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Lorsque j’ai créer Frugalware-fr,
le site de la communauté francophone de Frugalware Linux, j’ai eu
l’idée de créer un planet un peu à l’image de celui
d’Ubuntu-fr ou Planete-libre. L’hébergeur Tuxfamily,
n’autorisant pas le python, je pouvais dire adieu à planetplanet, le script utilisé par le planète Gnome. Je pouvais faire comme Ubuntu-fr, tenter un
bidouillage avec dotclear mais j’ai trouvé un petit script tout simple et
léger nommé moonmoon (par opposition à
planetplanet) et conçu par Maurice Svay, assez connu
sur la toile.
Moonmoon n’utilise que php5 et simplepie pour l’”aggrégation” des
flux. Hier j’ai mis à jour vers la version svn et j’ai été
agréablement surpris. Avant les flux m’étaient un certain temps à se
mettre à jour et je devais gérer les flux à la main, avec la version 0.2 de
moonmoon nous avons une petite zone d’administration qui facilite la vie.
Si on sait se débrouiller avec le html et le css, il est possible d’adapter moonmoon
à un site, voyez comme j’ai fait avec le planet Frugalware-fr:
Concernant le panel admin, la gestion des flux est simple:
et il il y a même un bouton pour purger le cache:
Sur la toile qui utilise moonmoon ? A date, j’ai trouvé deux sites:
Le plus regrettable c’est que le développement de moonmoon est un peu en suspend
depuis plusieurs mois. J’espère que Maurice Svay reprendra son développement.
La seule alternative à moonmoon en php est le fameux bilboplanet, alias le script du
Planète-libre, dont le code n’est pas encore finalisé pour
véritablement être utiliser sans soucis. Toutefois je surveille de prêt
bilboplanet, un compte chez tuxfamily a été crée avec un dépôt subversion.
Je n'ai pas pu résister, j'ai téléchargé le live CD avec le trunk de
KDE 4.2 (4.1.72 en fait) : http://home.kde.org/%7Ebinner/kde-four-live/
Autant KDe 4.1 m'avait laissé un peu sur ma faim (il manquait quelques options pour en
faire un bureau utilisable pour ma part) ... et bien la on peut dire waow (sans jeux de mots).
C'est ultra rapide, ca booste, les applications avec QT4 sont géniales (ktuberling
notament m'a impréssioné, bon ok il faut avoir des enfants pour en comprendre
l'utilité...).
La fonction qu'il me manquait a été rajouté : pouvoir faire une bureau une
zone de stockage d'icone et donc un vrai bazar rapidement(avant on avait juste le choix d'avoir
un plasma qui contenait les fichiers). Dolphin à également beaucoup
progréssé, et est devenu une vrai alternative aux différents gestionnaire de
fichier.
Les différents outils de configuration ont été pensé jusque dans les
moindres détails. Par exemple un truc tout bête mais il fallait y penser, pour les
papiers peint du bureau, une interface va chercher directement sur kde-llok.org les
dernières soumissions : brilliant. Les plasmas sont plus nombreux et de trés bonne
facture et leur nouvel onglet de configuration est plus agréable a utiliser.
Cela reste une béta, elle plante encore un peu (c'est l'occasion de faire des
remontées) et je n'ai pas pu tester les effets 3d. En tout cas il me tarde la
sortie de cette superbe machine, bravo à tout ceux qui ont contribué à faire
de kde 4.2 une véritable bête de course. Je vous conseille donc de tester le live cd
(il y a une option pour l'installer également) et faire un maximum de remonté pour
le rendre encore plus intéressant.
Le « prompt », que l'on désigne par « invite de commande » en
français est une chaîne de caractères indiquant que l'ordinateur est
prêt à recevoir une saisie au clavier.
Les informations qui suivent concernent le shell livré par défaut avec la plupart
des distributions, le bien nommé « Bash ».
Le « prompt » est défini dans une variable d'environnement nommée
« PS1 », celle-ci peut contenir des données statiques mais également
des « séquences d'échappement » spéciales permettant d'afficher
des données dynamiques comme le nom d'utilisateur courant, le répertoire courant,
etc. Il est également possible de mettre de la couleur afin d'égayer un peu votre
terminal et surtout de vous retrouvez dans vos différents comptes utilisateurs ou dans vos
différentes machines.
Voici la liste des séquences d'échappement intéressantes :
h : le nom de la machine (hostname) jusqu'au premier point H : le nom de la machine complet j :
le nombre de processus fils lancés en arrière plan e : caractère
d'échappement (utile pour les couleurs) n : nouvelle ligne r : retour chariot u : le nom
d'utilisateur courant w : le chemin complet du répertoire de travail courant W : le
répertoire de travail courant $ : affiche un # si l'utilisateur est root sinon affiche un $
[ : début d'une séquence de caractères non imprimables ] : fin d'une
séquence de caractères non imprimables D{format} : la date selon le format
passé en paramètre (cf. la syntaxe de « strftime »)
Les couleurs quant à elles sont des « séquences d'échappement ANSI
» entourées d'un début et d'une fin de séquence de caractères
non imprimables. Ces séquences ont un format bien déterminé : celui-ci
commence par « ESC[ » et se termine par « m ». Entre
ces deux parties, il faut indiquer un code de mise en forme (gras, souligné, clignotement,
etc) ainsi qu'un code pour la couleur désirée, les deux champs étant
séparés par un point-virgule.
Voici la liste des mises en forme les plus courantes :
0 : normal 1 : gras 4 : souligné 5 : clignotement 7 : négatif 22 :
désactivation du gras 24 : désactivation du souligné 25 : désactivation
du clignotement
[ : début d'une séquence de caractères non imprimables (pour la couleur)
e[ : début d'une séquence ANSI 1;42 : mise en forme grasse avec une couleur de fond
verte intensité normale m : fin d'une séquence ANSI ] : fin d’une
séquence de caractères non imprimables u : nom d'utilisateur courant @ : signe @ H :
nom de la machine complète [ : début d'une séquence de caractères non
imprimables e[ : début d'une séquence ANSI 0;40 : mise en forme normale avec une
couleur de fond noir intensité normale m : fin d'une séquence ANSI ] : fin
d’une séquence de caractères non imprimables : : signe : w : chemin complet du
répertoire de travail courant $ : caractère # si l'utilisateur est root sinon
caractère $
Pour tester vos créations (ici un fond rouge qui peut être pratique pour
l'utilisateur « root »), il vous suffira de taper dans un shell :
Une fois satisfait de votre « PS1 », vous n'aurez plus qu'à le mettre dans le
fichier « /etc/bash.bashrc » (pour tous les utilisateurs) ou dans votre
fichier « ~/.bashrc » (pour vous uniquement).
Notez au passage qu'il existe aussi trois autres variables d'environnement « PS2 »,
« PS3 » et « PS4 » que je vous laisse découvrir dans le man de
bash !
N'hésitez pas à proposer vos « prompt » en commentaires !
Après avoir lu que le projet Rockbox venait de sortir une nouvelle version stable, je me
suis décidé à jeter un coup sur Rockbox et à l'installer sur mon
baladeur MP3. Rockbox est un firmware alternatif sous license GPL, qui s'installe à
côté du firmware original en modifiant le boot loader du baladeur.
Rockbox est écrit en C et en assembleur pour certaines routines low-level, et le
résultat est très impressionnant. Je pensais notamment que l'interface serait
plutôt complexe avec des dizaines d'options de configuration, mais non, même si les
dizaines d'options de configuration sont là, les réglages par défaut sont
corrects, le thème de base plutôt joli et l'interface intuitive.
Quel est l'intérêt d'un firmware libre en lieu et place de celui de
iriver/archos/apple ? D'abord évidemment on pourra supporter les codecs
supplémentaires ( ogg, flac ) que les lecteurs du marché n'embarquent pas. Ensuite
comme dit précédemment, on dispose de beaucoup plus de thèmes et d'options de
configuration, ce qui vous permet de personnaliser le mode de fonctionnement de votre vecteur MP3
très finement ( au niveau des fondus/enchainement, du fonctionnement des playlists, des
réglages d'égalisation des fréquences) De plus Rockbox intègre en
standard de nombreuses applications absentes d'un balladeur mp3 standard, depuis
l'économiseur d'écran Matrix, au chronomètre, jusqu'à un port de Doom
parfaitement fonctionnel, chose assez inattendue sur un baladeur mp3 de cinq ans d'age. Enfin
Rockbox dispose d'un installateur graphique multi plateformes ( je l'ai testé sur Mac OS X )
et d'une excellente documentation utilisateur.
Rockbox montre que si les gros projets du libre (noyau Linux, X, Gnome,
glibc ) sont maintenant essentiellement le fait de salariés d'IBM, Redhat, Novell, Nokia, ou
Sun, les hackers indépendants peuvent aussi faire de bien belles choses !
Parrains Linux est un projet
d’entraide, le principe est simple : Aider les nouveaux utilisateurs de GNU/Linux
grâce à un système de parrainage. Si vous êtes à l’aise
sous Ubuntu par exemple, il vous suffit de vous inscrire en indiquant le pays, le
département de votre lieu de résidence et pour finir votre adresse @mail.
Ainsi un débutant pourra faire une recherche et trouver un parrain proche de chez lui pour
lui venir en aide. Il lui suffira d’envoyer un mail afin de prendre contact, le principe
est donc simple et permet aux utilisateurs de GNU/Linux de se rencontrer facilement. Actuellement
l’annuaire recense 1400 membres, bien sûr plus il y aura de parrains, plus
l’aide sera accessible aux débutants... Alors n’hésitez pas à
vous inscrire si vous en avez les compétences !
A l’heure du “tout internet”, de plus en plus de gens ont tendance à ne
pas sortir de chez eux quand il s’agit de voter également. Et pour cause, finies les
files d’attente et tous les embarras associés.
Cependant il semblerait que Firefox 3 pose un problème sur le site des élections
prud’homales 2008 et ne soit pas accepté pour voter...
Voici la liste des navigateurs qui vous permettent d’accéder correctement à
toutes les fonctions du site de vote électronique :
Internet Explorer version 6 ou plus
Firefox version 1.5 ou plus, sauf la version 3.0
Opera version 8.0 ou plus
Safari version 3.1 ou plus
La version 3.0 de Firefox ne vous permettra pas de voter par internet entre le 19 et le
26 novembre. En effet, cette version de Firefox ne garantit pas, pour les élections
prud’homales, la confidentialité des informations qui doit être assurée
sur un site internet sécurisé.
Vous voilà prévenus...
Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, relate ceci aussi sur son
blog. L’origine du problème ne semble pas encore connue et on attend avec
impatience de savoir de quoi il retourne !
A l’heure du “tout internet”, de plus en plus de gens ont tendance à ne
pas sortir de chez eux quand il s’agit de voter également. Et pour cause, finies les
files d’attente et tous les embarras associés.
Cependant il semblerait que Firefox 3 pose un problème sur le site des élections
prud’homales 2008 et ne soit pas accepté pour voter...
Voici la liste des navigateurs qui vous permettent d’accéder correctement à
toutes les fonctions du site de vote électronique :
Internet Explorer version 6 ou plus
Firefox version 1.5 ou plus, sauf la version 3.0
Opera version 8.0 ou plus
Safari version 3.1 ou plus
La version 3.0 de Firefox ne vous permettra pas de voter par internet entre le 19 et le
26 novembre. En effet, cette version de Firefox ne garantit pas, pour les élections
prud’homales, la confidentialité des informations qui doit être assurée
sur un site internet sécurisé.
Vous voilà prévenus...
Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, relate ceci aussi sur son
blog. L’origine du problème ne semble pas encore connue et on attend avec
impatience de savoir de quoi il retourne !
Je m’adresse ici surtout aux utilisateurs belges de Firefox qui, comme moi, n’ont pas
d’autre choix que d’avoir un abonnement internet à quota limité :
Minimeter est une extension Firefox qui va vous servir.
Classiquement, on a droit a une certaine quantité de données
téléchargées et envoyées mensuellement. Sachant qu’en
dépassant ce quota on voit sa vitesse de connexion généralement
réduite à 64K sauf à payer un supplément, il est parfois bon de
savoir où en est le quota.
Certains fournisseurs d’accès encore (comme Mobistar ADSL), maintiennent la vitesse
de connexion normale mais facturent automatiquement par giga supplémentaire. On peut alors
avoir de belles surprises à la réception de la facture.
C’est là qu’intervient Minimeter. En effet, cette petite extension permet
d’afficher dans la barre d’état de Firefox l’état du quota
mensuel de votre abonnement.
S’affichent entre autres le ratio utilisé/limite, le pourcentage, une petite barre
de progression, le nombre de jours restant avant la remise à zéro du compteur,
etc... J’ai commencé l’article en parlant des Belges mais l’extension
couvre un certain nombre de pays. Force est de constater que c’est la Belgique la plus
représentée...
Pour résumer cette extension est fort pratique puisqu’on a
généralement pas d’autre moyen pour connaître l’état de
son quota que de passer par le site du FAI et fouiller les pages de support pour arriver à
nos fins. Encore plus pratique puisqu’un double clic renvoie directement vers la page du
FAI présentant le quota lui-même.
La conférence a eu lieu aujourd’hui, vendredi 2008-11-21 en notation standard
ISO 8601, à 14h et à
16h30+.
La première conférence dans l’amphi du bas s’est déroulée
devant environ 60 personnes, et la seconde dans l’amphi du haut devant environ 30
personnes. Le public était étudiant, attentionné et a bien réagi,
mais peu de questions.
Le soir où j’ai diffusé sur mon blog le tutoriel intitulé
«Â Dessiner le logo Ubuntu avec The Gimp », j’ai été
buté à un problème qui m’a fait échoué sur ce logiciel.
Je devais mettre en ligne deux fichiers : un fichier pdf du tutoriel et une archive tar.gz qui
contenait le version odt du même tutoriel ainsi que l’ensemble des captures
d’écrans au format png utilisées dans ledit document.
Première difficulté
WordPress.com n’accepte pas les fichiers de formats autres que la plupart des fichiers
audio vidéo, le pdf et le odt. Donc impossible de mettre en ligne l’archive.
J’extrais de l’archive le fichier odt et le publie sur le blog. Puis me vient
l’idée d’insérer quelques captures pour clôturer l’article.
Deuxième difficulté
Le Gestionnaire d’archive ne parvient pas à me restituer un bon nombre de fichiers,
pour la plupart, les captures les plus importantes, celles que je voulais placer à la fin
du blog. Après avoir essayé plusieurs fois, j’abandonne après
m’être rendu compte que c’étaient les astérisques dans les noms
des fichiers qui empêchaient leur extraction. Je pouvais renommer manuellement ces
fichiers, mais paresseux comme pas deux, je me dis qu’il doit y avoir une solution un peu
moins fatiguant.
Rentré chez moi, je me penche à nouveau sur le problème, je vais vers le
dossier qui contenait les fichiers non compressés. Avec nautilus, je les
sélectionne tous, puis je reste hébété lorsque après avoir
ouvert le menu contextuel sur un des fichiers sélectionnés, je vois que la commande
«Â Renommer » reste désactivé. Nautilus ne
renomme pas les fichiers par lot.
Au secours Synaptic !
Je me rends sur Synaptic et je recherche un logiciel de renommage de fichier par lot en utilisant
les mots-clés «Â file rename » (ou l’inverse, je
ne sais plus très bien). Une liste d’application apparaît avec en premier, des
logiciels de renommage par lot pour KDE (berp !) que je ne regarde même pas. Puis enfin je
trouve PrefixSuffix et Purrr, dont le dernier me sauva la vie. Les deux, non documentés ne
me rendirent pas la vie très facile.
PrefixSuffix ne m’aida en rien, d’autant plus qu’il était bugué.
Quand il fallait remplacer les «Â *Â » par
«Â _Â », c’est plutôt les lettres
«Â CÂ » qu’il remplaçait et les astérisques
démeuraient.
Quant à Purrr, il avait sur sa seule zone de texte une indice qui me mis à la
recherche du graal que je finit par trouver.
Purrr
Au démarrage, dans la zone de texte «Â Name template »,
était placé un «Â [N]Â ». Je n’en savait
trop rien mais je me suis quand même décidé d’ajouter les fichiers que
je voulais renommer dans la zone de liste qui suivait. Elle avait deux colonnes, la
première affichait les noms originaux des fichiers pendant que la seconde, les noms
qu’auront les fichiers après renommage. Et ils étaient identiques.
Accueil
Dans la zone de texte, vu que je voulais que tous les fichiers portent le nom
«Â Capture » plus un numéro pour faire la
différence, j’ai tapé «Â Capture » avant
le «Â [N]Â » qui s’y trouvait et les noms des fichiers
apparaissaient maintenant avec «Â Caputre » au début.
C’est là que j’ai compris que le «Â [N]Â »
signifiait Name donc, répète le nom original du fichier.
Je supprime «Â NÂ » et un message d’erreur très
poli m’informe que le modèle de nom que j’ai entrée dans la zone de
texte générait des conflits. Ensuite je pose : Si pour «Â file
name » le caractère saisit était
N, ce que pour l’extension, ça devrait être
«Â EÂ ». Bingo, ça marche ! Seulement, il fallait
ajouter un point avec pour que ça fasse correcte.
Maintenant il faut trouver une lettre pour placer un numéro automatique entre le nom du
fichier et son extension. Là, je m’y suis pris de manière pas très
maligne. Je n’avais pas de choix, J’ai commencé à placer toutes les
lettres de l’alphabet une à une jusqu’à ce que je tombe sur la bonne :
«Â [C]Â ». Malheureusement, je n’y était pas
allé par ordre alphabétique, plutôt par l’ordre du pavé
alphanumérique du clavier :-(. Finalement c’était fait. Tous les fichiers
étaient correctement renommés. Mais c’est fou que de ne pas documenter un
logiciel !
Final
Hey ! N’oubliez pas de cliquer sur le bouton
«Â Rename ».
Avec l'expansion pandémique de "services" comme Google Analytics, les moyens de se
prémunir des SpyWebs prennent de plus à en plus d'importance. Et si des outils
comme adBlock offre une
très protection locale efficace, la protection d'un réseau dans son entier ne peut
se passer de privoxy, un proxy filtrant aux possibilités étonnantes et disponible
sur beaucoup de systèmes de Windows à Linux en passant par AmigaOS.
v2 - Mise à jour, suppression de tproxy, passage direct de la transparence avec privox
(2008-11-21 14:23)
v1 - Mise à
jour des règles avec une 20aine de nouveaux blockages. Amélioration du script de
lancement avec un mode pause/resume (2008-10-31 12:47)
Qu'est-ce qu'un SpyWeb ?
Pour faire simple, le SpyWeb est à la toile ce que le SpyWare est à Windows, des
applications qui s'exécutent dans votre dos par le simple fait de visiter un site. Et les
dangers liés à leur présence sont aussi nombreux que clairement
sous-estimés :
Ces outils collectent toutes sortes d'informations vous concernant qui sont
généralement liés à votre adresse IP. Cet aspect est aujourd'hui
critique pour les internautes disposant d'une adresse IP fixe (tous les abonnés de Free
par exemple), mais le sera demain pour tout le monde, lorsque chaque internaute aura sa propre
IPv6.
La globalisation de l'usage de certains de ces SpyWebs, typiquement Google Analytics,
implique que la majorité des sites que vous visitez utilisent ce "service", et par
conséquent nourrissent les bases de données d'un acteur unique (Google, Xiti,
etc.). Associé au point précédent, cette généralisation laisse
imaginer la densité des informations potentiellement nominatives vous concernant, et
échappant à toute action de la CNIL.
Se présentant généralement sous la forme de code JavaScript, personne, y
compris les WebMasters qui les incluent avec beaucoup de légèreté dans leur
pages, ne peut être assuré de ce qu'ils font réellement, et encore moins de
ce qu'il feront demain.
Certains de ces SpyWebs vont très loin dans leur collecte d'information,
jusqu'à se transformer en véritable outil de piratage enregistrant
littéralement l'ensemble des actions effectuées au sein d'un même site avec
votre souris ET votre clavier (saisie de mots de passe, de coordonnées perso, etc.).
Même si l'usage de ces outils n'est pas généralisé, que se passera
t-il demain, si par exemple Google, décide d'inclure se type de fonctionnalité ?
Vu du côté des WebMasters, les outils décentralisés comme Google
Analytics impliquent une perte d'informations vitales concernant leurs visiteurs car elles ne
leur appartiennent pas. Ce n'est sûrement pas critique pour un bloggeur mais beaucoup plus
pour un site professionnel lorsque viendra le moment d'utiliser des outils comme Business Object
pour procéder à des études plus poussées que celles fournies en
standard.
Enfin, le moindre mal, ces outils, comme les publicités et autres flasheries,
pourrissent votre bande passante en ajoutant de nombreux téléchargements inutiles
à l'information affichée.
Entendons-nous bien, je comprends parfaitement l'importance des outils statistiques pour la
gestion de la stratégie d'un site. Mais il existe aujourd'hui d'autres solutions (awstats,
phpmysites, etc.) qui stockent localement les données des utilisateurs.
Il est aujourd'hui parfaitement possible, avec certes un peu plus d'efforts, d'obtenir les
mêmes résultats avec en prime un respect de ses utilisateurs, et une maîtrise
des données.
Qu'est-ce que privoxy ?
Il existe quelques méthodes pour se débarrasser
localement des SpyWebs mais privoxy demeure la plus efficace s'agissant de protéger
globalement un réseau.
Privoxy est un proxy HTTP
"filtrant" dont le rôle est "simplement" d'analyse chaque page de chaque sites que vous
visitez pour y éradiquer publicités et SpyWebs.
Pour arriver à ses fins, privoxy dispose de deux techniques. Soit il va interdir, comme le
ferait AdBlock, l'accès à certains sites, soit il va modifier, "à la
volée" les pages que vous recevez (par exemple pour altérer des scripts dangereux).
Privoxy est en outre capable de "désanimer" des images GIF, de nettoyer vos cookies pour qu'ils ne laissent pas
passer d'information, de maquiller l'identité de votre navigateur. Bref, c'est un outil
complet, simple d'utilisation, rapide à installer, prêt à l'emploi et
complètement paramétrable pour filtrer encore plus loin.
Au final, le navigateur va recevoir une page la plus "pure" possible débarrassée de
tout ce qui peut nuire à la lisibilité, à la bande passante et à la
sécurité.
Maintenant la suppression des encarts de pub est un peu plus litigieuse que celles des SpyWebs.
En effet le modèle de financement et donc de développement de la toile s'appuie
très massivement sur la publicité. Et même si je suis le premier à
regretter les abus grandissant ces dernières années (on est loin de l'époque
du linteau de pub en haut de la page), le choix de les supprimer purement et simplement n'est pas
forcement la bonne solution.
Malheureusement l'éradication de la publicité devient ici un des dommages
collatéraux lié à la guerre anti-SpyWebs. En effet, autoriser la
publicité et pas les SpyWebs n'a aucun sens car les deux reposent sur les mêmes
mécanismes. A titre d'exemple, GoogleAd se base sur un script show_ads.js pour afficher la
pub. Aujourd'hui Google Analytics se base lui sur le script urchin.js. On pourrait logiquement
autoriser le premier et bloquer le second. Mais si cette pratique se généralise,
Google aura tôt fait de vider urchin.js pour transférer la logique d'espionnage sur
show_ads.js rendant la protection caduque. La destruction systématique des scripts
externes est donc la priorité même si la publicité en pâtie.
La seule solution que j'ai trouvé à ce problème consiste à
débloquer la publicité sur les sites que je considère comme "ami", ce qui se
fait très simplement avec Privoxy.
Installation
Privoxy peut être installé sur une machine de bureau mais prend sa pleine puissance
une fois mis en place sur tout un réseau. Il va donc falloir choisir une machine qui sera
connue des autres mais il n'est pas nécessaire qu'elle soit dédiée à
cette tâche. Privoxy prend peu de ressource mémoire et CPU, n'importe quelle machine
sous n'importe quel système devrait convenir pour peu qu'elle soit allumée en
permanence. Pour la suite j'appellerais cette machine, machine_privoxy.
Toutes les versions binaires pour tous les Systèmes sont téléchargeables
ici.
Pour un système GNU/Linux l'installation se fait comme suit : root#urpmi
privoxyouroot#aptget install privoxyroot#/etc/init.d/privoxy startLancement de
privoxy : [ OK ]root#Â
Paramétrage du navigateur
L'avantage d'un proxy http est qu'il n'existe pas à ma connaissance de navigateur qui ne
sache pas l'utiliser. Pour l'exemple nous allons faire ici le paramétrage de FireFox, mais
il pourrait tout aussi bien s'agir de Safari, Opéra et même Internet Explorer...
Il faut donc maintenant aller sur la machine cliente pour indiquer à son navigateur
d'aller chercher ses pages web sur la machine_privoxy. Dans FireFox allez dans les menus
Édition/Préférence/Réseau/Paramètres. Sélectionnez
configuration manuelle du proxy et entrez pour HTTP les valeurs machine_provoxy et 8118. Cliquer
ensuite sur OK et enfin Fermer.
C'est tout ! Pour vérifier que tout fonctionne, saisissez l'adresse
http://config.privoxy.org/ et validez. Vous devez voir apparaître la page de configuration
de privoxy.
Privoxy à l'oeuvre
Tout est donc opérationnel. Pour se convaincre que tout est en place, il suffit d'ouvrir
une console sur la machine privoxy et d'y faire un tail -f /var/log/privoxy/logfile.
Ensuite sur le poste client, allez faire un tout avec votre navigateur sur le site
www.liberation.fr et regardez ce qu'affiche privoxy : root#tail -f
/var/log/privoxy/logfileRequest: www.liberation.fr/Request:
www.liberation.fr/_looks/liberation/scripts/rObj.js(...)www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/225/M/7424944326/?
crunch!Request: www.liberation.fr/_looks/liberation/images/fond_pub_728x90.gif(...)Request:
www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/163/S/7424944326/? crunch!Request:
www.liberation.fr/_looks/liberation/images/onglet_forum_on.gif(...)Request:
cmhtml.fr.overture.com/d/search/p/standard/eu/js/flat/ctxt/ls/?ctxtId=libe_fr_annuaire&NGrp=2&NKw=4&Pg=1&keywordCharEnc=utf-8&outputCharEnc=utf-8&Partner=liberation_js_fr_ctxtls_libe
crunch!(...)www.liberation.fr/interactif/question/libeblogs/_files/file_258326_34465_petite_vignette.jpgRequest:
www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/276/S/7424944326/? crunch!(...)Request:
www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/94/S/7424944326/? crunch!Request:
www.liberation.fr/interactif/question/libeblogs/_files/file_260788_26585_petite_vignette.jpg(...)Request:
www.google-analytics.com/urchin.js crunch!(...)Request:
logi8.xiti.com/hit.xiti?s=197813&s2=2&p=homepage&hl=8x59x22&lng=fr&r=1280x886x32x32&re=1280x746&ref=
crunch!root#Â
A chaque fois que privoxy affiche crunch, il a bloquer le navigateur. Nous voyons ainsi qu'en
standard, privoxy bloque efficacement les publicités, Google Analytics et Xiti. Cela fait
déjà beaucoup de nuisance en moins. Mais nous allons pouvoir aller un peu plus
loin.
Améliorer le filtrage Les fichiers à
modifier
Comme vous l'avez vu, Privoxy par défaut marche déjà très bien. Il
est cependant possible d'aller plus loin. Pour changer les paramètres de Privoxy, vous
avez deux solutions. Vous pouvez soit utiliser l'interface WEB (personnellement je ne la trouve
pas très simple), soit taper directement dans les fichiers de configuration. Pour cela, il
faut simplement éditer le fichier /etc/privoxy/user.actions. Notez que le simple fait d'en
faire sauvegarde implique son rechargement. Aucun besoin donc de redémarrer privoxy.
Le fichier user.actions contient les règles que vous avez le "droit" de changer. Vous
pouvez changer aussi les autres mais cela risque de vous créer plus de problèmes
qu'autre chose. Par défaut il contient déjà plein d'exemples utiles.
Vous allez pouvoir ajouter ici, des règles et des alias.
Une règle est la combinaison d'une ou plusieurs actions et est
appliquée à une ou plusieurs URL. Pour la liste complète des actions que
Privoxy propose, allez jeter un oeil ici.
Ajout de nouvelles règles
Prenons un exemple et imagions que nous voulions supprimer l'envoi de tous les cookies
sortant pour le site wwww.mauvais-site.fr. En langage privoxy cela nous donne : {
+crunch-outgoing-cookies }
.mauvais-site.fr
Cette règle très simple va ajouter l'action "crunch-outgoing-cookies" (qui supprime
les envois de cookies) à toutes les urls appartenant à .mauvais-site.fr. Le signe +
indique que la directive doit être ajoutée aux autres règles. A l'inverse, si
nous ajoutons : { -crunch-outgoing-cookies }
bonne-page.mauvais-site.fr
Toutes les pages du domaine mauvais-site.fr auront leur cookie mangé sauf
bonne-page.mauvais-site.fr.
Vous pouvez des * dans les URL, par exemple ad*.site-de-pube.fr, ou même une expression
régulière comme pour adBlock comme www[1-9a-ez].example.c*.
Vous pouvez aussi mettre plusieurs actions entre les accolades, soit sur une seule ligne en les
séparant par des espaces, soit sur plusieurs lignes en ajoutant un à la fin de
chaque ligne. Cela nous donne par exemple pour supprimer cookies entrant ET sortant: {
+crunch-outgoing-cookies
 +crunch-incoming-cookies }
ad*.mauvais-site.fr
www[1-9a-ez].example.c*
Ajout d'Alias
Comme nous l'avons vu, il est possible de mettre plusieurs actions entre accolade. Il peut
être alors pratique de pouvoir regrouper un ensemble d'actions sous un seul alias. Par
exemple, si nous voulons regrouper la suppression de tous les cookies vue plus haut, nous
ajouterions dans le fichier user.actions : Â Â {{alias}}
  +crunch-all-cookies = +crunch-incoming-cookies
+crunch-outgoing-cookies
  -crunch-all-cookies = -crunch-incoming-cookies
-crunch-outgoing-cookies
Une règle pour ajouter, une autre pour enlever, l'exemple parle de lui-même. Ainsi
la règle sur "mauvais-site" pourrait s'écrire avec un de nos deux nouveaux alias :
{ +crunch-all-cookies  }
.mauvais-site.fr
Par défaut dans user.action il y a deux alias très pratiques. Le premier shop va
nous permettre d'assouplir les règles pour les rendre compatibles avec un site de commerce
branlant. L'autre s'appelle fragile et permet de ne pas "casser" les sites souvent mal fichu. Si
vous avez une boutique qui ne marche plus, ou un site fragile, vous pouvez alors ajouter : { shop
}
www.boutique-branlante.fr
{ fragile }
www.site-mal-fichu.fr
Ajout de règles supplémentaires
Il est possible d'améliorer encore privoxy pour ne plus rien laisser passer ou presque. Au
début vous allez observer ce que les sites font exactement en observant les logs de
Privoxy. Et à chaque fois que vous voyez quelque chose de louche, vous pouvez ajouter une
règle comportant l'action { +block } suivi à la ligne suivante de chaque url posant
problèmes. Ce qui au final peut donner quelque chose comme cela : {{alias}}
 big-block      =
+block +handle-as-empty-document
# Régies publicitaires/ Plateformes d'annonce
{ big-block }
.netavenir.com     Â
      Â
   # http://www.netavenir.com/
.turn.com      Â
      Â
    #
http://www.turn.com/corp/how/how-it-works.jsp
.bluestreak.com     Â
      Â
  # http://www.bluestreak.com/whowhat/index.asp
.criteo.com      Â
      Â
   # http://www.criteo.com/en/bloggers.aspx
.blogbang.com/demo/js/blogbang_ad.php?id=Â # http://www.blogbang.com/demo/
/.*/microsoft_adcenterconversion.js    # Régie
Microsoft
*.*.marketingsolutions.yahoo.com/* Â Â Â Â
 # Régie Yahoo
www.googleadservices.com/*Â Â Â Â Â
    # Régie Google
.fmpub.net     Â
      Â
    #
http://federatedmedia.net/whyadvertise/index
pubsrv.allopass.com/* Â Â Â Â Â
      #
http://www.allopass.com/
.comclick.com      Â
      Â
  # http://www.comclick.com/
.regieci.com     Â
      Â
   # http://www.regieci.com/fr/accueil/index.asp
.allo-audience.fr     Â
      Â
 # http://www.allo-audience.fr/
.audientia.net     Â
      Â
  # http://www.audientia.net/new/fr/new/
.clickintext.com    Â
      Â
  # http://www.clickintext.com/
.clickintext.net
.intellitxt.com
# Les enregistreurs/relecteurs
{ big-block }
.clicktale.* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # http://www.clicktale.com/faq.html
cetrk.com/* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # http://crazyegg.com/overview
*.robotreplay.com/* Â Â Â Â Â
      Â
# http://www.robotreplay.com/
/.*/clickheat.js
# médiamêtrie/traçage
{ big-block }
.estat.com     Â
      Â
    #
http://www.estat.com/service/services_form.html
.sitemeter.com     Â
      Â
  # http://www.sitemeter.com/
.w3counter.com     Â
      Â
  # http://www.w3counter.com/
.reinvigorate.net     Â
      Â
 # http://report.reinvigorate.net/snoop
/.*/webanalytics     Â
      Â
 # http://france.webanalytics.be/
.opentracker.net    Â
      Â
  # http://www.opentracker.net/index.jsp
.weborama.* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # http://weborama.com/
.quantserve.com     Â
      Â
  # http://www.quantcast.com/
.performancing.com    Â
      Â
 # http://performancing.com/tracker
.ToutLeMondeEnBlogue.com    Â
     #
http://www.toutlemondeenblogue.com/index.aspx
stats.wordpress.com     Â
      Â
# http://www.wordpress.com
*.technorati.com/*Â Â Â Â Â
      Â
 # http://www.technorati.com
embed.technorati.com/linkcount    Â
   #
/.*xiti.js     Â
      Â
    # http://www.xiti.com/
*.getclicky.com/* Â Â Â Â Â
      Â
 # http://www.getclicky.com/help/
*.iminr.com/* Â Â Â Â Â Â
      Â
  # http://www.iminr.com/
.netprofitblueprint.com/* Â Â Â Â Â
    #
http://www.netprofitblueprint.com/capture.html (assez opaque celui-la...)
.converdge.com     Â
      Â
  # http://www.converdge.com/features
.cybermonitor.com
my.blogitexpress.com/.*.js     Â
   # http://www.blogitexpress.com/
www.atoomic.com/js/*Â Â Â Â Â
      Â
# http://www.atoomic.com/
.clustrmaps.com/counter/*
/phpmyvisites.js
.trackalyzer.com
# Page ranking
www.free-pagerank.com/fcgi-bin/alive_js.fcgi.*Â Â
external.wikio.fr/blogs/top/getrank
www.pagerank.fr/pagerank-actuel.gif
# Loggers un peu trop traçeurs
{ big-block }
.mybloglog.com     Â
      Â
  # http://www.mybloglog.com/
#*.paperblog.fr/* Â Â Â Â Â
      Â
 # http://www.paperblog.fr/pages/presentation/
# Outils non centralisé
/.*/phpmyvisites.js     Â
      #
http://www.phpmyvisites.net/
# traçage des flux (feeds)
{ big-block }
feedjit.com/* Â Â Â Â Â Â
      Â
  # http://feedjit.com/
# Spécial Google
{ big-block }
/.*utm.js      Â
      Â
    # variante d'urchin
/.*stat.*.js
      Â
      Â
 # un filtrage générique
/.*/urchin.js     Â
      Â
  # variante d'urchin
/.*s_code.js     Â
      Â
   # variate d'urchin
/.*google-analyticator.*Â Â Â Â Â
     # le plugin pour
wordpress
# Nuisances
{ big-block }
.snap.com/* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # Charge les liens en tâche de fond pour en
faire
      Â
      Â
      Â
 # des vignettes. Sympa en soit mais pompe pas mal de resources.
.ixnp.com/*
.twitter.com/*
.webreseau.com     Â
  (...)
Si vous êtes nouveau sous linux, il y a des chances que vous rencontriez des gens stupides
sur des forums ou dans des salons de chats qui pourraient vous conseiller d'exécuter des
commandes louches dans votre terminal. Ces commandes pourraient crasher tout votre système
de fichiers ... voire pire, tout votre système d'exploitation. Pour éviter ce genre
de scénarios dangereux, voici une petite liste non-exhaustive des commandes que vous
feriez mieux d'éviter.