Coulisses de Bruxelles, UE -
1 hours and 4 minutes ago
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0px; float: left; //a Nicolas Sarkozy a d’ores et déjà réussi un beau
coup : on a appris vendredi soir qu’il avait obtenu la convocation, ce dimanche à 17
heures, à l’Élysée, d’un sommet des quinze chefs
d’État et de gouvernement de la zone euro, réunion qui précèdera
de trois jours le Conseil européen d’automne des Vingt-sept, les 15 et 16 octobre.
C’est le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, qui, lors de sa visite
à Paris, quelques heures auparavant, l’a réclamé : un sommet de
l’Eurogroupe est nécessaire em« pour définir ensemble une action
coordonnée et forte de tous les pays de la zone euro »/em. Il s’agit d’une
première : jusque-là, les partenaires de Paris s’étaient opposés
à la réunion d’une telle formation qui n’est prévue par aucun
texte. Mais la nécessité d’endiguer la crise bancaire a eu raison des
dernières réticences./p p Durant la campagne présidentielle et au début
de son mandat, le Président de la République avait réclamé
l’institutionnalisation d’un strongEurosommet/strong arguant que la gouvernance
économique de la zone euro ne pouvait pas être laissée aux seuls ministres des
Finances et qu’il était nécessaire pour faire contrepoids à la Banque
centrale européenne (BCE). C’est précisément la raison qui a
motivé l’opposition allemande qui y a vu un risque de remise en cause de la
sacro-sainte indépendance de l’Institut d’émission de Francfort. Les
autres partenaires de Paris n’étaient pas plus enthousiastes, beaucoup craignant
qu’une telle formation n’élargisse le fossé entre le cÅ“ur de
l’Union, la zone euro, et la périphérie. Juste avant le début de la
présidence française, Nicolas Sarkozy a donc renoncé à réclamer
la création de cet Eurosommet./ppMais les évènements de ces derniers jours ont
balayé toutes les objections. Sarkozy, depuis le départ, est persuadé
qu’il est nécessaire de réagir au niveau européen à cette crise,
le marché unique et l’euro ayant aboli les frontières intérieures. Le
risque, a-t-il fait valoir, d’une politique du « chacun-pour-soi » est que chaque
solution nationale créée un problème chez le voisin. Et c’est exactement
ce qui s’est passé, comme l’ont montré les évènements de la
semaine dernière... En dépit de la réunion des quatre pays européens du
G8, samedi dernier à Paris, du communiqué commun des Vingt-sept de lundi, du conseil
des ministres des Finances de mardi, de la réunion du G7 finance de vendredi, la panique
continue à ravager la planète boursière./p pL’Allemagne, qui s’est
opposée à toute action européenne de peur d’être amenée
à payer pour les a onclick=window.open(this.href, '_blank',
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alt=19reunion style=margin: 0px 0px 5px 5px; float: right; //a autres, ne peut que constater
l’échec des politiques nationales. Selon le Canard Enchainé de cette semaine,
Sarkozy aurait raconté ainsi la réunion du G4 à ses conseillers : em«
Elle a dit : ‘chacun sa merde’ » /em! Manifestement, les
marchés veulent, dans l’espace unique qu’est devenue l’Europe, une action
coordonnée des responsables européens et non des actions nationales dont on informe
les autres. Alors que les marchés sont européanisés et
internationalisés, les États membres n’ont pas compris qu’ils sont
devenus de simples départements de l’Union : on n’a jamais demandé
à un conseil général de réagir à une crise bancaire... em«
Angela Merkel est désormais ouverte à une décision européenne
»,/em confiait récemment un membre de la Commission européenne : em« mais
le système bancaire allemand est différent. C’est un système
fédéral, très complexe. Merkel ne peut pas décider pour tout le monde
du jour au lendemain, tandis que Sarkozy peut s’engager tout de suite »/em./p pPour
baliser le terrain, Nicolas Sarkozy s’est entretenu aujourd’hui avec la
chancelière allemande Angela Merkel afin de préparer la réunion de demain.
Elle a confirmé, à l’issue de cette rencontre qui a eu lieu à
Colombey-les-Deux-Eglises, que l’Allemagne avait renoncé à défendre le
chacun-pour-soi :em « nous sommes sur une voie commune pour mettre en place une
réaction concertée et cohérente de la zone euro à la crise
financière internationale »./em Elle a assuré que l’Eurosommet produira
une « réponse claire » pour les marchés
financiers./pblockquoteblockquotepJuste avant le sommet, Sarkozy recevra Gordon Brown, le Premier
ministre britannique dont le pays n’est pas membre de la zone euro, mais qui héberge
la principale place financière européenne afin em« maximiser les chances de
coordination »/em, selon l’Élysée./p/blockquote/blockquotepa
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//a Reste à savoir ce qui sortira de ce premier sommet de l’Eurozone. Un échec
ou un énième communiqué lénifiant ne ferait sans doute qu’ajouter
à la panique : lorsqu’on se réunit, on créé des attentes et les
décevoir peut avoir des effets dévastateurs. Paris et Berlin ont écarté
la création d’un « fonds de secours » européen : il em«
poserait un problème gigantesque d’opérationnalité de la décision
et de la gouvernance, c’est pour ça que ça ne peut pas être la
réponse »/em, a expliqué aujourd'hui Sarkozy. Il semblerait que les quinze de
la zone euro se dirigent vers une solution à l’anglaise, c’est-à-dire une
recapitalisation des banques qui en ont besoin (les Américains s’engagent aussi dans
cette voie) et une garantie d’État des prêts interbancaires afin que les banques
acceptent à nouveau de se prêter de l’argent. C’est exactement la solution
qu’a suggérée Brown à ses collègues, mercredi dernier. Si un plan
de cette nature est adopté, cela signerait l’acte de naissance du gouvernement
économique européen. En revanche, un échec serait terrible pour la zone
euro./p pNB: a
href=http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/10/10/jean-claude-trichet-boussole-des-francais-dans-la-crise_1105256_0.htmlUn
sondage publié par Le Monde du 11 octobre/a montre que les Français font confiance
d'abord à la BCE pour gérer la crise financière avant les Etats et la
Commission européenne. Une jolie revanche pour son président, Jean-Claude Trichet.
S'il y a bien un capitaine à la barre du navire européen, il est pour l'instant
à Francfort./p pUn très intéressant article paru dans Le Soir du 12 octobre,
mais non disponible sur le net, raconte la tension croisante entre la Grande-Bretagne et l'Islande
au point que The Times parle de quot;nouvelle guerre froidequot;. Londres vient ainsi de saisir les
actifs d'une banque islandaise sous administration judiciaire parce qu'elle a gelé les
comptes de 300.000 épargnants britanniques en utilisant un article d'une loi
antiterroriste... Cela donne une petite idée de ce qui se passerait en Europe si l'Union
n'existait pas. /p p(photos: AFP)/p

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