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img src=http://www.blogotheque.net/IMG/arton4405.jpg alt= align=right width=614 height=184
class=spip_logos / div class='rss_texte'p class=spipstrong class=spipJohn David Souther ne
mérite sans doute pas le label de songwriter maudit. Tous les millions engrangés
grâce aux hits écrits pour les Eagles et Linda Ronstadt (pour ne citer qu'eux) l'ont
rapidement mis à l'abri du besoin. Sa réputation de bourreau des coeurs et de
misanthrope n'a également rien pour attendrir. Songwriter oublié plus certainement,
on s'en rend compte à la somme relativement modeste de ressources disponibles à son
sujet ayant réussi à passer les âges pour trouver sa place sur le web.
Songwriter courtisé, tant il a écrit pour les autres et participé d'une
manière ou d'une autre à un nombre incalculable de productions du rock californien
des années 70. Songwriter de génie, c'est la conclusion à laquelle tout un
chacun arrivera à l'écoute de sa courte mais intense discographie qui dresse une
trajectoire discrète et passionnante aux confins du folk, de la country et du
soft-rock./strong/p h3 class=spipLes débuts/h3 p class=spipAvant de rejoindre la Côte
Ouest, ce natif de Detroit élevé à Amarillo au Texas joue dans de nombreux
petits groupes (The Icehouse Blues Band, The Cinders) et accompagne notamment Bobby Doyle et Norman
Greenbaum. Il arrive à Los Angeles en 1968, fait un bref passage à New-York puis
retourne en Californie en 1969. C'est à cette époque qu'il fait la rencontre de Glenn
Frey, qui vient juste d'arriver en provenance de Detroit. Souther et Frey se lient d'amitié
et forment Longbranch Pennywhistle. Le duo sort dans la foulée un album éponyme, un
disque country-rock fortement influencé par les Flying Burritos Brothers et sur lequel
s'illustrent des musiciens de studio de premier plan tels que James Burton (Elvis Presley), Buddy
Emmons (The Dillards) ou Ry Cooder (l'album n'a pas été réédité
mais il est téléchargeablement gratuitement sur a
href=http://www.glennfreyonline.com/downloads/multimediafunstuffaudio.htm
class=spip_outglennfreyonline/a)./p p class=spipspan class='spip_document_6242 spip_documents
spip_documents_left' style='float:left; width:205px;' img
src='http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L205xH275/JD_Souther-2-e2207.jpg' width='205'
height='275' alt= style='height:275px;width:205px;' class='' //spanL'échec de Longbranch
Pennywhistle n'empêche pas Souther de commencer, petit à petit, à se faire une
place sur la scène rock de Los Angeles. A l'époque, lui et Frey partagent leur toit
à Echo Park avec un certain Jackson Browne. On peut imaginer l'émulation artistique
à l'oeuvre dans une telle collocation, point de départ des nombreuses collaborations
qui verront le jour dans les années futures. Les trois amis écument les clubs de LA,
notamment le fameux Troubadour, où s'agrège la scène rock de la ville et
où ils font la rencontre de Linda Ronstadt et Don Henley./p p class=spipSouther et Frey
veulent plus de contrôle sur la réalisation du deuxième album de Longbranch
Pennywhistle. C'est avec le premier album de Crazy Horse en tête qu'ils enregistrent les
maquettes de leurs nouvelles chansons. Ils rêvent de David Briggs (producteur de Crazy Horse
et de Neil Young) pour le produire mais leur maison de disques qui n'a pas les mêmes
références est perplexe. C'est alors que Linda Ronstadt leur propose à eux et
à Henley de former son groupe de tournée. Souther décline mais Frey accepte.
De fait, Longbranch Pennywhistle splitte et ce deuxième album ne verra jamais le jour./p p
class=spipFrey et Henley iront former les Eagles tandis que Souther devient en 1971 l'un des
premiers artistes à être signé sur le label Asylum que vient de fonder David
Geffen. C'est probablement par son intermédiaire qu'il rencontre Judee Sill. Leur histoire
d'amour ne dura pas longtemps mais elle fut assez longue pour briser le coeur de Sill et lui
inspirer une chanson, Jesus Was A Crossmaker sur son premier album. Joni Mitchell, Jackson Browne,
Warren Zevon entre autres les suivront auprès de Geffen, contribuant à faire d'Asylum
le label phare du rock californien des années 70./p h3 class=spipLes collaborations : une
fructueuse cash-machine/h3 p class=spipCe n'est pas un hasard si l'on surnomma Souther le
5ème Eagles. Il participe à l'écriture de Doolin' Dalton sur i
class=spipDesperado/i (1973) puis de leur premier tube, Best Of My Love, sur l'album i class=spipOn
The Border/i (1974). Victim Of Love et New Kid In Town suivront sur i class=spipHotel California/i
(1976) et Heartache Tonight sur i class=spipThe Long Run/i (1979). Il est même de la partie
sur l'album du comeback i class=spipLong Road Out Of Eden/i sorti l'année dernière
mais How Long n'a pas été écrite pour l'occasion - elle figure sur le premier
album solo de J.D. Souther. Malgré cela, Souther refusa toujours d'intégrer
officiellement le groupe. Il supporte mal la vie en communauté et préfère
rester chez lui à écrire ses chansons plutôt que de s'engager dans des
tournées interminables et fatigantes. Il apprécie la discrétion que lui
octroie son statut d'Eagle de l'ombre et le confort matériel que lui offrent les royalties
tirées des hits./p p class=spipspan class='spip_document_6240 spip_documents
spip_documents_left' style='float:left; width:205px;' img
src='http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L205xH313/jdlinda-596aa.gif' width='205'
height='313' alt= style='height:313px;width:205px;' class='' //spanDes hits, il en eu aussi avec
Linda Ronstadt. Mais son travail est différent. Pour les Eagles il écrit avec Frey et
Henley, ou au moins un des deux. Pour Ronstadt, Souther compose seul et pas forcément avec
l'idée d'en faire une chanson pour elle. Certains titres passeront d'abord par l'un de ses
disques solos avant d'atterrir sur un album de Ronstadt, d'autres feront le chemin inverse, sans
oublier ceux que Souther n'enregistrera pas. Entre Ronstadt et Souther ce n'est pas qu'une histoire
professionnelle. Ils filent le parfait amour quand Souther produit i class=spipDon't Cry Now/i
(1973) où ses compositions (I Can Almost See It, Don't Cry Now, The Fast One) cotoient
celles de Neil Young et de Randy Newman. Leur romance va jusqu'à gêner les
séances d'enregistrement, nécessitant le renfort d'un autre producteur, Peter Asher.
Faithless Love figure sur le multiplatiné i class=spipHeart Like A Wheel/i (1974),
placée juste avant The Dark End Of The Street, une chanson qu'elle rejoindra au classique du
répertoire US. Deux de ses albums suivants seront nommés du titre d'une chanson de
Souther, i class=spipPrisoner In Disguise/i (1975) et i class=spipSimple Dreams/i (1977). White
Rhythm And Blues, sur i class=spipLiving In The USA/i (1978), est la dernière chanson de
Souther qu'elle enregistra, si l'on omet leur duo sur la BO de i class=spipUrban Cowboy/i (1980),
Hearts Against The Wind. Mais c'est un duo avec James Taylor, Her Town Too sur i class=spipDad
Loves His Work/i (1981), qui lui vaudra un succès./p p class=spipPlus largement, Souther
hante littéralement toute la scène dite de Laurel Canyon, dont les artistes
réclament son timbre de voix qu'il sait si bien utiliser en harmonie. On le verra ainsi
crédité sur une pléiade d'albums : ceux de Lowell George, Dan Folgerberg,
Jackson Browne évidemment, Joni Mitchell, Bonnie Raitt, Kate Taylor, Warren Zevon, Larry
Murray, Andrew Gold, John Prine, Randy Newman, Ned Doheny, Christopher Cross, Richie Furay, Randy
Meisner, America, Carole King, Karla Bonoff, bref, un véritable who's who de la musique
west-coast !/p h3 class=spipThe Souther-Hillman-Furay Band : un relatif fiasco/h3 p
class=spipMalgré son tempérament farouchement individualiste, Souther se laisse
convaincre par Geffen de former un groupe, sans doute aidé en cela par l'échec de son
premier album solo. Geffen a dans l'idée de créer un supergroupe dans la veine de
Crosby, Stills Nash. Habitués aux seconds rôles dans à peu près toutes
les formations country-rock qui comptaient à l'époque (Flying Burritos Brothers, The
Byrds, Buffalo Springfield, Poco, Manassas), Chris Hillman et Richie Furay rejoignent Souther sur
le projet. Egalement conviés en arrière-plan sont le steel-guitariste Al Perkins
(Flying Burritos Brothers), le batteur Jim Gordon (Derek The Dominos), et Paul Harris (Manassas)
aux claviers./p p class=spipspan class='spip_document_6241 spip_documents spip_documents_left'
style='float:left; width:205px;' img
src='http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L205xH148/SHF-75df3.jpg' width='205'
height='148' alt= style='height:148px;width:205px;' class='' //spanAu regard des moyens mis et du
tapage organisé autour de sa sortie en 1974, le premier disque éponyme de The
Souther-Hillman-Furay Band passe relativement inaperçu. Mais l'album en lui-même ne
déçoit pas. La présence de trois fortes individualités est palpable
sans que cela ne nuise à la cohérence de l'ensemble, assurée par les
splendides harmonies vocales. Furay est certainement le plus en forme des trois et ses Fallin' In
Love et Believe Me rivalisent avec le meilleur de Poco. Hillman s'illustre notamment avec Heavenly
Fire, un titre en hommage à Gram Parsons, récemment disparu. Quant à Souther,
il applique tranquillement sa formule mid-tempo soft-rock sur The Heartbreaker, Border Town, Pretty
Goodbyes et Deep, Dark And Dreamless. Mais le groupe souffre rapidement de problèmes
d'incompatibilité d'humeur, Souther se montrant très peu coopératif autant
artistiquement qu'humainement. Ajoutez à cela un Perkins qui convertit Furay au
fondamentalisme chrétien au grand dam d'Hillman et Souther et vous obtenez un jeune groupe
on ne peut plus fragile. Mais voilà, bon an mal an, l'album s'offre une honorable
11ème place dans les charts, de quoi envisager raisonnablement une suite à ce fiasco
en marche./p p class=spipi class=spipTrouble In Paradise/i, qui sort un an plus tard, pâtit
certainement d'une production trop lisse mais la qualité des morceaux est intacte, voire
même meilleure pour ce qui concerne Souther. De l'inaugural et punchy morceau-titre au funky
Somebody Must Be Wrong en passant par Prisoner In Disguise (qu'il offre la même année
à Linda Ronstadt) et le délicieux Mexico, Souther semble s'être davantage
investi cette fois-ci. Mais si l'album fait mieux que se tenir, dans les coulisses le groupe
continue à péricliter. Souther choisit d'inviter les Eagles aux choeurs plutôt
que de les assurer avec ses partenaires. Et Hillman se lasse de devoir gérer d'un
côté la ferveur chrétienne de Furay et de l'autre l'humeur toujours aussi
difficile de Souther. Cette fois-ci les résultats commerciaux ne sont pas là pour
sauver les apparences et le groupe, incapable de s'entendre pour partir en tournée, splitte
peu de temps après la sortie du disque./p style div.track span img{ display:inline;
margin:0px 5px; } /style div class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/Mexico.mp3' rel='enclosure'The Souther
Hillman Furay Band - Mexico/a /strong/div p class=spipspan class='spip_document_6245 spip_documents
spip_documents_left' style='float:left; width:520px;' img
src='http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L520xH156/J.D.Souther-a94b6.jpg' width='520'
height='156' alt= style='height:156px;width:520px;' class='' //span/p p class=spipC'est donc en
solo que JD Souther reprend sa route. Une route qu'il a prise dès 1972 avec un premier album
éponyme et qui sera parsemée de trois autres disques entre 76 et 84. Revue de
détail./p p class=spipimg
src=http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif width='8' height='11'
alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / i class=spipJohn David Souther/i (Asylum, 1972)/p p
class=spipPas étonnant finalement que le premier album éponyme de JDS n'ait pas
rencontré le succès qu'espérait Geffen. i class=spipJohn David Souther/i est
de ces oeuvres discrètes, faites de petites touches, chargée d'impressionnisme, qu'on
redécouvre 40 ans après en se demandant comment on avait pu passer à
côté. Rien de véritablement catchy ici (à l'exception notable de
l'effréné How Long, qui recevra un Grammy Awards 36 ans plus tard pour la version
très bof des Eagles), mais plutôt des compos en clair-obscur, qui mettent
soigneusement le temps de s'infiltrer dans l'esprit de l'auditeur pour y rester longtemps
gravé. Souther qui déjà arrive précédé de sa
réputation de collaborateur des Eagles parvient pourtant à imposer un style
personnel, plus intimiste, et une voix, dans tous les sens du terme. The Fast One, l'ouverture
country de l'album, aurait très bien pu se retrouver sur i class=spipG.P./i de Gram Parsons
qui sortait la même année. Run Like A Thief, lui, atterrira quelques années
plus tard boosté sur un album de Bonnie Raitt. Des titres comme Jesus in 3/4 Time, Kite
Woman ou It's The Same et leur humeur mélancolique se retrouvent parfaitement
illustrés par les photos de pochette qui montrent un JD abattu par quelque coup du sort
amoureux. Blues, country, R'n'B ou folk-pop, il n'y a pas un style pour écraser l'autre : on
est finalement en plein dans l'esthétique singer-songwriter qui bourgeonne à
l'époque./p style div.track span img{ display:inline; margin:0px 5px; } /style div
class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/Jesus_In_3_4.mp3' rel='enclosure'JD Souther -
Jesus In 3/4 Time/a /strong/div style div.track span img{ display:inline; margin:0px 5px; } /style
div class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/The_Same.mp3' rel='enclosure'JD Souther -
It's The Same/a /strong/div p class=spipimg
src=http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif width='8' height='11'
alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / i class=spipBlack Rose/i (Asylum, 1976)/p p
class=spipSuivant la déconvenue du Souther-Hillman-Furay Band, i class=spipBlack Rose/i
bénéficie davantage des moyens des ambitions de Souther en se révélant
à la fois plus sophistiqué et plus abouti que son prédecesseur. Peter Asher
produit et outre les musiciens habitués des albums de Linda Ronstadt (Andrew Gold au piano
et guitares, Kenny Edwards à la basse et Mike Botts à la batterie) une ribambelle de
guests viennent apporter leur pierre à cet édifice ultra-léché,
flirtant souvent avec un jazz soyeux. Les somptueux arrangements de cordes et de cuivres mis au
point par David Campbell n'ont pas vieilli d'une ride et sont pour beaucoup dans la réussite
technique de l'album. Et puis bien sûr il y a les chansons, qui montrent un Souther au top de
sa forme. Banging My Head Against The Moon ouvre le bal sur le pas chaloupé des guitares de
Danny Kootch et Waddy Wachtel tandis que David Crosby et Art Garfunkel assurent des choeurs
extatiques. Plus loin c'est Lowell George (Little Feat) qui fait office d'invité de luxe
à la slide-guitar sur le funky à sa manière Midnight Prowl. If You Have Crying
Eyes est un bouillonnant exercice soul dopé par les vocaux de Ronstadt et la guitare
électrique de Glenn Frey. Souther lui-même se surpasse vocalement sur un final bluesy
assez osé. Silver Blue et Doors Swing Open rivalisent de classe, aux confins du jazz et
d'une sorte de pop orchestrale, le premier irrigué par les pulsations de la basse du jazzman
Stanley Clarke et le second percé par un stupéfiant solo du violoniste Charles Veal.
Moins convaincante quoique sympathique, la chanson-titre a semble-t-il été uniquement
conçue pour permettre à ses copains des Eagles de venir pousser la chansonnette.
Enfin Souther reprend 2 morceaux initialement écrits pour Linda Ronstadt mais n'y voyez pas
du remplissage : ses versions sont 1000 fois supérieures à celles enregistrées
par sa petite amie. Le romantique Faithless Love reprend vie par la force du chant subtil de
Souther et atteint des sommets de beauté grâce à l'orchestration de David
Campbell. Simple Man, Simple Dream est une grande chanson dans l'éclat, justement, de sa
simplicité : à peine 1 minute 50 au compteur, les violons et cuivres rangés au
placard, une steel-guitar sobre, le souffle discret d'une basse et quelques notes de piano
suffisent à l'habiller. Même si elle ne manque pas d'ironie à décrire
les mérites d'une vie simple de la part de Souther, personnage au combien compliqué.
Beaucoup présente cette chanson comme la meilleure de tout le répertoire de Souther
et je ne peux qu'approuver : pour moi c'est l'une des plus belles chansons de tous les temps. Celle
capable de vous faire tomber amoureux de la musique de John David Souther./p style div.track span
img{ display:inline; margin:0px 5px; } /style div class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/Simple.mp3' rel='enclosure'JD Souther -
Simple Man, Simple Dream/a /strong/div style div.track span img{ display:inline; margin:0px 5px; }
/style div class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/Silver_Blue.mp3' rel='enclosure'JD Souther -
Silver Blue/a /strong/div p class=spipimg
src=http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif width='8' height='11'
alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / i class=spipYou're Only Lonely/i (Columbia, 1979)/p
p class=spipLa patience aura finalement payé. Avec i class=spipYou're Only Lonely/i, Souther
décroche enfin un succès commercial, principalement du au morceau-titre qui se classa
très haut dans les charts. Souther produit seul mais il reconnaîtra plus tard la
précieuse aide fournie par Don Henley et Glenn Frey, qui ne furent pas
crédités. Outre les deux Eagles, le casting est moins rutilant que sur i
class=spipBlack Rose/i. On notera tout de même la présence de Phil Everly (Everly
Brothers), John Sebastian (Lovin' Spoonful) et Jackson Browne sur « White Rhythm and Blues
». Sur la forme, le single You're Only Lonely est un hommage avoué et réussi
à Roy Orbison, une des idoles de Souther, qui en son temps enregistra un tube au titre
proche, Only The Lonely. Sur le fond, c'est une chanson écrite des années plus
tôt pour réconforter une petite amie éloignée par la distance - devinez
qui -, Linda Ronstadt. Le reste de l'album est à l'avenant. Soit un soft-rock direct et
efficace, dénué des ambitions des albums précédents, mais toujours au
service d'un songwriting de haute volée. Certes les ballades ne s'embarrassent plus des
élégantes subtilités du passé (The Last in Love) et les morceaux
enlevés n'y vont plus par quatre chemin ('Til The Bars Burn Down, Fifteen Bucks). Souther
n'est plus tant l'amoureux tourmenté que le chanteur fleur bleue. Mais il serait
malhonnête de bouder son plaisir à l'écoute de White Rhythm And Blues, ne
serait-ce que pour ses quelques beaux couplets qui font mouche, de résister au charme
hillbilly de The Moon Just Turned Blue, ou de négliger Songs Of Love, qui aurait eu
fière allure dans l'écrin doré de i class=spipBlack Rose/i. Sur la couverture,
on voit Souther tout aussi accablé qu'à l'époque de JDS mais retournez la
pochette et c'est un John David aux yeux de braise qui vous tient du regard, les clés de sa
décapotable qui scintillent à la main. Voilà qui résume bien i
class=spipYou're Only Lonely/i./p style div.track span img{ display:inline; margin:0px 5px; }
/style div class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/Only_Lonely.mp3' rel='enclosure'JD Souther -
You're Only Lonely/a /strong/div p class=spipimg
src=http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif width='8' height='11'
alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / i class=spipHome By Dawn/i (Warner, 1984)/p p
class=spipArrivant trop tard pour capitaliser sur le succès de i class=spipYou're Only
Lonely/i, la sortie de i class=spipHome by Dawn/i ne fit pas grand bruit. Passez outre les oripeaux
de production très datée eighties, et vous découvrez une petite flopée
de morceaux assez réussie, prouvant que, 12 ans après ses débuts, Souther
était encore un songwriter plein de ressources. Le but avoué du chanteur était
de faire un disque rockabilly et le morceau-titre qui ouvre i class=spipHome by Dawn/i ne le fait
pas mentir. Night et son refrain percutant sont du même tonneau fifties, le clinquant yuppie
en plus. Son numéro de bourreau des coeurs, tour à tour cruel et doux, marche
à plein sur les ballades, comme toujours fort présentes. Aériennes et lentes,
I'll Take Care Of You et All I Want se distinguent de All For You » et Go Head And Rain, qui
se placent dans un style tout i class=spiporbisonien/i plus familier à Souther. Et puis il y
a Bad News Travel Fast, belle tranche d'heroic rock taillée pour les stades que Souther ne
remplira jamais, et qu'on jugera indigeste ou savoureuse selon son degré d'indulgence, un
guilty pleasure en quelque sorte. C'était la première fois que Souther concevait un
album dans le but d'en faire un disque commercial mais i class=spipHome By Dawn/i se
révéla un nouvel échec. Le résultat artistique également le
laisse dépité, la faute selon lui au producteur David Malloy. C'est sur ce constat
amer qu'il décide de mettre un terme à sa carrière./p style div.track span
img{ display:inline; margin:0px 5px; } /style div class='spip_doc_titre track' a
href='http://download.blogotheque.net/Audio/JDSouther/Go_Ahead_Rain.mp3' rel='enclosure'JD Souther
- Go Ahead Rain/a /strong/div p class=spipDurant les 25 années qui suivent, Souther
disparaît de la circulation, faisant reparler de lui à quelques rares occasions. On le
verra notamment goûter à une de ses passions de jeunesse, la comédie. Un petit
rôle dans la série i class=spipThirtysomething/i, un caméo dans i
class=spipAlways/i de Spielberg, quelques films indépendants, et une apparition dans i
class=spipMy Girl 2/i : pas de quoi marquer durablement l'histoire du 7ème art. Mais il peut
toujours compter sur quelques amis pour l'occuper : il écrit Heart of the Matter avec Don
Henley pour i class=spipEnd Of The Innocence/i (1989), collabore avec Robin Zander (ex-Cheap Trick)
pour son premier album solo (1993) et se fait entendre sur des albums de David Crosby, Jimmy Webb,
CSN... Plus notable, sa collaboration au concert enregistré i class=spipBlack White Night/i
de Roy Orbison où il se charge des arrangements vocaux en réunissant autour de son
idole de toujours kd lang, Jackson Browne, Bonnie Raitt, Bruce Springsteen, Tom Waits, Jennifer
Warnes... L'expérience se poursuivra dans l'écriture de 2 morceaux qui figureront sur
l'album posthume d'Orbison, i class=spipKing of Hearts/i (1992). Souther réalise un autre
rêve en écrivant une chanson avec Brian Wilson, Where Has Love Been ?, pour
Imagination (1998)./p p class=spipspan class='spip_document_6247 spip_documents
spip_documents_left' style='float:left; width:250px;' img
src='http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L250xH167/Older_JD_Souther-2-0c1fd.jpg'
width='250' height='167' alt= style='height:167px;width:250px;' class='' //spanRelocalisé
à Nashville, Souther s'est fait plus actif ces derniers temps. On l'a ainsi vu
crédité sur un album de Jim Lauderdale l'année dernière (i
class=spipBluegrass Diaries/i). Mieux, sous l'impulsion de son ami le songwriter texan Rodney
Crowell, Souther a repris le chemin des studios et sorti un EP fin 2007, i class=spipPossible
Weather/i, dont un extrait est en écoute sur sa page a
href=http://www.myspace.com/jdsouthermusic class=spip_outMySpace/a. Et comme un bonheur n'arrive
jamais seul, un nouvel album complet sortira le 14 octobre prochain ! Enregistré avec un
ensemble de jazz, i class=spipIf The World Was You/i comprendra une pièce finale longue de
13 minutes intitulée The Secret Handshake Of Fate. On peut également découvrir
un premier extrait, The Border Guard, sur le a href=http://www.johndavidsouther.com/
class=spip_outsite officiel/a. De quoi raviver l'excitation des fans, qui au terme de cet
exposé seront je l'espère plus nombreux et impatients de voir s'écrire un
nouveau chapitre de la légende./p/div

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