour Gus Massiah (CRID), le Forum Sciences et
Démocratie doit jouer un rôle pour contrer la montée en puissance de la
militarisation de la société et le retour de la pensée fachiste qui tend
à instrumentaliser les pratiques scientifiques, notamment dans des disciplines telles que la
biologie. Le Forum Science et Démocratie n'a pas vocation à construire une
communauté scientifique, mais à mobiliser des scientifiques pour se poser la question
de leur responsabilité sociale et développer une pensée critique et
contradictoire sur le rôle des sciences dans la société./p p class=spipstrong
class=spipLes ateliers :/strong/p h3 class=spipAtelier : Le forum science et démocratie et
les ateliers auto-organisés du FSM/h3 p class=spip16 ateliers autogérés sont
portés par des organisations présentes dans la rencontre, notamment sur les
thèmes suivants :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Le sens du lien entre science et démocratie/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / richesse et indicateurs de
développement/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Biens communs/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Nanotechnologies/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / recherche participative/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / responsabilité sociale des scientifiques/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / les mouvements et mobilisations de
chercheurs/p p class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Santé et
environnement/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Sciences et techniques/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Nanotechnologies/p p class=spipstrong
class=spipPropositions :/strong/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / inviter les porteurs d'activité à ajouter
l'indication d'un lien Forum sciences et démocratie dans la présentation de leur
activité sur le site du FSM (objectif de visibilité dans le programme)/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / proposer aux porteurs de
d'activité d'intégrer le Forum Sciences et démocratie comme partenaire dans
l'organisation/p p class=spipCette discussion pose la question des formes de sensibilisation et de
mobilisation des porteurs d'activité en rapport avec Science et démocratie dans le
FSM et invite à clarifier ce qu'est le Forum Sciences et démocratie qui ne se
présente ni comme une entité, ni comme un réseau clairement
identifié./p h3 class=spipAtelier : Le Forum sciences et démocratie et la question
logistique et communication/h3 p class=spipDifférentes hypothèses de travail pour
préparer le Forum sont évoquées : dossier de presse, exploitation du site web,
préparation d'actions à distance par chat et téléphone. La question de
l'organisation d'une conférence de presse est posée./p p class=spipL'organisation du
Forum repose sur la mobilisation de volontaires. Actuellement, une coordination est assurée
par Fabien Piasecki et Frédéric Sultan. Il est possible de mobiliser les
chargés de communication des réseaux et des organisations engagées dans le
Forum sciences et démocratie. Un groupe de communication du FSM à Belém existe
sans être pour le moment véritablemet actif./p p class=spip3 médias sont
stratégiques pour le Forum Sciences et Democratie :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Internet/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / les radios locales/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / la presse proche du mouvement altermondialiste. Une
proposition d'une tribune dans L'Age de Faire/p p class=spipClaude Henry (Vecam - Vivagora) propose
de prendre contact avec TeleSur ? et ViveTele ?./p p class=spipEn aval de la rencontre :/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / l'accent devrait être mis sur
l'organisation d'actions locales, notamment en France (proposition des petits
débrouillards), qui permettront de s'appuyer sur les résultats de l'initiative
à Belém et d'ancrer la démarche dans la durée (processus long)./p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / le site web offre un espace de
débat déjà commencé. 50 contributions sont mises en lignes depuis un
an. Son exploitation doit être aussi une action prioritaire. Elle doit permettre d'en faire
une ressource du débat à poursuivre après le Forum à Belém. Pour
cela, il faut le rendre consultable par mots clefs et par fiches de lecture ou résumé
d'articles et entretenir la dynamique./p h3 class=spipAtelier : Journée
plénières du Forum Sciences et démocratie : 26 et 27 janvier/h3 p
class=spipL'atelier a permis de débattre de la forme, de l'articulation et des contenus de
la journée proposés par le groupe SOG./p p class=spipstrong class=spipEléments
de la discussion :/strong/p p class=spipA/ Est-il pertinent de diviser la rencontre en 2 temps : 1/
d'analyse de la situation du rapport science et démocratie, et 2/ de discussion des
propositions alternatives ? notamment pour mettre en évidence les enjeux qui lient sciences
et pouvoir dans ses différentes dimensions. Cette orientation ne doit pas faire perdre de
vue que la rencontre ne porte pas sur la science, mais sur son rôle et sa place dans la
société et les moyens de sa démocratisation./p p class=spipB/ La forme
d'organisation des débats en pleniers retenue pour la totalité des 2 journées
pose le problème de la dimension participative de la démarche. La discussion a
porté sur la pertinence et la possibilité d'organiser des ateliers parallèles
à la suite des présentations en plénier pour chaque thème. D'autres
formes et temps de participation devraient être mis en chantier : interaction avec des
personnes à distance via chat, présentation de posters, de projection vidéo et
autre formes d'expression./p p class=spipC/ La place de certaines problématiques semblent
sous-estimées dans la programation : 1/ les rapports au savoir profanne (incluant le savoir
ancestral mais le dépassant), 2/ la militarisation persistante de l'appareil de production
des connaissances et son impact sur la conception de l'activité des chercheurs et la
conception de la science en général, 3/ le caractère critique de
l'émergence et de la diffusion d'une culture scientifique et technique qui interroge les
pratiques et permet d'inscrire la science dans le champs de la démocratie./p p class=spipD/
Comment la structuration de la discussion à Belém permet de prendre en compte les
éléments géographiques et culturels qui structurent les différentes
visions de la crise de l'appareil de production de la connaissance qui ne se résument pas
à un rapport Nord/Sud et scientifique/société civile ?/p p class=spipstrong
class=spipPropositions :/strong/p p class=spipstrong class=spip1. L'atelier a proposé des
items complémentaires /strongà intégrer dans le découpage de la
journée et de poursuivre la discussion à la suite de la retransmission des
ateliers./p p class=spipLes items complémentaires proposés :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / quels défis pour la science ? (du point de vue des
scientifiques)/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / quels problèmes posent la science ? (du point de
vue des mouvements sociaux)/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Quelle approche du rapport sciences et démocratie
depuis le Nord/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Quelle approche du rapport sciences et démocratie
depuis le Sud/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Rapport entre sciences et pouvoir./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / sciences et environnement/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / sciences et militarisation/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / sciences industrie et travail/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / sciences et crises économiques/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / sciences et inégalités/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / la recherche scientifique sans contrainte/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / sciences et éthique/p p
class=spipstrong class=spip2. L'atelier a proposé de définir le modus operandi de
chaque temps de discussion/strong de la manière suivante :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / chaque sessions devrait proposer 4 intervenants./p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Chaque intervenant disposera de 1/4
d'heure de temps de parole./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / La seconde heure de discussion se déroulera sous
forme d'ateliers parallèles ou de débat avec la salle./p p class=spipLa dicussion de
l'atelier Journée plénières du Forum Sciences et démocratie : 26 et 27
janvier s'est poursuivie à l'issue de la présentation des rapports des ateliers. La
discussion à porté sur :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / la modification de la structure de la journée du
26 et du 27 matin, format, contenus et modus operandi./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / l'introduction d'un temps de travail sur le processus
science et démocratie, ouvert à tous et permettant de préparer la table ronde
finale du 27/01./p p class=spipstrong class=spip3. L'atelier a proposé des modifications des
journées 26 et 27 janvier/strong au groupe SOG :/p table class=spip summary= captionstrong
class=spipPropositions de modifications/strong/caption tbody /tbody /table table class=spip tbody
tr class=row_eventdMonday 26th/td/tr /tbody /table table class=spip tbody tr class=row_eventdA/
Introductive plenary Session : Science and democracy : what are the problems ?br / br /i
class=spipthat could be a fusion ofbr / /ibr / br /Science, technology and democracy IN THE CONTEXT
OF CRISISbr / br /+br / br /Production of knowledge/tdtdTime : 1:30br / br /3 speakers +
débate or workshopsbr / br /Items :br / br /img
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / what chalenges for science ?br / br /img
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / what problems from science ?br / br /img
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Science and power/td/tr /tbody /table table class=spip
tbody tr class=row_eventdB/ Knowledge : from privatization to commons goodsbr / br /i class=spipIn
place of /ibr / br /Access to knowledge : building the commons/tdtdTime : 2:30br / br /4 speakers +
débate or workshops/td/tr /tbody /table table class=spip tbody tr class=row_eventdC/ The new
struggle in the scientific and technical fieldsbr / br /i class=spipIn place of /ibr / br
/Knowledge-based SOCIETY and new forms of struggles /tdtdTime : 2:00br / br /4 speakers +
débate or workshops/td/tr /tbody /table table class=spip tbody tr class=row_eventdD/ Science
and democracy in a sustainable worldbr / br /i class=spipIn place of/ibr / br /a finite world :
necessity to preserve ressources and share wealth/tdtdTime : 2:00br / br /4 speakers +
débate or workshops/td/tr /tbody /table table class=spip tbody tr class=row_eventdE/ science
and democracy processus/tdtdTime : 2:00 - (from 17:00 to 19:00)br / br /Open space discussing the
processus and preparing the round-table of the end of the session (27th of january)./td/tr /tbody
/table table class=spip tbody tr class=row_eventdJanuary 27th/td/tr /tbody /table table class=spip
tbody tr class=row_eventdF/ Democratic practices of science and technique and social responsability
for scientists and citizensbr / br /i class=spipIn place of /ibr / br /Scientists, democracy and
social responsibility/tdtdTime : 2:30br / br /4 speakers + débate or workshops/td/tr /tbody
/table table class=spip tbody tr class=row_eventdG/ Round tablebr / br /i class=spipIn place of/ibr
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de cet article est a href=http://fsm-sciences.org/spip.php?article304
class=spip_outhttp://fsm-sciences.org/spip.php ?article304/a/div
Hatch et Technip, maître d'ouvrage du projet Koniambo, a décidé de confier les
travaux de terrassement de l'usine métallurgique du Nord à plusieurs entreprises
locales au détriment de Vinci Grands Travaux. Yonaniko Grenon, directrice des relations
extérieures de KNS, opérateur de l'usine...img width='1' height='1'
src='http://rss.feedsportal.com/c/499/f/413866/s/27c8d80/mf.gif' border='0'/div
class='mf-viral'table border='0'trtd valign='middle'a
href="http://res.feedsportal.com/viral/sendemail2_fr.html?title=Nouvelle-Calédonie : Vinci
Grands Travaux perd un important
contratlink=http://www.lesechos.fr/info/equip/4804476.htm?xtor=RSS-2062" target="_blank"img
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href="http://res.feedsportal.com/viral/bookmark_fr.cfm?title=Nouvelle-Calédonie : Vinci
Grands Travaux perd un important
contratlink=http://www.lesechos.fr/info/equip/4804476.htm?xtor=RSS-2062" target="_blank"img
src="http://rss.feedsportal.com/images/bookmark.gif" border="0" //a/td/tr/table/divbr/br/a
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Publication électronique de thèses et mémoires de recherche Date limite : 15
février 2009Nous invitons tous les auteurs de thèses et mémoires relevant du
domaine des études françaises et francophones à soumettre leurs travaux
à notre site sans papier, afin de constituer une archive électronique de la recherche
doctorale dans les disciplines concernées. Les paragraphes qui suivent décrivent le
projet plus précisément.En avril 2008, avec le soutien de l'Ambassade de France aux
Etats-Unis, le centre French Studies de Cornell University a lancé un site
électronique nommé sans papier. Le projet est d'ouvrir un espace éditorial en
ligne pour les « pré-publications » de textes de recherche ayant trait aux
mondes français et francophones, dans toutes les disciplines pertinentes. Alors que le
délai moyen entre l'envoi d'un article à une grande revue et l'éventuelle
parution est désormais de deux ans (avec des pics à quatre ou cinq ans...),
période pendant laquelle le travail devient inaccessible. sans papier permet aux auteurs,
sous le mode de la gratuité et de l'ouverture du savoir, de rendre immédiatement
lisible leur recherche, de partager des hypothèses encore en cours, de délivrer un
premier état de leur réflexion.Nous avons jusqu'à présent
concentré nos efforts sur les articles, mais nous nous proposons actuellement de lancer une
nouvelle collection électronique regroupant des travaux de recherches sanctionnés par
des diplômes de l'enseignement supérieur. Les mémoires et a fortiori les
thèses de doctorat sont le résultat d'une longue enquête, et, dans les cas
– minoritaires – où ils trouvent un éditeur,
un « allègement » est le plus souvent nécessaire. Si le processus de
révision peut permettre à un exercice universitaire de devenir un véritable
livre, il s'accompagne pourtant d'une relative et inévitable déperdition. Par
ailleurs, le contexte de l'édition traditionnelle n'est guère adapté au fort
nombre de travaux de recherche, qui ne trouvent pour la plupart pas de «
débouché » en version papier. Ainsi, les thèses ont aujourd'hui un
statut semi-officiel : elles existent en quelques exemplaires dans des bibliothèques et sont
consultables de fait, mais de manière limitée, et très difficilement en dehors
des limites nationales. Les mémoires ont une existence encore plus locale.L'idée
serait de mettre en ligne, via notre site sans papier, ces textes qui circulent déjà,
mais si mal – et d'ainsi leur conférer un lectorat élargi en
attendant une éventuelle révision pour publication. Nous accepterions tous les
mémoires et thèses soutenus avec succès dans l'enseignement supérieur,
portant sur les mondes français et francophones, sans distinction de disciplines. sans
papier est pour [...]
La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a suggéré de
créer un nouveau livret d'épargne, sur le modèle du livret A, qui servirait
à financer les infrastructures
Les bébés nés par césarienne présentent plus de risque de
développer un trouble respiratoire que ceux nés par voie vaginale, montrent les
travaux de chercheurs néerlandais.
Vous allez trouver dans cette liste de l'inspiration pour pouvoir ajouter de l'eau dans vos
scènes en utilisant photoshop. Vous trouverez aussi des travaux originaux et étonnant
d'excellents artistes et designers à travers le monde...
Le VIIe Colloque International Christine de Pizan se tiendra à Bologne du 22 au 26 septembre
2009. Les travaux du Colloque se dérouleront au siège de notre Université,
située au coeur du centre historique et se développeront selon ces axes de recherche
: 1. L'art de la traduction : une réflexion sur les nombreuses traductions des oeuvres de
Christine de Pizan, des premiers témoignages aux travaux les plus récents, mais aussi
Christine traductrice et interprète de la culture italienne en France. 2. Rêves,
visions, prophéties : voyage dans l'au-delà, parole prophétique, parole
politique. 3. Couleurs et symboles : une réflexion sur les rapports avec l'art, les coutumes
et la mode du temps, et sur le langage symbolique qui y est lié. 4. Christine et la ville:
Venise, Bologne, Paris. 5. Christine de Pizan et les études de genre à Bologne. 6.
Mythe et mémoire féminine. Les interventions dureront vingt minutes et seront suivies
de dix minutes de discussion. Nous demandons à tous les intervenants d'envoyer avec leurs
propositions un résumé détaillé : le comité scientifique
étudiera les propositions et leur cohérence avec les sections prévues. Autant
que possible nous chercherons à éviter les sessions parallèles. Les langues du
Colloque : italien, français, anglais. Inscription : remplir et envoyer le formulaire
ci-dessous avant le 31 décembre 2008. Comité scientifique : Giovanna Angeli, Patrizia
Caraffi, Mario Mancini, Maria Giuseppina Muzzarelli, Vita Fortunati, Jeff Richards, Anna Slerca,
Margarete Zimmermann Contact : Patrizia Caraffi, Dipartimento di Italianistica, Università
di Bologna Indirizzo mail : dipital.convegnopizan2009@unibo.it p [...]
A l’occasion de la parution de “ProspecTic, nouvelles technologies, nouvelles
pensées ?” par Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fing - un
ouvrage pédagogique et de synthèse sur les défis des prochaines
révolutions scientifiques (Amazon,
Fnac,
Place des libraires) -, il nous a semblé intéressant de revenir sur les enjeux
que vont nous poser demain nanotechnologies, biotechnologies, information et cognition.
Maintenant que nous avons posé l’avenir des prochaines révolutions
technologiques, observons les clefs pour comprendre, et les défis que qu’elles nous
adressent.
La voracité énergétique
Multiplier les équipements personnels informatiques, biotechnologiques et
nanotechnologiques a une conséquence : notre consommation énergétique
déjà très forte risque d’exploser. Ces objets autonomes impliquent
souvent l’usage de systèmes plus centralisés et très consommateurs en
énergie. Dans le domaine des technologies de l’information, c’est le cas des
fermes informatiques, ces centres remplis de serveurs connectés à l’internet.
Ainsi, une recherche sur le site Google consomme autant qu’une heure
d’éclairage avec une ampoule basse consommation, télécharger un
quotidien en ligne via les réseaux mobiles consomme l’équivalent d’une
lessive tandis qu’un avatar sur Second Life a besoin d’autant d’énergie
qu’un Brésilien. Les plus gros centres de données mondiaux utilisent à
eux seuls 14 centrales électriques de 1 000 mégawatts, et d’ici un quart de
siècle, selon le professeur Gerhard Fettweis de l’université de Dresde,
l’internet pourrait bien consommer autant que le reste du monde aujourd’hui.
Innover pour économiser l’énergie ou la produire
Comme nous l’avons vu dans l’introduction, si la plupart des objets magiques du monde
d’Harry Potter dédiés à l’information existent
déjà dans les laboratoires, il n’en va pas de même pour ceux qui
nécessitent une maîtrise de l’énergie, comme le balai volant. Mais
l’innovation dans le domaine de l’énergie se développe, que ce soit
pour l’économiser ou pour trouver de nouvelles sources.
Pour enrayer la flambée des besoins en énergie, une solution consiste à
créer des fermes de données plus économes. IBM va investir un milliard de
dollars dans le projet Big Green dont le but est de réduire la consommation de ses centres
d’environ 42 %. La consommation énergétique des ordinateurs et autres objets
techniques s’améliore grâce à des composants moins gourmands, par
exemple les écrans Oled, et une gestion plus intelligente de l’énergie. Mais
avec une consommation qui double tous les cinq ans, cela pourrait ne pas être suffisant. Il
faut donc se tourner du côté de l’innovation.
L’automobile pour comprendre les recherches en énergie
Les recherches sur la consommation des voitures nous permettent d’illustrer les
différentes pistes énergétiques. L’augmentation très rapide du
prix du pétrole et ses réserves limitées ont poussé de nombreuses
recherches. Une première piste consiste à réaliser des moteurs à
essence moins gourmands. En ajoutant plus d’intelligence – donc de
nombreux circuits intégrés, – il est possible de gagner en
consommation. Mais quoi qu’il arrive, les réserves en pétrole ne sont pas
éternelles et il est essentiel de trouver des sources alternatives.
La voiture électrique est testée un peu partout dans le monde. Ainsi, Carlos Ghosn,
le président de Renault, entend lancer un modèle Nissan en 2010 aux
États-Unis et au plus tard en 2012 en France. Cependant si une voiture électrique
ne rejette aucun CO2, il faut bien l’alimenter en énergie. Remplacer totalement
l’essence des voitures en France nécessiterait d’ajouter dans le pays une
dizaine de réacteurs nucléaires aux cinquante-huit existants. Il faudrait une
dizaine de gigawatts/heure pour faire rouler cinq millions de voitures ayant une puissance
moyenne d’utilisation de 50 kW, pendant une moyenne d’une heure par jour (50/24 x 5
000 000). Il y a en France cinquante-huit réacteurs nucléaires qui produisent 63
GWh, soit une moyenne de 1,086 GWh par réacteur.
Il est cependant possible d’utiliser l’électricité de façon
innovante. Si nous ne savons pas encore bien stocker l’électricité dans des
batteries qui sont lourdes et peu efficaces, nous savons en revanche mieux stocker l’air
comprimé. C’est l’idée qui est à l’origine du projet de
MDI International dont les voitures prévues pour 2009 se branchent sur une simple prise
électrique et contiennent un compresseur pour aspirer et comprimer l’air. Que ce
soit pour les voitures électriques ou les voitures à air comprimé, la
solution est peut-être dans les hybrides qui disposent de deux moteurs, dont un thermique
classique. Ces véhicules offrent de bonnes performances même sur route, avec une
consommation d’essence extrêmement réduite, du moins tant qu’il reste du
pétrole.
Une autre piste serait de produire de l’hydrogène qui sert pour les piles à
combustible. Mais le dihydrogène (H2) n’existe en grande quantité que dans
l’eau (H2O) – et il faut consommer de grandes quantités
d’énergie pour faire une électrolyse –, dans le sulfure
d’hydrogène (H2S) ou bien associé au carbone dans les combustibles fossiles.
Jeremy Rifkin croit cependant à une économie de l’hydrogène et surtout
à sa production en local, pour éviter le transport et le réseau de
distribution nécessaire à une électricité produite de façon
centralisée, et pour permettre à chaque être humain de produire et même
d’échanger sa propre électricité.
Les innovations énergétiques dans le domaine automobile pourraient se retrouver
dans nos appareils électroniques et, à l’inverse, nos appareils
électroniques pourraient être alimentés par notre véhicule, le
vide-poche devenant peut-être également un chargeur par induction. D’ailleurs,
Rick Wagoner, dirigeant de General Motors, ne s’y est pas trompé en intervenant pour
la première fois à la conférence d’ouverture du Consumer Electronic
Show 2008, le plus grand salon d’électronique, pour y présenter de nouvelles
voitures vertes.
De l’énergie locale pour des équipements autonomes
Pour les équipements électroniques autonomes, l’objectif en consommation
d’énergie est de permettre un coût accessible, un poids de moins en moins
lourd pour une utilisation dans des objets de plus en plus légers, et une autonomie la
plus longue possible. Lorsque les ordinateurs portables atteindront une autonomie d’une
journée, un seuil important sera franchi, changeant les usages aussi profondément
que lorsque ce fut le cas pour les téléphones portables. Les objets intelligents et
communicants franchiront ce seuil lorsque la durée de vie de leurs batteries sera
équivalente à leur propre durée de vie (en principe deux ans).
Les premières piles à combustible utilisant le dihydrogène ou le
méthanol sont commercialisées depuis quelques années. L’effet pile
à combustible a été découvert en 1839 par Christian Schönbein.
Le premier prototype de 1 kW fut réalisé par Francis T. Bacon, en 1953, mais la
commercialisation n’arriva qu’en 2005. En raison de leur poids élevé
(3,9 kg), elles ont d’abord été utilisées presque uniquement pour les
caméras vidéo professionnelles. Elles sont aujourd’hui moins lourdes mais
restent chères à cause du platine nécessaire à la catalyse de la
réaction. L’utilisation des nanotechnologies devrait permettre d’en diviser le
poids par 3 ou 4 d’ici cinq à dix ans. Cependant, Toshiba compte lancer des piles
à combustible pour téléphone portable et baladeur dès fin 2008.
Il existe également de nombreuses recherches pour rendre les appareils plus autonomes.
Elles font appel à toutes les technologies possibles (nanotechnologies, biotechnologies,
etc.). Ainsi, le micromoteur à combustion développé à
l’université Birmingham par le professeur Kyle Jiang offrirait une autonomie de 25
jours pour un ordinateur et de 6 mois pour un téléphone portable.
L’université de Trondheim, en Norvège, travaille sur des cellules solaires de
troisième génération qui pourraient avoir une efficacité
énergétique (1) d’environ 40 %, soit deux à trois fois
supérieure à celle générée avec les technologies actuelles.
Une autre approche consiste à utiliser les biotechnologies pour produire de
l’électricité. Peter Girguis de l’université de Harvard
développe une batterie à bon marché utilisant des ordures, du compost et
d’autres déchets qui sont traités par l’activité de microbes
anaérobiques. Du compost au vivant, il n’y a qu’un pas. De nombreux travaux
cherchent à extraire de l’électricité de la molécule ATP
(adénosine triphosphate) qui stocke l’énergie dans les organismes vivants.
Ainsi des robots ont pu développer une autonomie en s’alimentant avec du sucre
à l’université Californie du Sud, des épinards au MIT ou encore des
mouches à l’université Ouest de l’Angleterre UWE.
Jusqu’à une période récente, l’énergie a
été le parent pauvre de l’innovation, en particulier pour les batteries
adaptées aux systèmes autonomes. La diversité des recherches et les premiers
résultats commercialisables pourraient lever un verrou important de
l’évolution des technologies dans les communications et la robotique, mais
également dans l’informatique ambiante, les nanotechnologies et les biotechnologies.
Jean-Michel Cornu
Extrait de ProspecTic, nouvelles technologies, nouvelles pensées, FYP Editions,
2008.
__________
1. L’efficacité énergétique est le rapport entre ce que l’on
peut récupérer utilement et ce qui a été reçu. Cette notion
est souvent confondue avec le rendement qui est le rapport entre l’efficacité
réelle et l’efficacité théorique.
img src="http://www.toutelatele.com/IMG/arton13735.jpg" align="left" width="210" height="150"
hspace="4" vspace="4" Stéphane Plaza n'est pas un agent immobilier comme les autres. Lundi
1er décembre, en plus de réussir le pari de vendre des maisons, après travaux,
ce professionnel a permis à M6 de tenir en haleine près de 3 millions de
téléspectateurs entre 20h50 et 23h50. br /En première partie de soirée,
les inédits du magazine ont ainsi rassemblé 3.03 millions de curieux, soit 11.3% de
part de marché. Sur fond de crise financière et immobilière, l'émission
est venue en aide au couple Stéphane et Angélique, ainsi qu'à Christine. br
/À 22h15, la (...)